IV
La Hberlé d'enseignement, c'est-à-dire la liberté indi* viduelle dans ce qu'il y a de plus sacré au monde, la for* oAûùa intellectuelle et morale de FtKnnme ; telle est donc .a Goncluson dernière de cette étude. La liberté individuelle^ dans la femine et daffô tout ee qui s'y rattaebe; tel est le moyen le plus sâr de régénérer la faimlle, l'anique, mais infaillible garantie des intérêts qui y naissent, l'unique mais infaillible sanction des obHjgiations qui en découlent* La société ne vit que par les familles ; et les fomilles ne vhrent que par les individus. Les individus eux4xrtmes ne vtvçni que par b liberté* Répondre seul de
son sort et pouvoir le faire, c'est la condition et la source de toute activité et de toute justice.
Puisse cette conclusion paraître aux lecteurs de cet écrit suffisamment motivée! Puisse-t-elle, entre autres, paraître juste et importante aux deux hommes distingués contre lesquels, en me séparant d'eux sur un point capital, je suis forcé de la tirer, mais qui m'ont tant aidé à la tirer et à la mettre en son jour! Les économistes réclament tous les jours la liberté individuelle dans Tordre matériel. Mais pour l'obtenir dans l'ordre matériel, pour qu'elle y soit réelle et féconde, il faut avant tout qu'ils l'obtiennent dans l'ordre moral. Heureux si, en s'occupant quelquefois directement des questions morales, ils pouvaient échapper un instant à l'injuste reproche de ne connaître que la matière ! Plus heureux si, en discutant les intérêts moraux avec les représentants officiels de l'esprit, ils pouvaient rallier à leurs sentiments quelquesunes de ces nobles intelligences^ et manifester peu à peu à tous les yeux, par l'union des défenseurs, l'union si vraie, mais si méconnue, des causes !