‹ Mélanges de poésie et de littératureChapitre 15 sur 41 · A L'IMAGINATION · texte numérisé non relu

A L'IMAGINATION

IMITÉ DE l'anglais.

O TOI qui, souvent insensée, Fais chérir jusqpi'à tes erreurs , Toi dont la robe nuancée Brille de toutes les couleurs ;

Fille charmante du génie , Divine mère des désirs, De l'espoir qui soutient la vie , Des chagrins mêlés de plaisirs ;

Soit que, de la mélancolie Empruntant les pensifs attraits , Tu hvres mon âme attendrie Aux souvenirs , aux doux regrets ;

Soit que, rallumant sous la cendre Un feu qui s'éteint chaque jour.

Tu ranimes mon cœur trop tendre En lui parlant eBcor d'amour ;

Ne me quitte point dans mes songes , Soi^ma seule divinité , Préserve-moi, par tes meuson^s, De la cruelle vérité.

A UN LîS.

TRADUIT DE l'ANGLÂIS.

vJ LIS , coinbieH j'aime ta fleôr ! Simple et modeste avec noLIesse, Elle convient à la jeunesse, Elle couronne la pudeur.

Quand le zéphyr vient avec l'ombre Ranimer l'arbrisseau mourant , Je vois ton calice odorant Se fermer devant la nuit sombre.

Jusqu'au matin n'osant s'ouvrirt, Ta cliasle fleur ainsi resserre Les larmes , les sucs de la tjerre , Qui doucement vont te nourrir.

DÈS que l'orient se colore, Brillant de leurs attraits nouveatix, Tes boutons plus frais et plus beaiu:

S'épanouissent à l'aurore.

Comme loi, baigné dans les pleurs, La nuit je languis solitaire ; Mais , hélas ! jamais la îumière Ise vient suspendi'e mes douleurs.

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