‹ Mélanges de logique. Traduits de l'allemandChapitre 60 sur 77 · DÉTERMINATION PE LA NOTION · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION PE LA NOTION

La notion d'une race est donc la distinction d'une classe d'animaux d'une seule et même souche^ considérée comme inévitablement héréditaire.

Telle est la détermination que j'ai proprement en vue dans ce traité ; le reste peut être regarde comme des idées secondaires, ou simplement accessoires, et par conséquent être admis ou rejeté. Je tiens seulement le premier point comme prouvé, et comme un principe utile dans l'étude de l'histoire naturelle, parce qu'il est susceptible d'une expérimentation(\m\)Q\\\, conduire sûrement l'application de cette notion ; sans ce guide la notion serait chancelante et incertaine. Si des hommes difteremment formés sont placés dans des circonstances à se mêler, il y a déjà, si la production est hybride, une forte présomption qu'ils pourraient bien appartenir à dillérenles races ; mais si ce produit de leur mélange est toujours croisé , la présomption devient une certitude. Au contraire, quoique une seule génération ne donne pas de métis, on peut être assuré que les deux parents de môme genre, si différents qu'ils puissent paraître d'ailleurs, appartiennent cependant à une seule et même race.

alors aulant iVcspcccs. Roconnait-on, au conlrairc, qu'elles peuvent toutes provenir d'une seule souche, ce ne sont plus alors que des rac'A- (le celte souche. JF^pèce et genre ne se dislinj^uint point en Itistoire nalurelle (où il ne s'agit que de la génération et de la descendance). Dans la physiofiraphie, où il n'est question que de la comparaison des caractères, cette diiférence est seule admise. Ce qui s'y appelle espèce, doit ailleurs prendre souM-nt le nom de race.

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Je n'ai admis que (juatre races do l'espèco huniiiiiic, iioii pas que je sois parfaitement sur qu'il n'y ait pas qu( kpies (races d'un plus grand nombre, mais seulement parce qu'elles coiilienuent coque je demande pour constituer lo caractère d'une race, à savoir la génération croisée ou liybride, et qu'aucune autre classe d'hommes ne le présente à un degré suflisant. Ainsi M. P allas, {\ax\?> sa description des populations mongoles ^iWi que la première génération d'un Russe avec une femme mongole (une Buriate) donne déjà avec le temps de beaux enfants, mais il ne dit pas si l'on n'y retrouverait aucune trace de l'origine calmouque. Circonstance remarquable, silemélanged un Mongol avec un Européen devait faire complètement disparaître les traitscaractéristiques du premier, quand au contraire ces traits sont toujours plus ou moins reconnaissables dans le mélange de populations méri-? dionales (sans doute avec des Indiens), les Chinois^ les J\'aiiais, les Malais, etc. Mais le caractère mongol ne regarde pas proprement la forme, ni la couleur, au sujet de laquelle l'expérience ne nous a révélé jusqu'ici qu'une transmission constante, comme caractère d'une lace. On ne peut pas dire non plus avec certitude si la figure des Cafres que portent les Papoiias et les différents habitants des îles de l'océan Pacifique qui les avoisinent, témoigne d'une race particulière, parce qu'on ne connaît pas encore

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