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LA CONSERVATION DE LA SANTÉ DES TROUPES

L’histoire du dix-huitième fièçle proclame {es- hauts-faiis d’armes de Maurice de Saxe, et les .services signalés qu’il a rendus, à la France. Né a.Qresde le 19 octobre 1(^96, et mort à Chambord le 3 p novembre i| était fils natu¬

rel de Frédéric Auguste, roi de-Pologne, et électeur de Saxe, et de Marie Aurore de Ronigsmarck,,-abbesse du monastère impérial, lîbreet séculier, de Quedlimbourg. Quoique le comte de Saxe ait possédé, dans;l’âge mûr, des connaissances étendues dans plusieurs parties des sciences matliémaliques, il n’en est, pas moins constant que sa première éducation fut signalée par la .plus grande aversion pour l’étude. En revanche , Maurice s’adonna avec passion à l’équitation, à j’escrime et à quelques autres exercices, dans lesquels il fit beaucoup de progrès. On dit qu’il s’entoura ' de Français pour pouvoir apprendra notre langirn, qu’il parla avec facilité, mais ne sut jamais écrire correctement. On a même prétendü qu’ayant appris qu’on lui destinait un des fauteuils de l’Académie française, il écrivit à cette occasion :

« Ils 'ueule vie fera de la Cadémie, sela mîret comme une .hage a un cjias, « Tant est-il qu’en 1782 Maurice, malade et affligé, écrivit ses Rêveries, devenues classiques parmi les militaires instruits. compose cei ouvrage, dit-il luimême > en treize nuits; fêtais rrîalade, ainsi ü pourrait bien se ressentir de la fièvre que f avais. Cela: doit m’excuser sur la régularité et T arrangement ainsi que sur l’élégance du style. J’ai écrit militairement et pour dissiper mes ennuis. En une inaction forcée et la perte du du-

ûhé de Courlande le jetèrent dans une étude approfondie de l’art de la guerre, et ce fut alors qu’il lut Polybe, avec les commentaires de son ami, et sous quelques points de vue de son maître, le chevalier de Follard, ainsi que plusieurs antres auteurs militaires anciens et modernes. Il relut aussi ses Rêveries f et y fit des augmentations dans lesquelles on remarque toute l’étendue de ses connaissances et ses constans efforts pour perfectionner notre tactique. Maurice avait une prédilection singulière pour le stratégiste grec Onosander, qui n’était connu parmi nous que par de mauvaises traductions, ayant celle du baron de Zurlauben , qui parut d’abord en 1754, fut réimprimée, en 1760, dans la Bibliothèque militaire de ce"^ savant officier-général, et enfin placée à la suite de la ielie édition d’Onosander, publiée a Nuremberg en 1761, par Schwebel.

La meilleure édition ^Rêveries, qui est celle que j’ai sous les yeux, portelè titre suivant, que je copie en entier: Mes Rêveries, ouvrage posthume de Maurice, comte de Saxe, duc de Courlande et de Sémi^alle, maréchal-général des armées de sa majesté très - chrétienne, augmenté d’une histoire abrégée de sa vie , et de différente,^ pièces qui y ont rapport^ par M. l’abbé Pérau'. Il faut ajouter à ce titre que l’ouvrage est orné de trente-quatre planches explicatives, dont les dessins originaux ont éîé exécutés sous les yeux du’maréchal de^Saxe.

'Lq?,'R êveries sont divisées en deux livres, dont le premier a pour titre : des parties de détail y et le second : des parties sublimes.

Le premier livre est divisé en trois chapitres, subdivisés en articles plus ou moins nombreux j il en est de même du second livre, qui se compose de quinze chapitres, mais d’un petit nombre d’articlés.

Notre travail se bornera à l’examen des seuls articles relatifs a la levée et à la Conservation de la santé des troupes.

Livre chapitre 1®', et Akttcle P'Z)e la manière de lever les troupes. —Après avoir blâmé la manière généralement déloyalé employée alors pour se procurer des soldats, Maurice ajoute : « Ne vaudrait-il pas mieux établir par une loi que tout homme, de quelque condition qu’il fût, serait oblige de servir son prince et sa patrie pendant cinq ans? Cette loi

* Deux volumes in-p. Amsterdam et Léipzick, 1767, chez Arestée et Merkus, et se trouve à Paris, chez Desaint, Saillant et Durand.

ne saurait être désapprouvée, parce qu’elle est naturelle, etqu’il est juste que les citoyens s’emploient pour la défense de l’état. En les choisissant entre vingt et trente ans, il n’en, résulterait aucun inconvénient. » Voici la conscription répandue aujourd’hui dans presque toute l’Europe, invoquée par Maurice il y a tout-à-l’heure un siècle! Nous n’insisterons pas sur cet objet, duquel nous avons récemment parlé assez au long dans nos Remarques sur les Institutions militaires de V^égèce.

