L.VOLVSIVS SATVR. Tête nue de Saturninus
^. HADR. Tète radiée du Soleil : derrière, un trident. — £. 8. Muller, II, p. 52, n» 27.
4. IMP.GAESAR DIVI F.AVGVSTVS. Tète nue d'Auguste ; devant, le lituus.
^ PERM.L.VOLVSI PROGOS.GERG. Tète de Minerve; devant, un crabe. — M. il. HuUer, II, p. 26.
Borgbesi a démontré que L. Volusius Saturninus fut consul êuffeciuê en 742,c'est-à-dii'e l'année après Vants, et
qu'il fut 80D successeur dans le procousulat d'Afrique
(I, p. 31&). Il gouverua plus tard la Syrie, ainsi qu'il
résulte des monnaies d'Antiocbe qui portent son nom
et la date 35 de l'ère actiaque (sept. 757 à sept 758) ; il
mourut en 773. Satuminus était d'une famille anGienne,
mais sans illustration ; lui-même fut le premier consul de
son nom ; il avût accumulé d'immenses richesses (Tacit ,
Ann.^ III, 30). Son père, Q. Volusius, avait épousé la fille
de Tiberius Glaudius Nero, l'aïeul de l'empereur Tibère,
dont notre proconsul était par conséquent le cousin ger- |
maiu. I
VIL Apriganus Fabius Maumus.
1. AFRIC.FABIVS MAX.COS.PROGOS.VII....EPVL. Tète de Fabius. ,
^ HADRVM. Tète d'un dieu, coiffé d'une tiare. — ifi. 7. |
Cabinet de France. Muller, II, p. 52, n* 29.
2 AFR.FA.MAX.COS.PROCOS.VIIVIR EPVLO. Tète de Fabius.
^ C.LIVIN.GALLVS Q.PROPR. Éléphant marchant et écrasant un S3rpent sous son pied. — JE. 6. Cabinet de France. (PI. VIII, n«8.) Muller, II, p. 61.
Africanus Fabius Maximus était le frère de Paullus Fabius Mazimus, dont nous avons parlé plus haut II fut consul en 7AA, l'année après son frère, et il alla sans doute gouverner l'Afrique à l'expiration des cinq années réglementaires, c'est-à-dire en 750, en même temps que Julius Antonius, son collègue dans le consulat, obtenait la province d'Asie. Le nom d' Africanus a été adopté par Fabius en souvenir du frère de son trisaïeul, Scipio Africanus^ qui l'avait mérité par la conquête et la destruction de Carthage. Gomme le nom de Paullus, Africanus est un vé-
ritable pranomen^ et c'est un exemple de plus à ajouter & ceux que Mominsen a réunis; la position du mot dans la légende ne laisse aucun doute à cet égard, et c'est pour cela qu'un de ses affranchis, dans wie inscription citée par Borghesi (I, p. 2&9, note), est appelé Q. Fabius Africani l. Cyiiiuêy et non Q. Fabius Q. L Cytisus^ comme il aurait dû l'être si le prénom de son patron avait été Quintus. Je ne crois pas qu'Africanus soit mentionné dans aucun autre document contemporain. On ne sait rien de sa vie, en dehors de ce que les médailles nous apprennent, c'est-à dire qu'il fut consul, proconsul d'Afrique et tepiemvir epulonum ; on sait que les septemviri epulonum formaient un des quatre grands collèges sacerdotaux de Rome.
La seconde médaille de Fabius porte au revers le nom de son questeur pro prxtore^ C. Livineius Gallus; elle rappelle les nombreuses monnaies frappées par Pompée, Marc-Antoine et d'autres généraux, et signées des noms de leurs questeurs.
11 nous semble que les sept exemples que nous avons réunis dans ce mémoire prouvent suffisamment notre thèse, et montrent que, sous le règne d'Auguste, les portraits de quelques proconsuls des deux grandes provinces d'Asie et d'Afrique ont été reproduits sur les monnaies locales. Nous n'avons cité que des exemples certains, empruntés à des médailles que nous avons pu examiner nous-mème. On en trouvera probablement d'autres, mais pas beaucoup; car cette distinction n'a été accordée qu'à de très-grands personnages, illustres par leur naissance ou par leur position à la cour d'Auguste, et dont plusieurs étaient parents uu alliés de la famille impériale.