PÉTERMINATION DE LA NOTION
mes avec toute autre classe; c'est que ce caractère faisait partie de la possibilité de'leur propre existence, par conséquent aussi de la possibilité de la propagation de l'espèce, et qu'il était sorti de la disposition primitive et nécessaire de la souche originelle. De ces propriétés inévitablement transmissibles, jusque dans le mélange avec d'autres classes, et cependant hybrides, il faut nécessairement conclure qu'elles dérivent d'une souche unique, sans quoi la nécessité de la transmission ne serait pas concevable.
Il 11 y a que ce qui est inévitablement transmissible dans les différentes classes du genre humain, qui soit de nature à justijier la dénomination d'une race humaine particulière.
Des propriétés qui appartiennent essentiellement au genre même, qui par conséquent sont communes à tous les hommes comme telles, sont sans doute inévitablement héréditaires; mais parce qu'il n'y a là aucune différence d'hommes, on n'y fait pas attention dans la division des races. Les caractères physiques, par lesquels les hommes se distinguent les uns des autres (sans différence de sexe), et celles-là seules,àla vérité, qui sont héréditaires, doivent être prises en considc-
d'une i\a(x humaine. 361
ration lorsqu'il s'ni:;il (Ti'ii laiie la base (runo division (le Vespèce en chisscs. Mais ces classes ne doivcnl prendre le nom de races qu'autant que ces caractères sont iné\'itablemcfil (aussi bien dans le mélange des classes que dans une seule) héréditaires. La notion d'une rrtce contient donc d'abord la notion d'une souche commune, ensuite celle de caractères nécessaire' ment héréditaires de la dilTérence par classe des descendants de celte souche entre eux. Par ce dernier moyen, sont établis de plus sûrs principes de distinction, pour diviser le genre en classes ; et ces classes, à cause du premier point ci- dessus indiqué, celui de l'unité de la souche, ne peuvent pas prendre le nom d'espèces, ce ne sont que des races. La classe des blancs ne diffère pas,'comme espèce particulière dans le genre humain, de celle des noirs ; et il ny a pas plusieurs espèces d'hommes. En admettre plusieurs, ce serait nier l'unité de la souche dont elles pourraient provenir. Loin qu'on ait une raison de le faire, comme c'est évident déjà par l'hérédité constante de leurs caractères de classes, on a plutôt une raison trèsimportante d'afûrmer le contraire (1).
(1) Dans le principe, quand on n'a sous les yeux que les caractères de la comparaison (d'après la ressemblance ou la dissemblance), on soumet des classes d'êtres à un seul genre. Mais si l'on regarde à leur origine, on voit alors si ces classes sont autant d'espèces différentes, ou si elles ne sont que des races. Le loup, le renard, le chacal, l'hyène et le chien de garde sont autant de classes de quadrupèdes. Mais si l'on admet que chacune d'elles doit avoir une origine particulière, ce sont