Article 2. — De Vhahillement. — « Notre habillement (en lyda) est très-coûteux et très-incommode; le soldat n’est ni chaussé, ni vêtu, ni couvert. L’amour dù coup d’œil l’emr porte sur les égards que l’on doit à la santé, qui est un des grands points auxquels il fautfaireattention. Les cheveux sont un ornement très-sale pour le soldat; et quand la saison pluvieuse est une fois arrivée, la tête ne se sèche plus.A.

l’égard des pieds, il n’en est pas question : les bas, les souliers et les pieds pourrissent ensemble, parce que le soldat, n’a pas de quoi changer; et, quand il l’aurait, cela ne lui ser%ûrait de rien, parce qu’un moment après il serait dans le même état. Ce pauvre soldat est donc bientôt envoyé à 1 hôpital... Le chapeau.perd bientôt sa grâce, et ne saurait résister aux fatigues d’une campagne : la pluie le perce bientôt; et, dès qhe le soldat est couché, il lui tombe de la tête. Le soldat*, accablé de lassitude, s’endort à la pluie et au serein , la tête nue, et le lendemain il a la fièvre.,.. Je voudrais, dit toujours Maurice , que le soldat eût la tête rasée , et une petite perruque de peau d’agneau d’Espagne de couleur grisaille. Cette coiffure imite la tête naissante quand la coupe en est bien faite. Cela garantit des rhumes et des fluxions, et a toul-'a fait bonne grâce. Au lieu de chapeaux, je leur voudrais des casques, qui ne pèsent pas plus, ne sont point incommodes, garantissent du coup de sabre, e^out un trèsbel ornement... Je voudrais aussi que le soldat eût mie veste un peu ample, avec un petit buffle fait en soubreveste, et un manteau à la turque avec un capuchon ; ces manteaux couvrent bien, pèsent et coûtent peu. Le soldat aurait la tête et le cou a couvert de la pluie et du vent ; et, étant, çouché,. il aurait le corps sec, parce que cet habillement ne porte point sur le corps : lé soldat le sèche à l’air dès qu’il fait un moment de beau temps. Il n’en est pas de même d’un habit;, dès qu’il est mouillé, le soldat en ressent l’humidité jusqu’à

la peau , et il faut qu’il lui sèche sur le corps : l’on ne doit donc pas cire étonné de voir tant de maladies dans une armée : les plus robustes, après avoir résisté le plus long-temps, finissent par succomber. Si l’on ajoute à ce qui vient d’être dit, le service que ceux qui se portent bien sont obligés de faire pour les malades, les morts, les blessés, les désertés et lès commandés, on ne doit pas être étonné de voir, a la fin d’une campagne, cent hommes par .bataillon avec les drapeaux.... Mais je reviens h mes manteaux. Comme ils contiennent peu d’étoffe, ils sont légers, ils peuvent se rouler et s’attacher le long de la giberne, ce qui est d’un bon effet, el le soldat en veste a toujours l’air ingambe et leste. Ces manteaux , et les vestes à cause de la soubreveste, peuvent durer quatre ans : ainsi l’habillement serait moins coûteux, plus sain, et, pour le moins, aussi parant. Quant à la chaus¬

sure, je voudrais que les soldats eussent , au lieu dè souliers , des escarpins avec des petits talons de l’épaisseur de deux écus, ce qui chausse parfaitement bien, et fait marcher de meilleure grâce, parce que les talons bas fout porter la pointe du pied en dehors, tendre le jarret, et effacer par conséquent les épaules. Il faut qu’ils soient chaussés à nu sur le pied, et le pied graissé. Avec cette précaution, on ne s’écorche jamais les pieds, et l’humidité ne les atteint pas aisément....

Les Allemands, qui font porter à leur infanterie des bas de laine, ont toutes sorte.s de maladies aux pieds et au^Tjambes : d’ailleurs ces bas se percent par les bouts, restent humides, et se pourrissent avec les pieds... A ces escarpins, il faut ajouter des guêtres d’un cuir délié, qui aillent jusqu’au dessus de la mob lié de la cuisse, et qui ne soient fermées avec des tira ns que jusqu’à mi-jambe. Le reste doit être en botte chaussée à nu,, ainsi que les souliers. Les calottes ne doivent point passer de beaucoup la moiti.é de la cuisse : elles doivent être de peau, et avoir des titans comme ceux des guêtres, à trois doigts de leurs extrémités : au haut des guêtres il-faut des boutonnières, dans lesquelles on passe les tii-ans de la culotte, qui se ferme avec un bouton 'a côté sur la guêtre, moyennant quoi ^ oîi évite les jarretières, ce qui n’est pas une petite affaire.-.Pour conserver les pieds secs, il faut ajouter à la chaussure indiquée ci-dessus des sandales de bois à peu près comme les récollets . en portent, ce qui empêche que les souliers ne se mouillent,

