A L'IMAGINATION
IMITÉ DE l'anglais.
O TOI qui, souvent insensée, Fais chérir jusqpi'à tes erreurs , Toi dont la robe nuancée Brille de toutes les couleurs ;
Fille charmante du génie , Divine mère des désirs, De l'espoir qui soutient la vie , Des chagrins mêlés de plaisirs ;
Soit que, de la mélancolie Empruntant les pensifs attraits , Tu hvres mon âme attendrie Aux souvenirs , aux doux regrets ;
Soit que, rallumant sous la cendre Un feu qui s'éteint chaque jour.
Tu ranimes mon cœur trop tendre En lui parlant eBcor d'amour ;
Ne me quitte point dans mes songes , Soi^ma seule divinité , Préserve-moi, par tes meuson^s, De la cruelle vérité.
A UN LîS.
TRADUIT DE l'ANGLÂIS.
vJ LIS , coinbieH j'aime ta fleôr ! Simple et modeste avec noLIesse, Elle convient à la jeunesse, Elle couronne la pudeur.
Quand le zéphyr vient avec l'ombre Ranimer l'arbrisseau mourant , Je vois ton calice odorant Se fermer devant la nuit sombre.
Jusqu'au matin n'osant s'ouvrirt, Ta cliasle fleur ainsi resserre Les larmes , les sucs de la tjerre , Qui doucement vont te nourrir.
DÈS que l'orient se colore, Brillant de leurs attraits nouveatix, Tes boutons plus frais et plus beaiu:
S'épanouissent à l'aurore.
Comme loi, baigné dans les pleurs, La nuit je languis solitaire ; Mais , hélas ! jamais la îumière Ise vient suspendi'e mes douleurs.