Tête jeune imberbe
j^. KAr, les deux dernières lettres en monogramme ; dans
1 Cic. ad Quint, fratr., 1 , 1.
• Plin., V, 28.
» JVi*m. CAron., IX, p. U9.
le champ, une épée dans son fourreau. M. 2. (Ma collection, PI. II, n'» 4).
Millingen avait attribué la médaille n*" 1 à Galynda , et décomposait le monogramme en âat au lieu de ât, ce qui est parfaitement admissible. Mais lorsqu'il écrivait, il ne connaissait ni les médailles certaines de Gaunus , publiées par Borrell, ni les médailles certaines de Galynda, publiées par le même savant numismatiste\ et il ne parait pas avoir pensé à Gaunus. Les monnaies de Galynda présentent la légende en toutes lettres kaat et KÂArN , ainsi que des types purement lyciens , la tète de Diane et le cerf; tandis que les médailles de Gaunus portent des types qui ne se rencontrent pas sur les pièces lyciennes, et présentent toutes la même légende initiale composée de trois lettres, dont deux liées ensemble. Borrell attribuait la médaille n"" 2 à Gyane» de Lycie , ainsi que plusieurs petits bronzes analogues au n"* 3 *. Mais les types et surtout la présence d'un nom de magistrat, rendent cette attribution peu probable; Gyaneae appartenait à la confédération lyciennc , et a laissé des monnaies frappées dans le système et avec les types nationaux.
l^s médailles que nous attribuons à Gaunus ne sont pas fort anciennes ; elles doivent avoir été frappées vers le second siècle avant Tère chrétienne. L'on retrouvera sans doute un jour des monnaies archaïques de cette ville, et parmi les pièces incertaines du midi de l'Asie- Mineure, il en est peutêtre qu'elle pourrait revendiquer.
« Num. Chron,, IX , p. 148.
« Ibid,, X , p. 84.
ERIZA.
Dans un article sur la campagne du consul Manlius contre les Gallogrecs, écrit il y a quelque temps ', je disais que l'on ne connaissait pas encore de médailles d*Eriza; depuis lors il m'en est arrivée une du Levant, que je m'empresse de publier :
M. Ârp. ÂNTûNiNO. Tëtejeimelaurée de Caracalla.
^\ eni. €Pr. âdoaaa. €PIZHNûn. Jupiter assis à gauche, tenant une patère. iE. 6. (PI. II, n"* 5).
Cette médaille n'offre d'autre intérêt, que celui d'être le premier monument numismatique d'Eriza. Cette petite ville, qui n'est guère mentionnée dans les auteurs, était située sur les Trontières de la Carie et de la Pbrygie', entre rindus, rivière assez importante qui coule près de Cibyra, et l'un de ses affluents, nommé Cbaûs dans le texte de Tite-Live', mais dont le véritable nom est Cazanès, ainsi qu'il résulte de la comparaison des variantes des manuscrits avec la légende d'une médaille de Tbémisonium \
La médaille attribuée à Eriza par Pellerin *, avec la légende RAOC. €PI est extrêmement fruste , et il est difficile d'y distinguer une seule lettre; c'est une médaille coloniale de Corinthe , ainsi que l'a fort bien reconnu Duchalais*. Borrell en a publié une autre % qui se trouve au
^ BulUt, arcfiéolog, françaiê^ 1 , 1855, p. 51.
* Ptol., Geogr.,X,2,%20.
»Tit.-Liv., XXX VIII, 14.
* Cf. Bnllet, arcltéolog» françaië^ p. 50 et 51.
* Pfuplu it villes, II , p. 123 , pi. lxvi , 37. < Rev. imm., 1651, p. 402.
' JViim. CAr<m..,IX,p. 150.
Musée Britannique et qu'il a attribuée à Eriza. En voici la description :
€P. Bipenne.
H. Trident. M. 1 1/2.
Je soupçonne cette pièce d'être de Laodicée de Pbrygie, ainsi que semble le prouver la médaille inédite de ma collection , que voici :
AAOAI. Loup debout à droite.
ijl. Sanglier debout à gauche ; dessous un monogramme composé des lettres €P et de deux autres lettres. JE. 3. (PI. II, n*» 6).
Il existe d'autres monnaies de Laodicée avec le type du loup assis, tenant une bipenne '. Si la pièce attribuée par Borrell à Eriza n'est pas bien conservée, il est très-possible que le monogramme ne présente plus que les lettres fp. C'est une question que l'examen seul de la pièce peut décider.
• Miomiet, Stipp/., VII, p. 579, n«417.
Twis. — Imprimé p»r E. TerHOT et C, rne Kaclne , Î6.