■ ce qui estime grande incommodité et entraîne des maladies. Dans les temps secs, pour le combat et la parade, on les leur

ferait quitter. Au premier novembre on leur donnerait dé gros bas pour l’hiver, qui iraient aussi haut que la guêtre , qu'ils passeraient par dessus les souliers et la guêtre, arrêtés par en haut avec les mêmes tirans de culottes. Ces bas seraient semelés d'un cuir,mince par dehors, qui remonterait un peu sur les côtés et le bout du pied, ensuite ils les chausseraient dans la sandale, ce qui les tiendrait chauds et empêcherait les maladies aux jambes. »

; Il y a eu d'heureux changemens sur ces divers objets. On ne porte plus de bas dans l'infanterie comme dans la cavalerie et les autres armes, et la chaussure est bien et'solidement soignée. Les militaires ont les cheveux coupés à peu près dans la forme dite a la Titus. Le shako a remplacé le chapeau ; le gilet, l’habit-veste, la rediogotte, le pantalon, et les guêtres de drap forment l’habillement des troupes à pied ; celles à cheval ont en outre plusieurs espèces de pantalons pour l’écurie et la tenue, et de bons manteaux.

Article 3. — De V entretien des troupes. — « Il est avantageux, pour le bon ordre, le ménage et la santé, de faire faire ordinaire aux troupes ; mais cela ne laisse pas d’avoir ses inconvénieos, parce que le soldat se tue, après une marche, a aller chercher du bois, de l’eau , etc. ; il devient maraudeur, est toujours sale et malpropre; son habillement se perd a porter, d’un camp à l'autre, toutes les choses nécessaires à son ménage, et sa santé s’altère par toutes les fatigues que cela lui cause..,. Gomme je dispose mes troupes en centuries, continue Maurice, je voudrais, pour chacune, un vivandier avec quatre chariots attelés de deux bœufs chacun ; qu’il y eût une grande marmite pour faire de la soupe pour, toute la centurie, et que l'on donnât à chaque soldat sa portion a raidi en soupe avec du bouilli, et, le soir, ùn. rôti chacun dans une écuelle de bois. Ce serait aux officiers à voir qu’ou ne les trompât pas, et qu’ils n’eussent pas à se plaindre....Le gain permis aux vivandiers, serait sur la boisson, le fromage, le tabac, les peaux qui leur resteraient, etc. ; les vivandiers prendraient les bestiaux aux vivres; et lorsqu’on se trouverait où il y aurait des légumes, on y enverrait avec ordre.,.. Gela parait d’abord difficile; mais , avec de l’attention, tout le monde doit y trouver son compte. Lorsque les soldats iraient en détachement, ils prendraient, pour un ou deux jours de rôti avec eux ; cela ne fait point d’embarras. Il faut plus de bois, d’eau et de chaudrons pour fairg la

scmpe à cent hommes, qu’il n’en faut pour mille, et la soupe n’est jamais si bonne. D’ailleurs , les soldats mangent toutes sortes de choses malsaines, qui les font tomber malades. L’officier ne saurait y avoir l’œil, comme à la seule marmite du vivandier. Un officier devrait aussi être présent à chaque repas. Quand il y aurait des marches forcées, et que les équipages ne pourraient pas joindre, on distribuerait des bestiaux aux troupes j les soldats pourraient faire des broches de bois, et rôtir leur viande. Les Turcs, qui en usent ainsi, sont parfaitement nourris ; aussi reconnaît-on bien leurs cadavres, après les batailles, d’avec ceux des troupes allemandes, qui sont hâves et décharnés. Cela a un autre avantage dans certains pays qui fournissent des bestiaux. On demande aux habitans des contributions, et pour qu’ils puissent les acquitter, on prend moitié vivres et moitié argent ; on vend ensuite les vivres aux troupes ; ainsi, tout le prêt et les appointemens font continuellement la navette.... Cela est encore fort utile, quand on a été obligé de faire des magasins, et qu’il est temps de les consommer; alors on y envoie des troupes.... Il ne faut jamais donner le pain aux soldats en campagne, mais les accoutumer au biscuit ; parce qu’il se conserve cinquante ans et plus dans des magasins, et qu’un soldat en emporte aisément avec lui pour quinze jours; K est sain; il n’y a qu’a s’inforiaev à des officiers qui aient servi chez les Vénitiens pour savoir le cas que l’on fait du biscuit. Celui des Moscovites, qu’ils nomment soukri, est le meilleur de tous, parce qu’il.ne s’émiette pas ; il est carré et de la grosseur d’une noisette; il ne faut pas tant de chariots pour le transporter qu’il en faut pour le pain.... Les poiirvoyeurs de vivres font accroire, tant qu’ils peuveut, que le pain vaut mieux jiour le soldat ; mais cela est faux, et ce n’est que pour avoir occasion de voler qu’ils cherchent à le persuader. Ils ne cuisent le pain qu’a moitié, et y mêlent, toutes sortes de choses malsaines qui, avec la quantité d’eau qu’il contient, augmentent le poids et le volume du double. Outre delà , ils ont un train de boulangers, de valets, de chariots et de chevaux, sur quoi ils gagnent beaucoup. Tout ce train est embarrassant dans une armée; il leur faut des quartiers, des moulins et des déiacbemens pour les garder. Enfin, on ne saurait croire les voleries qui se commettent, les fatigues que cela cause aux troupes , et les maladies qui résultent du mauvais pain. Il faut même accoutumer les soldats â se passer

