III. Légende de la salle X
Comme le corridor qui la précède, cette salle est divisée par un couloir figuré également par des lignes sans épaisseur.
Légende de l'ensemble, en E.
<i]^ -û I t7 Cl il ^Jj-A m^ /i^-fl î ! î La salle de stationnement , de coudées 9 ,
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large de coudées 8 , haute de coudées 8 ,
peinte sur relief en livre rempli
de couleurs.
Légende du compartiment en F.
Complément de rentrée du corridor de coudées 5. La seule dimension donnée ici semble être la largeur,
^ En copte cuck , fMrari, Bircb : Zeitsch de Berlin , 1859 , 50 , to itay. C'est la salle d'attente.
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qui, d'après le tracé, doit être un peu supérieure an tiers de la largeur totale de 8 coudées. La longueur et la hauteur sont les mêmes que celles de l'ensemble. Ce compartiment intérieur fait suite à c^lui du corridor W, dont , selon l'inscription , il forme le complément ou la fin. Si les lignes simples qui les limitent tous les denx désignaient des séparations effectives et permanentes, on j aurait figuré des portes, ce qui n'a pas été fait ; nous renouvellerons à ce propos l'observation que nous avons déjà faite , à savoir qu'il ne semble pas que ces lignes simples correspondent à des séparations matérielles et effectives; ni le plan de la Commission d'Egypte, ni la description donnée par Champollion n'en signalent en effet aucune aux endroits correspondants. Aurait-il existé entre le dernier corridor et la salle du sarcophage une communication secrète , établie au moyen d'un corridor creusé à un étage inférieur, et dont le plan donnerait les dimensions sans en indiquer les ouvertures ? C'est peu vraisemblable ; la seule idée qui se présente , c'est qu'à l'occasion de certaines cérémonies , un passage nommé Ro-sta était figuré dans les deux locaux qui précèdent immédiatement l'entrée de la salle du tombeau.
Ce passage correspond évidemment au Ro-sta (^ "^ ) de la mythologie, qui fut le théâtre de la dernière et suprême justification d'Osiris contre ses ennemis. « C'est « là qu'Horus répéta quatre fois son invocation , et « tous ses ennemis tombèrent renversés et massacrés. € A l'exemple de ce dieu , le défunt répèle aussi quatre t fois l'invocation, et tous ses ennemis tombent ren-
« versés et massacrés. Harsiési y réitère des millions
< de panégyries, et tous ses ennemis tombent renversés »
t massacrés; de leurs cadavres le lieu est encombré
• comme l'abattoir de Torient ; lenrs tètes sont con- « pées, leurs cous brisés, lenrs membres séparés. Le
* grand dieu qui demeure dans la vallée les réduit à i l'anéantissement , et ils ne sortent plus jamais de la ■ garde de Seb *. t
Un autre chapitre du Rituel» en mentionnant la justification d'Osiris dans Ro-sta, rappelle aussi celle d'Horus lui-même, à l'occasion de laquelle Anubis remplit un certain rôle*. Ces chapitres devaient être récités et certaines cérémonies accomplies pour assurer le salut des morts. La vertu mystérieuse des formules agissait également au profit des vivants.
Dans ses pérégrinations d'outre -tombe, le défunt devait traverser le Ro-sta, y stationner et en sortir. Trois chapitres du Rituel sont consacrés à ces évolutions ' , qui constituaient une période d^existence ; car , arrivé au Ro-sta, le défunt déclare qu'il y prend naissance, et, un peu plus loin, qu'il y atteint la vieillesse. C^est Anubis, le protecteur des morts, qui le conduit par la main jusqu'à ce passage redoutable que les vignettes représentent sous la figure d'une porte occupant le sommet d'une hauteur escarpée.
D'après une définition que donne le ch. 17 du Rituel ,
i TodUnh., ch. 19, Il à 14.
SIbid., cb. 18,36.
3lbid., ch.117, 118, 119.
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Ro-sta est le nom d'une porte de la région infernale, qui est à la fois la porte septentrionale du tombeau d'Osiris et la porte méridionale à'Anarrotef ou de la Contrée infertile. Cette contrée d'Anarrotef serait conséquemment symbolisée par toute la partie antérieure de l'hypogée» comme le tombeau d'Osiris Test par la salle du sarcophage^ et le Ro-sta est le passage, la porte qui les met en communication.
Nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet; ce que nous en avons dit suffit pour faire comprendre que le passage du Ro-sta symbolise la dernière et suprême lutte contre les ennemis d'Osiris et d'Horus, la dernière victoire sur le mal. Ce passage effectué^ le triomphe est définitif, et le défunt arrive librement à la demeure des élus , où il jouit de la liberté absolue à' aller et de venir \ Le Ro-sta, qui donne accès à la sépulture, symbolise probablement le Ro-sta du ciel inférieur. On y faisait, lors de la fête des funérailles et des anniversaires, des cérémonies commémoratives des événements qui s'étaient accomplis dans le Ro-sta mythologique. Le Ro-sta n'est en définitive qu'un des accessoires de la tombe , mais il se prend souvent pour la tombe elle-même.