‹ Mélanges de médecine. Opuscules de DesgenettesChapitre 21 sur 25 · Chapitre 3. — Article i". — De la cavalerie en général · texte numérisé non relu

Chapitre 3. — Article i". — De la cavalerie en général

Article 2. — Des armures de la cavalerie.

Article 3. — Des armes de la cavalerie et du harnachement du cheval.

Article 4- — Du pied de la cavalerie. De la manière de se former J de combattre et de marcher.

Artiple 5. — Des mouvemens de la cavalerie.

Article 6. — Desfourrages au vert et des pâtures ..

Article 7. — Des fourrages au sec.

Article 8. — Des tentes et de la manière de camper de la cavalerie. — « Les lances doivent servir de bâtons de tente et de piquets... Il est d’une conséquence infinie pour la cavalerie , que les chevaux soient à couvert et chaudement à l’automne lorsque les nuits sont fraîches : ce qui est encore une des grandes raisons pourquoi la cavalerie se fond à vue d’œil et devient à rien dans ce temps-là.

« Les chevaux sont sèchement sous ces tentes, et trèschaudement, si les cavaliers y mettent quelques branchages à l’éntour, et y balayent le fumier, ce qui formera une .esr pèce de mur sous l’extrémité de la tente : ils s’entretiendront avec la moitié de la nourriture quand ils seront Ghaudement et sèchement, et par conséquent ne seront pas si fatigués à l’aller chercher. Par la même, raison, vous subsisterez plus long-temps dans un pays, et vous tiendrez la campagne bien plus que l’ennemi, qui n’aura pas ces moyens, ne,pourra le faire : ce qui me paraît d’une assez grande conséquence pour que l’on ÿ fasse une sérieuse attention.

« D’ailleurs la plus grande partie de votre fourrage se perd en fumier ; parce que, lorsqu’il pleut, le cheval en trépignant fait de la boue très-profonde sous lui ; le cavalier , pour le soulager, lui fait une litière; dans un moment cette,li^ièr^ est réduite en boue : le cheval ne peut pas se coucher dans l’eau, ilreste donc les quatre pieds et la tête ensemble ; il se morfond, la colique le prend, et le voilà bientôt malade et mort. --

« Sous ces tentes, on ne leur fait point de litière, parce qu’il y fait sec : par conséquent l’on épargne au moins la moitié du fourrage. Or, si l’on épargne la moitié du fourrage , il ne faut plus en apporter que la moitié. Vous ménagea donc votre cavalerie, vous subsistez plus long-temps dans un pays, vous ne faites plus tant .de chemin pour l’aller chercher. Si l’on combine et si l’on pèse toutes ces choses , l’on concevra aisément que tout ce que je propose est bon, et doit vous donner la supériorité en cavalerie : pour cela , ü n’y a qu’à comparer ma façon de fourrager avec celle que nous avons , les accidens qpi arrivent, la perte que l’on fait

sur le fourrage eu lui même, la fatigue, les distances, le temps que je subsiste, et comme je me conserve^ et je crois queJ’oD sera bien convaincu que ma méthode est bonne.

« A cela on me dira: mais, comment porter avec soi ces grandes tentes? Avec deux chevaux de bât par escadron. Elles contiennent près de cinquante aulnes moins de toile qu'il n’en faut pour les tentes d’un escadron de cent trente hommes. Cela va paraître bien extraordinairej mais ceux qui en seront curieux n’ont qu'à calculer. » .

Les précautions indiquées seraient encore également bien placées aujourd'hui dans un ordre du jour, et mieux dans les réglemens pour la cavalerie.

Article 9. — Des partis ou détachemens de cavalerie.

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