quelquefois de biscuit, et leur donner du grain qu’il faut leur apprendre à cuire sur des palettes de fer, après l’avoir broyé et réduit en pâte avec de l’eaui M, le maréchal de Turenne dit quelque chose à cet égard dans ses Mémoires, et j’ai ouï dire a de grands capitaines que , quand même ils auraient du pain, ils en laisseraient quelquefois manquer aux troupes, afin de les accoutumer à savoir s’en passer. J’ai fait des campagnes de dix-huit mois avec des troupes qui étaient accoutumées à se passer de pain , sans que j’aie entendu de murmure. J’en ai fait plusieurs autres avec des troupes qüi y étaient accoutumées, elles ne pouvaient s’en passer; dès que le pain manquait un jour, tout était perdu : cela faisait que l’on ne pouvait faire un pas en avant , ni aucüne marche hardie.».; Pour de la viande, on est toujours en état d’en avoir, parce que cela suit partout, et le transport n’en coûte rien, et je ne conçois pas comment on peut en manquer. Que l’on compté qu’un bœuf pèse cinq cents livres; il faut une demi-livre de viande par homme ; ainsi un bœuf nourrira mille homm.es : cinquante mille hommes consommeront donc cinquante bœufs par jour. Supposé que la campagne dure deux cents jours, cela ne fait que dix mille bœufs, .qui suivent et pâturent partout, et l’on en fait des dépôts que l’on fait avancer â mesure que les armées le requièrent.... Je ne dois pas passer sous silence un usage établi chez les Romains, par lequel ils prévenaient les maladies et les mortalités qui .se mettent dans les armées par les changemens de climat. On doit aussi attribuer à cet usage une partie des prodigieux succès qu’ils ont eus. tJn grand tiers des armées allemandes périt en arrivant en Italie et en Hongrie. L’année 1718, nous entrâmes cinquante-cinq mille hommes dans le camp de Belgrade, presqu’en sortant des quartiers. Il est sur une hauteur , l’air y est sain, l’eau de source bonne, et nous avions abondance de toutes choses. Le jour de la bataille, qui était le 18 août, il ne se trouva que vingt-denx mille combattans sous lea armes ; tout le reste était mort ou iors d’état d’agir. Je pourais citer de pareils évènemens chez d’autres nations : c’est le changement de climat qui les produit. L’on ne voit point de çes exemples chez les Romains tant qu’ils avaient du vinaigre ; mais s’il venait à leur manquer, iis étaient sujets aux mêmes accidens que nos troupes le sont à présent. »

Je crois devoir insister sur l’article du vinaigre, parce

que i^oii napas toujours été chez nous d’accord sur l’ùtilité de cette fourniture; .

M. lé marquis dè Clerraont-Tonnerrej mîaistrè delà'gùérre nomma, par décisions des là et ig décembre r825, utié commission spéciale pour examiner diverses questions télà-' tives à la fourniture du vinaigré aux troupes. Cette commission fut composée du lieutenant-général comte Claparède, pair de France, président j du baron Joinville , intendant taire dé là 'prémîèré division; du baron DesgénétteS'mé-; decin en chef des armées, membre du conseil de santé ;‘dü vieoiate déîÇhampàgnjj colonel du sixième régiment d’itifah'i' térie dé la garde TOÿàlé, et du baron Durye , colonéï 'du dix-septièiné régiment d’infanterie légère.

ÏLi’examën dé la commission se porta sur lés questions Suivantes :; • ' ■ ■ ■

' i“. Y a-t-il lieu dé supprimer tout-a-fait lés. dtsfributions de vinaigre ? - ■

'â*; ;Dàns le cas de cette suppresion, né pourrart-bh pas y suppléer, 5dit par 1 etablissement de.fontaines à filtre dansles ’qtfartiers, soit par des distributions jdurhàlîêrës d’éâu-dè^ vie bu dé vin ? ...... 'm: < . .y

' S**. E^fio, dans le cas oh fés disfribùtions de vinar^é déVrâient'êtré conservées y ne'sérait-il pas-plus simple et pMsécOhbraiqué d’y faire pourvoir ‘dîrécténàenl par les- corps- au; lUoyéh d’unè indemnité en argent, payable avec la solde ét ajoutée à l’ordinaire ? - -

