EBA2T02 lEBArTOT Tète laurée de Tibère
^ APXlEPEn2 AIANT02 TETKPOT TOnAPX-EOl AlOÂû...eT.E. Foudre. La légende est écrite à travers le champ; il y a eu aussi une légende circulaire dont oi ne distingue plus que les lettres KEN. — JR. 6. (De ma collection.)
Plusieurs de ces pièces sont inédites; la dernière a uae icéritable valeur lûstorique, parce qu'elle permet de déterminer l'époque à laquelle TégDsit Ajax; auparavant on savait seulement qu'il était contemporain d'Auguste;
raainteiiant il e»t évident qu'il ne commekiça à réégner au^ plus t6t que quatre ads avant la mort d'Auguste, c'est •redire en l'aa 7d& de Rome. Gomme Stral)on rédigea sa Géographie en l'an 771 ou 772, dans les premières années du règne de Tibère» il est clair que c'est aux Teucrides qu'il fait allusion, lorsqu'il dit qu'^rès la chute d'Aba : Tw^ éicè
L'on ne sait pas si Ajax eut des successeurs, ou s'il fut le dernier prince souverain d'Olba* La plus ancienne médaille impériale de la ville est une pièce de ma collection, frappée à l'effigie d'Antonin le Pieux, et j'en possède aussi une monnaie aiutonome, dont voici la description :
OAlt€ûN. Édifice crénelé.
j^ Massue ornée d'une bandelette^ — M. h.
Cette pièce est sensiblement postérieure à celles d'Ajax, iUDSi que l'indiquent le style et la forme des lettres.
n nous reste enfin à parler d'une monnaie que MM. de Sallet et de Kœbne attribuent sans hésiter à H. Antoine Polémon, dynaste d'Olba-, c'est la pièce suivante :
nOA£MnN02 BA2IAEQ2. Massue.
î^ ....ÛN AAAAIEQN KAI KENNAT^N. Harpé.^JS. 3.
Cette pièce, que je n'ai pas vue et qui fait partie de la collection de M. le baron de Prokesch, a été publiée par M. de Kœhne {Berlin. Blàtt. fur Mûnzkunde, 186A, p. 265, pi. XXI, ii*8); les légendes du revers et peut-être aussi celles du droit sont incomplètes. M. de Kœhne, adoptant Topinion de Yisconti, suppose que Marc-Antoine Polémon fut d'abord dynaste d'Olba, et plus tard roi du Pont; la médaille aurait alors été frappée à Olba par ce prince, après son élévation au trône du Pont. Le système de Viscontî et de M. de Kœhne repose sur des erreurs matérielles ; en eifet, ces deux savants ne connadssaient pas la pièce d'Olba.
de l'an 10, et n'adoiettaieot pas l'existence de celle de l'an il; ils ne voulaient y lire que la date €T.A, contrairenient à l'évidence, et ils adoptaient la leçon de Le Biei pour la pièce de Tan 2, qui appartient à Ajax et non à Polémon. De cette façon ils n'accordaient que deux années à Polémon, comme dynaste d'Olba, et ils supposaient qu'après ces deux années il devint roi du Pont, tout en gardant sa principauté cilicienne. Nous avons montré que Marc-Aotoine Polémon régna au moins onze ans à Olba, et il n'est guère probable qu'il se fût abstenu pendant si longtemps d'inscrire son titre royal sur ses monnaies ciliciennes; d'ailleurs, comment peut-on admettre que Strabon, en racontant l'histoire d'Olba, eût omis de dire que Polénn», roi du Pont, son propre souverain, avait possédé cette principauté?
L'identité de Marc-Antoine Polémon et de Polémon, roi du Pont, nous parait donc complètement inadmissible, adnsi que nous Tavons déjà dit plus haut, et ce n'est pas au second de ces princes qu'on peut attribuer la médaille de &1. de Prokescb. Cette pièce a été frappée à Olba, selon toute apparence ; le type de la massue se retrouve sur la monnaie autonome de cette ville, que nous avons décrite plus haut, et la harpe convient très-bien à toutes les villes de la Cilicie et de la Lycaonie, provinces où le culte de Persée était fort répandu. Il se peut à la rigueur que Marc-Antoine Polémon ait obtenu d'Auguste le titre de roi; mais ce n'est pas probable, puisque les titres qu'il portait sont à peu près les mêmes que ceux d'Ajax. Je croirais plutôt que la médaille a été frappée par Polémon lU dernier roi du Pont, à qui Claude avait donné en 79h une por* tion de la Cilicie, en échange du Bosphore. Cette attribution a l'avantage de ne soulever aucune difficulté historique ; elle n'est peut-être point définitive, mais je
crois qu'elle doit être admiae jusqu'à preuve contraire. J'ajouterai en terminant cette portion du sujet que le choix fait par Claude d'une principauté cilicienne pour dédommager Polémon II de la perte du Bosphore, est le seul fait qui fasse supposer une parenté entre Marc-Antoine Polémon et les Zénonides du Pont ; en effet, on comprend qu'en lui cherchant un dédommagement l'empereur ait jeté les yeux sur un district qui avait déjà appartenu à sa famille ; tou< tefois, en présence des remaniements continuels de territoires qui eurent lieu à cette époque, cet argument a peu de valeur.
Nous avons résumé dans le tableau suivant tout ce que l'on sait de l'histoire d'Olba :
A. U.C. 711. Aba, fille de Zénophanès, est confirmée par Marc-Antoine dans la souveraineté d'Olba.
— 715. Elle est déposée, et Marc-Antoine Polémon,
de la race des Teucrides, devient dynaste d'Olba, d'Iconium et des districts voisins* . — 724 et 725, Dixième et onzième années de son règne, attestées par ses médailles.
— 764 — 766. Ajax, fils de Teucer, commence à ré-
gner, et règne au moins cinq ans, d'après ses médailles..
— 79 >. Polémon II, roi du Pont, reçoit de l'empereur
Claude la principauté d'Olba, en échange du Bosphore.
— 816. Le royaume du Pont est réduit en province
romaine, et Polémon II meurt peu de temps après, entre 816 et 822.
Une branche des Zénonides resta à Laodicée, où plusieurs de ses membres exercèrent des fonctions sous les
premiers empereurs; ils paraissent avoir été tous prêtres de Zeus, le principal dieu de Laodicée, et leurs noms figurent sur bon nombre de monndes de là ville. Gomme ces pièces ont été pour la plupart inexactement publiées, j*en donnerai ici le catalogue d'après mes observations personnelles, et en ne citant que des exemplaires d*une parfisdte conservation et d'une lecture certsdne.