DE L'ODE XXXIII D' AN A C E. É O X
V^ u a n D le printemps se renouvelle , Je te vois , aimable hirondelle , Au nid qu'avec art tu bâtis , Revenir faire tes petits , Et t'en retourner quand il gèle.
Dans mon cœur l'amour, en tout temps , Établit son nid , sa demeure ; Ses petits naissent à toute heure , Et l'heure d'après ils sont grands.
L'un n'a point de duvet encore , Déjà son frère est près d'éelore^ Celui-ci demande à couver , Celui-là sort de la coquille , Ses aînés viennent l'élever , Les plus forts ont déjà famille ; Tous ont besoin d'être nourris , Pour peu que je les fasse attendre, Ce sont des pleurs, ce sont des cris.... Je ne sais plus auquel entendre.