‹ Mélanges de paléographie et de bibliographieChapitre 5 sur 76 · CXIII. Fol · texte numérisé non relu

CXIII. Fol

C’est donc environ le quart du psautier que renferme le volume dont nous nous occupons. C’est assez pour pouvoir déterminer en toute certitude la version qui s’y trouve transcrite.

On sait que, sans parler des très anciennes versions latines, nous possédons trois textes du psautier dont la rédaction ou la révision appartient à saint Jérôme :

L’un, connu sous le nom de Psalterium Romanum, est la version que saint Jérôme révisa sur le grec, vers l’année 383, à la demande de saint Damase, pour l’usage de l’Église de Rome.

Le deuxième, Psalterium Qallicanum, est une révision

EN LETTRES ONCIALES

plus attentive que saint Jérôme entreprit entre les années 387-39 î, qu’il dédia à Paule et à Eustochie, qui fut particulièrement adoptée par les Eglises de la Gaule et qui est restée dans la Vulgate.

Le troisième, Psalterium Hebraicum, est la version que saint Jérôme revit directement sur le texte hébreu et qu’il adressa à Sophronius vers l’année 405.

Le manuscrit de Lyon nous offre un singulier mélange des deux premières versions. Les psaumes X-XII contiennent les leçons propres au psautier gallican. Les psaumes XIll-XXXV sont conformes au texte romain, sauf le XXV® qui est incontestablement gallican, sauf aussi e XXIV® et le XXVI®, dans lesquels on remarque une combinaison des deux versions.

A partir du psaume XXXVII, nous avons le texte du psautier gallican. C’est également au psaume XXXVII que commence la portion du manuscrit dans laquelle les mots Dominus et Deus sont écrits en lettres noires et non plus en lettres rouges.

Afin de bien montrer que le manuscrit de Lyon, pour certains psaumes, suit le texte romain, et, pour d’autres, le texte gallican, je transcrirai littéralement trois psaumes, en conservant, ligne pour ligne, la disposition du manuscrit original, ce qui donnera une idée de l’orthographe et de la coupure des versets. En note, Je signalerai les passages dans lesquels les différences entre la version romaine et la version gallicane sont bien nettement accusées.

Fol . 2 V®. XII IN FINEM IPSI DAVID PSALMUS

Fol. 3. Usquequo Domine oblivisceris me in fmem Quousque (1 ) avertis faciem tuam a me

(1) Usquequo. Gall. — Quousque. Rom.

LE PSAUTIER DE LYON

Fol. 3 V®.

Fol. 4.

Fol. 33 v^

Quamdiu ponam consilia in anima mea Dolorem in corde meo per diem

Usquequo exaltabitur inimicus meus super me

Respice et exaudi me Domine Deus meus Inlumina oculos meos ne umquam obdormiant (1) in mortem Nequando dicat inimicus meus praevalui adversus eum Qui tribulant me exultabunt si motus fuero Ego autem in tua misericordia speravi (2)

Exultabit cor meum in salutari tuo Cantabo Domino qui bona tribuit mihi Et psallam nomini (3) Domini altissimi

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