‹ Mélanges de philosophie, d'histoire et de littératureChapitre 31 sur 40 · REPONSE DE M. A · texte numérisé non relu

REPONSE DE M. A

Je n'avais ni donné le nom de l'auteur qui a cru devoir faire cette réclamation , ni indiqué le titre du livre qui en est le sujet. M. l'abbé de La Mennais s'est sans doute reconnu à la qualification d'JcnV«mce/èZ>/e, ou même de \un de nos plus célèbres écrivains , que j'ai donnée à l'auteur dont je taisais le nom : il a eu laison , c'est de lui que je parlais^ c'est lui que désigne M. Barbier dans l'article du Dictionnaire des anonymes que j'ai cité , et dont il se plaint.

Son explication est aussi bonne qu'il était possible, et je m'applaudis de l'avoir provoquée. A la vérité , on m'avait assuré que les louanges qu'il avoue étaient un peu moins froides que l'analyse qu'il en donne aujourd'hui ^ mais, ne les ayant jamais lues , je m'en rapporte parfaitement à lui.

J'observerai toutefois que son explication n'est pas

tellenienl salisfaisarite , qu'il ne reste encore quelque chose d'un peu équivoque dans la préface qui fait le sujet de cette petite discussion. Cerlainement tout homme qui avait lu cette préface devait croire que M. Tahbé de LaMennais faisait réimprimer sou ouvrage en 182 I , tel exactement qu'il l'avait fait imprimer en 1808, ce qui n'est pas rigoureusement vrai. Tel était pourtant le sens naturel de sa phrase; telle était l'idée que l'auteur semblait vouloir imprimer dans l'esprit de tous ses lecteurs. Je persiste donc à croire, après la lettre de M. Fabbé de LaMennais , comme avant, qu'il eût mieux valu ne pas faire de préface , ou du moins qu'il y eût eu plus àe franchise à ne pas y glisser cette petite phrase adroite et captieuse.

Quant à l'iîxpression de fanatiques qu'il me re- ])roche d'avoir donnée à ses adniirateuis , elle doit sans doute paraître mauvaise à tous ceux qui pensent qu'on nepeut trop admirer M. l'abbé de La Mennais; mais M. l'abbé de La Meuiiais serait-il lui-même de ce nombre ?

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SECTION m.

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