S; Ë'xc. avait communiqué â la commission , pour l’aidér dans soft travail : - ;

i®. Rapport de là division des Subsistances du aô novémbre 1825 , approuvé lé 5 décembre suivant ; - ‘

b’, üa avis du conseil dé sauté dés armées relaté dans lé rapport ci-dessus ; - -

3“. tTn’relevé: des dépenses que le ministère de la guer'ré a supportées depuis six ans pour là fourniture du vinaigre dans l’intérieur du royaume. - ■ ■

La coinmissiou a ünanimemenr adopté le rapport suîVant : La quéstion qui domine toutes les autres est celle de saî* voir si là diâtribution dû vinaigre est utilé bu indispensable. Or ; Ooftifâe il'ést'ihcontèMablé que, dàhs tbütês’nbs àrtneès en Espa^nèy '.là distribution dû vina-igre’péàdàiit laààisoQ dés chaleurs devait' s’èfféctuer'-presque jourhéllemênty quoiqu’il soit aussi exact de dire qué ce droit a été si rarement

( lï )

coiiyerli ea fait, que c’est comme s’il n’avait jamais existé ^ il esi jus^e d’ajoulejç,, çjueTaçprovisionnenxenl d’un. pareil liquide eut été aussi difficile à former qu’à transporter; aussi y a-t-pn çpns.tauîment.suppléé par de l’eau-de-vie et du vin , s,ans parler de la .faciljté qu’avarient nos, troppes de vivre .sur le tl^éatre de la.guerremais;enfin, pn avait reconnu en prin.cipe , de temps imjnémorialj, que le vinaigre était nécessaire ppur la,san|é du j^çldat, et^;bieii,quuçetle réflexaon- p .raissp d’atq|:d etr.an.gè.re;à la discussion, s’y. rattache tAutéfois,pat l’esprit 4 ’prdje;etd’é,çpnpmie. qui permet toutes les aûielioratipnsptiles, .çt pji.v.pyançe patetnelie.de l’adpiinistration qui.veillé au.,,bi.eu-Pf'-Ç des ttPiUp^s iu maintien,de, la sapté,si.ppepiensq,^u soldat.- ü..;]., C’est da.ns ce double intéfpt que les prestations en ;na.ture, .putété,mieux.,é|ablie5,et.filées;'qu’autref 9 is;j et: clest i«insi que j .daus.la nature et ïq: qdQtijd:. dç; ce,s presiatipt 3 S;,f 3 S 9 it actuelles,,suit dD.urp&Iièrçg figurait Ja-; 4 istpj,butiou;du Uai|re pe'àdaq 14 a fe. ■ fiftaleiir^, comme 'moyep. .d’Jby-

giène. ... 'r ,,

La commission à lu ayec le plus vif Intérêt,tpus 4 ^S..déye- .|pp.pemens présentés; à S. Exc. fu;r la, rquestipUi cqnlrpvçrsée deJ’ulilité QU .de, i’inutilité duyinaigrpr; aprça.y .ayoir mûre,mcyit .réfléchi, fortifiée dans sa -propre. conviction,,par ^e^seignemfins, qu’elle a recueiilis, et par l’uu..dpfS^.pnj? 94 - 1bres,,dBS. plus, compétebs dani iles^. questions pÜa 4 iy^s,.’a.,Ja santé, du spidat; la cpmmissipii ii4,pas hédté.à^pjpnpncer à l’unauimité pptir ia consery^tîfîP 4 “ ïib?dgre, pa'rcè. qu’eUp euppnsidère la dans plu-

sdeuts localités', ,et;Coinme utile dans tcwitès-ÊUp; va motiver les-CQhsi.dérations.qui lui put fait,^dppter.:çet,^.vis. ; . .,,3 ^

3 ,,,Quoiqp,è.]e climaf de la France soit, e^i géuéral, doux et. iempérél’atmospibère éprouvesouyent de grapdes et^^hites yariaîipps ; les .chaleurs exercent ^a^eiuent une grandêj-fP:'' fluence sur,les eaux les coçrompent quelquefois , ,êt .up;Vj,es Jaissept potables que par des précautions que-,Fexpériepce et fart indiquent. Ce qui est vrai pour lesrpravinces méridipn,ales ,, ne cesse pas de l’être pour les autrç?;.p?:dy.inçes. De quelques modifications que cette: asseriipn,,p,tpsse; ^re,susceptible, pour ces dernières ’toujourf est-fl qii’fl>jf^iïîWr dent, de se garantir de toute idée absolue qui ti’aurait. d’autreçpicuse qu’un,but, d’éepnomie, tandis que le poiai resterait

mêeQe.'’ r7'^’ ,7 , ”-,

N'est-il pas constant d’ailleurs que les troupes, accoutu^ mées, depuis un si grand nombre d’années, à la fourniture du vinaigre, ne s’en verraient privées qu’avec peine, et seraient aisément disposées à attribuer à cette privation l’altération de leur santé. L’imagination va toujours au-delà de la réalité, et, sous ce rapport, il est démontré qu’il vaut mieux maintenir un abus, dont tous les esprits ne sont pas également frappes, que de s’exposer, par une économie mal entendue, à.des inconvéniens,dont le moindre serait d’inquiéter Ie‘ soldat, et de le troubler dans son existence ; aussi là commission, loin de considérèr: le vinaigre comme un abus , l’envisagé au contraire comme un élément utile à la conservation de la santé du soldat, seiîlement elle désire qu’il soit de méilleure qüatiié et administré avec plus de soin,

