‹ Mélanges égyptologiques (volume 2)Chapitre 49 sur 64 · II. Légende du corridor W · texte numérisé non relu

II. Légende du corridor W

Ce corridor n'est pas entier sur le plan , mais il est facile de le compléter en traçant la porte dont il reste le linteau et la partie supérieure ; deux niches latérales y étaient pratiquées , dont une seule est restée visible après la perte de la partie inférieure du papyrus.

Un compartiment intérieur y est figuré au moyen d'une ligne sans épaisseur.

Légende de l'ensemble , en A.

Le divinpassage quatrième, de coudées 35, large de coudées

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6 , haut de coudées 9 , palmes 5 ; peint sur reliefs en manière d^un livre plein de couleurs.

Le groupe | -^ qai a disparu de roriginal est rétabli

d'après les mentions des inscriptions en b et en R , qui parlent du premier et du deuxième de ces passages.

"^ , forme pleine pr"^ "T~ > cta, signifie passer; le copte Ta conservé dans gaat , prœtergredi , transite, procedere. Employé substantivement, ce mot désigne tout lieu disposé pour livrer passage : allée , coutak, corridor, galerie, chaussée, etc.

Un papyrus nous parle de fonctionnaires qui demea-

dire à la chaussée des arbres, ce qui pourrait être le

nom d'une rue de Memphis au temps des Ramessides^

La salle Z, qui a 14 coudées sur 5, est nomaiée par sa

légende un l-ç-.

Tel est aussi le nom de la petite salle de l'entrée qui est positivement nommée le premier divin sta par les inscriptions de la chambre sépulcrale. Cette première salle étant le premier sta , le troisième corridor est évidemment le quatrième sta , comme le porte sa I^nde. Le mécanisme du plan est donc bien compris.

Le corridor W est décrit comme pH% ■ jj^

in=LG^o r ^q"^r^» rendu: peint sur relief en manière de livre. Le verbe i |^g et ses variantes a pour signification radicale former, modeler, fabriquer,

1 Pap. Ànastasi VI , pi. 6. 3.

travailler. Les déterminatifs ^^ sont la caractéristique

du travail des doigts*. L'expression étudiée semble donc indiquer la circoDstance que les peintures et l'écriture sont appliquées sur de la sculpture ; c'est ce que Champollion a appelé des sculptures peintes.

Le groupe ^^"~[* ^ volume, en livre, est

suivi d'un signe qui ressemble à la forme hiératique de

i. Je ne connais pas d'exemple de ce signe employé seul ,

si ce n'est dans la formule yi H , où il exprime à lui seul le mot orsx , santé ; il me parait plus simple d'y voir les deux signes J^, c'est-à-dire l'unité suivie de la

particule de jonction ; le sens est alors tout naturel : en la tnamère d'un livre* rempli de^^^ •*% xepor.

^^^o*o désigne une substance avec laquelle on rehaussait l'écriture ou la peinture comme avec l'or; certains monuments sont dits indifféremment : brillants de xepoT et ornés d'or , ou ornés de jcepor et brillants d'or. On trouve aussi l'expression :

xepor et de peintures dans toute son étendue. Il ne peut

« Le scribe du modelage (^g ^^ç^jj) est cité daiu les papyrus de Turin; Pleyte et Rossi, pi. X, 3.

< 11 reste quelque doute sur cette version ; mais, lors même que le signe discuté spéciflerait une espèce de livre, le sens général de la pbrase n'en serait pas sérieusement altéré.

éraîllare» noos ne pouvons rien savoir de Tasage auquel elle était destinée. On peut toutefois supposer que , placée en avant du vestibule, elle servait à entreposer les objets que les visiteurs du tombeau n'étaient pas admis à garder sur eux en pénétrant dans les salles réservées.

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