‹ Mélanges de teratologie végétalesChapitre 26 sur 51 · MODIFICATION D'UNE INFLORESCENCE · texte numérisé non relu

MODIFICATION D'UNE INFLORESCENCE

Dans un travail publié en 4866 (1), j'ai recherché le mode de formation de la grappe des Papilionacées et constaté que dans plusieurs genres de cette famille, où les inflorescences sont normalement toutes axillaires, j'ai néanmoins rencontré des grappes terminales simples ou composées sur un pied très-robuste de Lathyrus sylvestris L. qui à l’automne a donné une seconde floraison, et j'ai cherché à en donner l'explication.

Un fait, sinon semblable, du moins analogue, a été rencontré aux environs de Nancy par le docteur Humbert qui m'en à apporté des échantillons vivants, et nous l'avons rencontré depuis plusieurs fois. On sait que dans les Medicago les grappes sont latérales et, en apparence,

(1) Godron, Observations sur les bourgeons et sur l’inflorescence des Papilionacées, dans les Mémoires de l’Académie de Stanislas pour 1865, p. 131.

axillaires, comme dans les Via, Cicer, Ervum, etc. et il en est généralement de même dans le Medicago Lupulina L.; mais, dans le cas anormal que le docteur Humbert a vu le premier, en outre des grappes naissant à l’aisselle des feuilles, on observe sur presque toutes les tiges d’un même pied, -une grappe terminale composée de petits capitules pédonculés, rapprochés et naissant à l’aisselle de petites bractées à l’exception du petit capitule qui termine directement l’axe primaire et qui le continue sans bractée.

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