Quant aux fontaines à filtre, il lui a paru qu’elles ne pourraient pas remplacer les distributions de vinaigre; car si elles produisent quelquefois des eaux bien épurées, elles n’offrent pas assez généralement les mêmes avantages que de l’eati acidulée par le vinaigre. Le doute, dans aucun cas, ne saurait équivaloir a une certitude acquise.

Il serait illusoire de lui substituer de l’eau-de^vie; ce ne serait pas atteindre de but qu’on se propose ; Iç soldat boirait l’eaü-de-vie en totalité, malgré lés précautions que l’on pourrait prendre pour l’en empêcher, et ne s’en servirait pas pour corriger les vices de l’eau. Il faudrait nécessairement une trop^grande quantité de vin pour suppléer éfficacémént le vinaigre, quand'bien même on n’en accorderait qu un îiuitième de litre, aü lieu du quart qui est la ration règlementaire ; la dépensé, dans l’une ou l’autre dé ces hypoth^ ses, en deviendrait bèaucoupplas condidéraWe pour l’état, et, par cette raison, l’adoption de l’un ou de l’autre de ces liquides serait probablement rejetée. Mais ce n’est pas sans regrets que la commission rénonce à en faire la proposition, notamment celle du vin, qui est certainement la plus favorable ; la raison d’économie lui paraissant tout-à-faît péremptoire, l’empêche d’insister à ce sujet.

La commission ne se croit pas appelée à discuter les difficultés qui sé sont élevées sur les diverses qualités du vinaigre livré à la consommation, et les embarras .que l’administration éprouve, suivant les localités, pour eu déterminer le prix; toutefois elle inférera dé ces mêmes embarras pour appuyer l’opinion qu’elle vient de manifester, que, les distri-

butions de vinaigre ne pouvant être supprimées sans des înconvéniens graves, il sera effectivement plus simple d’y faire pourvoir directement par les corps au moyen d’une indemnité en argent, payable par avance avec le prêt, et qui serait ajoutée à l’ordinaire. N’est-il pas évident que, les corps étant chargés de ces achats , a l’instar de ce qui se pratique pour les vivres de l’ordinaire, le vinaigre sera ou devra certainement être de meilleure qualité? Cependant il est vrai que, dans de certains cas, par exemple, des marchés passés en grand , on obtient ou on doit obtenir les denrées a un prix inférieur, tandis que, par des marchés partiels on s’expose à les payer un peu plus cher ; aussi ne propose-t-on pas de prendre pour base essentielle et de rigueur, la moyenne dés prix auxquels le ministère a traité depuis s*x ans.

Si l’on calculait sur le minimum des prix en affaires de subsistances, le soldat, eu égard a la qualité meilleure, sans contredit, fournie par les corps, recevrait moins, et il n’a cependant pas trop. Ainsi, par exemple, on remarque, dans le tableau comparatif du ministère , que les années 1819 et 1820 ont offert les prix les plus élevés ; ne pouvait-on pas, sauf quelques réductions, partir de cette base pour établir le prix moyen de la ration? En faisant l’application de ce prix à la première division militaire, on croit que, fût-il réduit à 2 centimes par ration, les corps auront la faculté de s’approvisionner en bon vinaigre. Or, èn admettant qu’un ordinaire soit de soixante hommes, terme moyen, ils auront

par jour 120 centimes à mettre en commun pour l’achat dû vinaigre, et quand bien même ceIprix de 2 centimes serait le prix uniforme de la presque totalité des autres divisions, la dépense générale ne paraîtrait pas encore devoir excéder celle de 200,000 fr. par an , ce qui ne formerait qu’une légère augmentation, puisque déjà cette dépense se monte a 190,000 f. environ. On voit au surplus par le tableau comparatif dont il vient d’être parlé, que si les prix ont faibli dans ces années dernières, la causé peut en être attribuée à la différence des qualités ; car il est remarquable que ce n’est que depuis ce temps qu’on s’en est généralement plaint. Une économie cesse d’être satisfaisante quand elle tourne au détriment du soldat.

