INOCULATIONS ACCIDENTELLES
en s’améliorant etsur la joue des pustules varioliques discrêtes au nombre de quinze ou vingt suivirent toutes les phases de leur évolution. Elles étaient disposées en cercle autour du point inoculé dans un rayon de 3 à 4 centimétres. — Enfin au bout de douze jours la malade fut guérie et les croûtes laissées par les pustules tombèrent sans laisser de cicatrices.
Le traitement fut des plus simple, je me bornai à entretenir la liberté du ventre, à faire poudrer les pustules, qui étaient pleines d’une sérosité hyaline, avec un mélange d’amidon, de précipité blanc, et d'oxyde de zinc. — La malade portait des traces de vraie vaccine.
2e observation. Le 4 janvier dernier, je fus appelé dans une famille qui venait de perdre deux de ses membres de la variole hémorrhagique. Le fils aîné âgé de 25 ans, qui leur avait donné des soins, venait de tomber malade à son tour.
Quand je le vis, il était couché depuis deux jours. Il avait un mouvement fébril très-vif, de la céphalalgie, des douleurs de reins et de la constipation. Il portait à la face, sur la narine gauche, un gros bouton du volume d’une aveline. L’aile du nez était fortement tuméfiée, d’un rouge trés-intense et présentait déjà çà et là des élevures rouges.
L'inflammation ne s’arrêtait pas à la narine, elle suivait sans doute le canal nasal, car on retrouvait, en allant vers l'œil, le sac lacrymal très-gonflé et rouge ainsi que les conduits lacrymaux.
Ce jeune homme ne fitaucune difficulté de nous dire que pendant la maladie de son frère et de sa sœur, il avait négligé de laver ses mains et qu’il les portait souvent à ses narines.
Prévenu par un cas que nous venions d'observer et en présence de toutes les circonstances concomitantes, nous