‹ Mélanges de numismatiqueChapitre 25 sur 80 · Tête de femme à gauche; devant, Tacrostolium · texte numérisé non relu

Tête de femme à gauche; devant, Tacrostolium

rj. niniiM en caractères araméens. Aigle pécheur sur un dauphin. — A. 4. Poids, à^'^97, (De ma Collection. Voy. pi. VI, n« 3. )

3. Même tête ; devant, l'acrostolium ; derrière, les lettres phéniciennes m pointillées.

1)1 Mêmes type et légende. — M.. 4. Poids, 5«%02. (Musée Britannique. Voy. pi. VI , n° 4. )

4. Même tête; devant, l'acrostolium; derrière, la lettre phénicienne v pointillée.

ij). xMêmes légende et type. A. 4. Poids, 5«',25. Trouée.

(Mus. Huuter, à Glasgow) .

Il n'existe, à ma connaissance, que ces trois exemplaii-es, tous variés, de cette importante médaille ; celui du Musée Britannique est le même qui a été publié par M. le duc de Luynes {Num. satrap., pi. V, n*» 4), d'après la gravure de Sestini. Nous en donnons ici le dessin d'après roriginal. Ces pièces ont le poids des dariques d'argent faibles ; elle

pèsent exactement la moitié des pièces frappées à l'atelier de Tarse sous les derniers Achéménides; elles sont plus légères que la pièce de Datame et que les autonomes de Sinope, qui sont également des dariques d'argent, mais dont le poids varie de bf'JO à b^^fib. Leur style aussi bien que leur poids indique qu'elles sont postérieures à la grande émission des autonomes de Sinope et à la pièce de Datame, et je n'hésite pas à les attribuer à Ariaratbe I, satrape ou dynaste d'une partie de la Gappadoce, pendant les vingt dernières années environ de la monarchie persane, ainsi que pendant le règne d'Alexandre, et vaincu et mis à mort par Perdiccas en 322. (Diod. , XVIII , 16. — Frag. , lib. XXXI. — Lucian., ilfacroft., IS.)

La légende de ces pièces avait été lue nnssiM, Arcapadate, par H. le duc de Luynes, et bien que cette lecture s'éloigne en apparence beaucoup de celle que je propose , ceux qui sont versés dans la lecture des textes araméens reconnaîtront facilement que la seule différence essentielle porte sur le troisième caractère. En effet, les deux lectures sont d'accord pour les deux premières et la dernière lettre ; la quatrième peut être un ^ aussi bien qu'un a , ces lettres se confondant souvent dans les textes araméens et sur les médailles, celles de Phamabaze par exemple; et la cinquième peut être i ou i au gré des lecteurs, ces deux lettres étant absolument pareilles sur la presque totalité des monuments phéniciens et araméens. Reste donc la troisième lettre qui est un ^ selon nous ; la médaille de Téribaze que nous avons publiée plus haut, les mots n et nto sur la médaille d'Abdsohar, l'inscription du Serapéum, et d'autres inscriptions araméennes, nous en fournissent la preuve ; et nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit à ce sujet. Tous ces exemples s*appuyent et

se confirment mutuellement M. Blau, qui avait parfaitement reconnu la valeur de ce caractère, a passé à côté de la vérité en lisant Ariodal au lieu de ArioraL

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