‹ Mélanges de numismatiqueChapitre 47 sur 80 · II. Apodacus · texte numérisé non relu

II. Apodacus

Tète diadémée du roi à droite, dans un cercle de perles et d'ovés.

â BAIIAEO:^ AIloAAKoï. Hercule assis. Dans le cbamp, un monogramme; à l'exergue, la date r^\ — Télradrachmc d'argent du Musée Britannique. (PL VI, n" 3.)

Cette pièce a été publiée par M. Vaux dans le Numi$^ matie Chronicle (XVIII, p. 1 S») et par Leake {Numùm. Bellenicay Kings^ p. 60).

Le roi Apodacns n*est mentîmitié par aacun auteur, et son existence n'est connue que depuis la découverte de la médaille que nous venons de décrire. Elle porte une date postérieure de quinze ans seulement à celle de la médaille d'Hyspaosinès, d'où il résulte qu* Apodacns dut être le successeur d'Hyspaosinèset probablement son fils. Cependant, comme Hyspaosinès mourut à quatre-vingt-cinq ans, et que la tête d' Apodacus est encore jeune, il est possible qull ait été son petit-fils.

Dans les anciennes édiUons de Pline, le nom du père d'Hyspaosinès est écrit Sogdonacus; mais Sillig et lan ont rétabli, d'après les meilleurs manuscrits et sans connaître notre médaille, la véritable leçon, qui est Sagganadacui. Le nom d'Apodacus, formé de la même manière, montre la justesse de la correction introduite par les derniers éditeurs dp Pline.

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Vlsconti a décrit et fidt graver d^ns le supplément du troisième volume de son Icùnographie grecque (PL A, n"" U) le tétradrachme, dont voici la description :

Tète diadémée du roi à droite.

1^ BACIA... APTAHA... 2fîTH... Hercule assis. A l'exergue, la date£N.

Selon Visconti, le prince dont le nom figure sur cette monnaie serait l'Artabaze de Lucien, le septième successeur de Tira^us et le dernier roi de la Cbaracènc, dont cet

aateur fasse mention. Mais, maintenant que l'on connaît la véritable.date de la fondation du royaume de Gharacène, cette opinion n'est plus admissible. Toutefoisi si la légende de la médaille a été bien lue, rien n'empêcherait d'admettre l'existence d'un prince, appelé Artapanus ou Artapadate, et qui aurait régné entre Apodacus et Tir^us. Malheureusement l'exactitude de la lecture adoptée par Visconti est fort douteuse* Ce savant ne parait pas avoir vu la médaille luimême ; d'après une note qui se trouve dans son ouvrage (tome 111, SuppL, p> 17), il semble croire que la pièce est au Cabinet de France , mais elle n'est jamais entrée dans cette collection. Après avoir appartenu à M. d'Heimand , elle passa entre les mains de Millingen, et depuis la mort de cenumismatiste on ne sait ce qu'elle est devenue (Voyez Saint-Martip, Characène, p. 225, note). Je serais assez porté à croire que c'est une pièce d'Attambélus 1 mal conservée et dont la légende ainsi que la date ont été mal lues. Néanmoins, en attendant qu'on ait retrouvé l'original, il ser^ùt téméraire de vouloir prononcer un jugement définitif. Dans tous les cas, puisque selon Lucien Tirœus fut le troisième roi après Hyspaosinès, il est certain qu'il y a une lacune dans la série entre Apodacus et Tirœus, et la date 2N (260) convient au r^ne qui nous manque.

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