Au surplus, des prix réglés chaque année dé'quelque manière que ce soit, serviraient de point de départ pour les prédits à ouvrir aux corps sur le chapitre des subsistances j

et compie l’effectif des compagnies permet que les ordinaires soient. çpinposés d’une compagnie entièrece .qui est plus avantageux pour elles, on rerqettraît par avance a chaque capitaine les sommes reconnues nécessaires pour l’appro^ÿisionuenaertt duvfiiaigre pendant un mois. Seulement; comme il ne paraît pas-iqdispeosabje de distribuer le vinaigre. porÇr le temps limité jusqqla pe jpuf-,' pn pourrait confiera MM, les lieutenans-généranx;, commandant lec;tdiyi&ipns militaires, le spin de déterminei; les. époques auxquelles, devraient coiUr mepcer et finir les distributions, et conséqiuemmpnt les^Up, cations en deniers destinées; à y faire face!' A- l’opyerturefd chaque saison, MM, les lieutenaPrgénéraux,-idans.des-CQnr férences qu’ils îConvoqueraient et; présideraient, après avoir pris l’avis des intendaris des divisions, ceux des officiels de santé des liôpitaux militaires ou ci,yi|s,.a,u besoin § et même ceux des officiers de santé attachés aux régimensj reconnaîtraient la népesgité de- cçs distributions,.et en fixeraient la durée. .Le prpGèsnyepfialrdiÇcces Gonférençes serait transmis au ministre .de la guerre, tant ppcr l’ordcê de la cpmptàbir lité, que pour les fonds a. faire , soit’au porps., soit-'auxi intendâns .divisionnaires, CQmme on Ip 'jugera le plùS!;ço'P!ye>r nable. Des états distincts: et.sommairesj par corps, 'Seraient établis popr le paiement, mois par moiS; et à<, l’avancefi serait ensuite donné, pour la .iustificatipn deseonsommations, up. extrait figpré du décompte de libéralipn de la.cevûerdp comptabilité^ Spion Ip durée du temps: pendant lequel le ■yinaigre .auraitrété distribuéf^cet pxtrail; indiquerait, je pom-bre,des, journées dé présence donnaut .droit à la.disiwbu'’ rion. du:vinaigre;;,2° le montant, ep;deniers dp .çCs-journées d’après, leS: pfix.4?es; 3” les àscomptes. payés;; 1®

trop pu moius payé pour être imputé pu soidé sçivantjles .cas, ,1 On ne pense .pas qu’il soit îïécessaire d’entrer dans dé plus grp.ds détail^ vies écritures des corps étant déjà trop ranlth pliées , il faut tendre le plus possible à diminuer et àsimplîr fier les formalités,; . : ; '

La commission croit de son devoir d’écarter l’idée de, la mnindre tendance de la part des chefs d,e corps à favoriser des bénéfices illicites sur les produits d’une semblable fpm'" niture ; on ne saurait supposer une pareille contravention a leurs deypirs. -

.Par toutes, les considérations qyi précèdent, et en scrC' sumant , la commission est d’avis : ^

I*. Que la cousommatlon du vinaigre est indispensable dans plusieurs localités, et utile dans toutes;

2°. Que les corps doivent être chargés de pourvoir à cfette fourniture d’après les ordres qui seront donnés dans chaque division par M. le lieulenanl-général qui la commande et conformément aux instructions ministérielles a intervenir ;

3 ^ Qne le prix de la ration doit être réglé d’une manière juste et convenable par chaque division ;

Enfin , que dans la vue de ne pas trop coiùpliquer les écritures, la justification, de la dépense soit réduite aux pièces strictement nécessaires.

Fait à Paris, le I I février i8a6.

Signé : baron DesoÊnettes; vicomte Champagnt; baron Dürte ; baron Joinville , rapporteur ; le lieutenants général, pair de France, comte Claparède ^président.

L’éxécution de ce rapport, approuvé par S. Exc. le ministre de la guerre , a été ordonnée par une décision du i 5 mars 1826, insérée dans le Journal militaire (premier semestre delà mênïe année), page 106.

Article 4 * — De la Paie.

Article 5 . — De l’Exercice. «C’est une chose nécessaire que l’exercice, pour dégager le soldat et le rendre adroit; mais on ne doit pas y mettre toute son attention ; c’est même de toutes les parties de la guerre celle à laquelle -il en faut faire le moins, ^i ôn en excepte d’éviter celles qui sont dangereuses ét ont souvent causé de honteuses défaites... Après cette attention, le principal de rexerciçe sont les jambes, et non pas les bras; c’est dans les jambes qu’est tout le,secret des manœuvres et des combats ; c’est aux jambes qu’il faut s’appliquer ; quiconque fait autrement n’est qu’un ignorant, et n’en est pas seulement aux élémens dù métier... Le chevalier Follard définit assez bien la question qui s’élève quelquefois ; savoir, si la guerre est un métier ou un système. Il dit : La guerre ést un métier pour les ignoràns, et une science pour les habiles gens, n ' , . i .

Il serait facile de faire dés appticaiiobs de cette pensée de Follard à bien d’autres choses qu’a la guerre. .

