‹ Mélanges de philosophie juive et arabeChapitre 6 sur 55 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR HÉBREU · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR HÉBREU

Schem-Tob, fils de Joseph ibn-Falaquéra, dit : Ayant étudié le livre composé par le savant Rabbi Salomon ibn-Gebirol et intitulé la Source de vie, il m’a semblé que l’auteur, dans ses doctrines, a suivi le système de quelques philosophes anciens, tel que celui dont il est traité dans l’ouvrage composé par Empédocle sur les cinq substances (1). Le présent livre est basé sur (ce principe) « que toutes les substances spirituelles ont une matière spirituelle, la forme venant d’en haut sur la metière qui la reçoit en bas; c’est-à-dire, que la matière est un ssibstratum et que la forme est portée par elle (3), »

Aristote a écrit, comme je le trouve dans le XII: livre de la Métaphysique, que les anciens attribuaient une matière aux choses éternelles. Mais, dit-il, tout ce qui a une matière est composé et renferme une possibilité (5); par conséquent, dit-il,

(4) Le ms. porte très distinctement בעצמים החמשה‎ ; mais il faut peut-être lire בעצם החמשי‎ , sur la cinquième substance. Il s'agit sans doute de l'ouvrage mentionné par Lamprias sous le titre de #npi vûs riuregç 000606. Voy. Slurz, Empedocles Agrigentinus (Lipsiæ, 1805, in-8), pag. 73."

(2) Voy. ci-après, liv. V, >

(3) C'est-à-dire : c'est une chose possible et non nécessaire ; car la matière n'est que la faculté d’être, une chose en puissance.

il ne peut y avoir matière que dans les choses qui sont soumises à la naissance et à la destruction et qui se transforment mutuellement les unes dans les autres (1).

Je ne donne ici que des extraits de l’ouvrage (d'Ibn-Gebirol) ; mais dans ces extraits tout son système est contenu.

(1) It nous semble qu’Ibn-Falaquéra, dans l'ensemble de ce dernier paragraphe, fait allusion à un passage du liv. XII de la Métaphysique, ch. 11 (édit. de Brandis, p. 241), où Aristote, après avoir dit que l'idée d'une matière première (51h) se fait reconnaître dans les doctrines d'Anaxagore, d'Anaximandre et de Démocrite, semble reprocher à ces philosophes de ne pas avoir approfondi cette idée et de ne pas avoir distingué entre ce qui est soumis au changement proprement dit ou à la naissance et à Ja destruction, et ce qui est éternel et invariable, comme les sphères célestes. Tout ce qui est soumis au changement, dit-il, a une matière, mais de nature différente ; car, même parmi les choses éternelles, tout ce qui ne naît pas, mais qui 8 un mouvement de translation (a une matière); cependant, ce n'est pas là une matière susceptible de génération, mais il s’agit là seulement d'un changement de lieu ou de position, ou, comme s'exprime Aristote, de la question d’où et où : עמ(5'0 :לח‎ Êyer 6008 peraBanker, &IX érépav, rai +7 07800 6 הדמלו מק‎ xenra 81 pop& * &)X où ,למ דמללו‎ 036 008 mo.

Aristote revient souvent sur cette distinction entre la matière de la naissance et de la destruction et celle des choses éternelles on des sphères. La matière proprement dite ne peut être attribuée qu'aux choses qui naissent les unes des autres et qui se transforment les unes dans les autres; mais ce qui est ou n'est pas, sans qu'il y ait changement, n'a pas de matière. Voy. ibid., liv. VIRE, ch. V (édit. Brandis, pag. 172) : 0586 mavroç Din sotiv גא‎ 6000 yéveaiç dote rai peraSohi sis .מ(‎ 60 d'avasu Toù perafBa ₪ Este À pi, 6ד0) אטס‎ TOUT Y VAN.

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