VOLT. ET LE SERF DU MONT JURA
Cherche les malheureux et nonpasles plaisirs.
Il abolit dans ses vastes domaines Ce triste nom de Serf détesté pour jamais ; Il veut que ses Français ne connaissent de chaînes
Que leur amour et ses bienfaits.
Il voit avec horreur la maxime cruelle D'opprimer ses sujets pour n'en redouter rien; Son cœur est son conseil , et ce guide fidèle Lui dit que l'onn*estroi que pour faire du bien.
Vos maîtres suivront ce modèle :
Ministres du Seigneur , leurs devoirs sont plus
saints ; Le premier de leurs vœux fut d'aimer les humains. Louis le leur enseigne, etcetexemple auguste
Vous fera rentrer dans vos droits.
Tels sont les doux effets de la vertu des rois : Nuln'ose êtreméchant quandlemonarqueest juste. Le vieillard, consolé par ces tendres discours, Consentit à souffrir la vie , Pour voir briller ces heureux jours.- Vain espoir ! sa triste patrie Resta seule soumise à ce joug odieux.
Ce peuple encore esclave attend sa délivrance, Et sous un jeune roi bienfaiteur de la France S'étonne d'être malheureux.