Article 6. — De la manière déformer dés troupes pour le combat. --- Personne ne sait ce que c’est que la tÈf^tique des anciens. Cependant beaucoup de militaires ont souvent

ce mot à la bouche, et croient que c’est l’exercice ou l’ordonnance des troupes pour les mettre en bataille. Tout le monde fait battre la marche sans en savoir l’usage, et croit que ce bruit est un ornement militaire..... Il faut avoir une meilleure opinion des anciens, qui sont nos maîtres ou qui devraient l’être. Il est absurde de croire que les bruits de guerre servent uniquement pour s’étourdir les uns les autres. Mais revenons à la marche sur laquelle je vois que tout le . monde se tourmente et se tue, et dont on ne viendra jamais à bout, si je n’en, découvre le secret. Les uns veulent marcher lentement, et les autres marcher vite ; mais que sont des troupes que l’on ne saurait faire marclier comme l’on veut et selon les besoins, auxquelles il faut à chaque coin un offi- ' çier pour les faire tourner, lès uns comme des limaçons, les autres en courant , pour faire avancer cette queue qui traîne toujours, etc.? C’est un opéra qué de voir seulement un bataillon se raettrè en mouvement : on dirait que c’est une machine mal agencée qui va rompre à tout moment, et qui ne s’ébranle qu’avec une peine infinie. Veut-on avancer promptement la tête; avant que la queue sache que la tête marche vite, il se fera des intervalles; et pour les regagner promptement, il faudra que la queue courre à toutes jambes ; la tête, qui suit cette queue, fera la même chose, ce^qui vous met dans la nécessité de ne jamais faire marcher vos troupes avec célérité, parce que vous n’osez faire marcher vite cette tête... Le moyen de remédier a ces inconvéniens et autres bien plus importans qui en résultent, est cependant bien simple, puisque la nature nous le dicte. Le dirai-jé,.ce grand mot, en quoi consiste tout lé secret de l’art, et qui va sans doute paraître ridicule? Faitesdes marcher en cadence. Voilà tout le secret, et c’est le pas militaire des Romains. C’est pourquoi les marches sont instituées, et pourquoi l’on bat la caisse. Avec cela vous ferez marcher vite et lentement; comme vous voudrez ; votre queue ne traînera jamais, tous vos soldats iront du même pied ; les quarts de conversions se feront ensemble avec célérité et grâce; les jambes de vos soldats ne se brouilleront pas ; vous ne serez pas obligé d’arrêter à chaque conversion pour faire répartir du même pied; vos soldats ne se fatigueront pas le quart de ce qu’ils se fatir liguent a préseiiti Ceci va encore paraître extraordinaire. H n’y a personne qui n’ait vu danser des gens pendant toute en faisant des sauts et des haut-le-corps conti-

nuels. Que Ton prenne un homme, qu’on le fasse danser un quart d’heure seulement sans musique, et que l’on voie seulement s’il y résistera ; cela prouve que les temps ont une secrète puissance sur nous, qu’ils disposent nos organes aux

exercices du corps , et les soulagent dans cet exercice.Si

quelqu’un me demande quel air il faut jouer pour faire marcher un homme; je lui répondrai, sans récriminer sur la plaisanterie, que toutes les marches, tous les airs à deux et trois temps y sont propres, les uns plus, les autres moins, selon qu’ils sont plus ou moins marqués; que tous ces airs se jouent sur le tambour ou sur le fifre, et qu’il n’y a qu’a choisir les plus convenables... Onme dira peut-être que bien des hommes i^ont pas d’oreille. Cela est faux ; ce mouvement est naturel, et se fait pour ainsi dire de soi-même. J’ai souvent remarqué qu’en battant le drapeau, tous les soldats allaient en cadence sans intention et sans qu’ils le sussent......

A considérer superficiellement ce que je viens de dire, il ne paraît pas que cette cadence soit d’une grande importance ; mais dans une bataille, pour augmenter la rapidité de la marche ou pour la diminuer, cela tire a des conséquences infinies. Le pas militaire des Romains n’était autre chose : c’est avec ce pas qu’ils faisaient en cinq heures vingt-quatre, milles, qui font huit lieues d’une heure de chemin; Que l’on prenne à présent un corps d’infanterie, et que l’on voie s’il est possible de lui faire faire huit lieues en cinq heures. Cela faisait cependant parmi eux la principale partie de l’exercice*.. Que dira-t-on si je prouve qu’il est impossible de charger vigoureusement l’ennemi sans cette cadence, et que, sans cela, on arrive toujours sur lui a rangs ouverts?...

Nous voyons dans les historiens dè l’antiquité, qu’aux temps les plus reculés les tambours, les timbales, les cors, les trompettes et plusieurs autres instrumens à vent étaient en usage dans les armées. Dans celles des Grecs, peuples passionnés pour la musique, on chantait aussi des hymnes a l’honneur de Mars, de Castor et Pollux et autres divinités. Cet usage, fondé sur des avantages reconnus, est aujourd’hui l’objet d’un grand luxe.

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