j| , Ha-shela-khamer . Le premier
titre n’est ici qu’une désignation honorifique ; le
MELANGES EG1 PTOLOGIQUES.
deuxième, celui du chacal, se trouve quelquefois isolé, souvent aussi lié à celui de khamer, comme ici ; on le trouve de même associé à celui de prophète et même de premier prophète, et à celui de mer-no-dja ou poliarquegouverneur.
L’énumération donnée par le décret de Canope place, à la suite des prophètes, les prêtres nommés !
traduction grecque réunit sous la
désignation de 'prêtres entrant dans le sanctuaire. Sur une statuette du Musée britannique on trouve une invocation aux prêtres dans l’ordre suivant :
qui tend à prouver que le chacal debout, a la môme valeur que le chacal accroupi sur le pylône , ,
au moins dans le titre sacerdotal dont il s’agit ; la transcription sheta est fondée sur une des valeurs bien établies du signe du chacal accroupi, et même du chacal sur le pylône1 2 ; je la considère comme vraisemblable mais non comme sûre.
Cette fonction de sheta pourrait être rendue par prêtre de la sacristie. Ceux qui en étaient investis avaient en effet le droit de pénétrer dans les sanctuaires et d’y toucher les images divines , pour les parer selon les règles de la liturgie , soit pour les exposer dans leurs reposoirs, soit pour les sortir dans leurs naos portatifs, lors des
1 Sliarpe : Egypt. Insc. , 112 , 7.
2 Dümicbcn: Ztitschr. de Berlin, 1865. 3.
NOTE SUR LE TRANSPORT D’UN COLOSSE
fêtes à exodes. Il y avait des sheta attachés à la personne des rois ou au palais ’.
Par analogie, on peut croire que ces sheta rendaient aux souverains les mêmes soins intimes et familiers qu’aux efligies divines. C’est peut-être pour ce motif que Thothhotep et Kaï remplissaient aussi les fonctions
de If Y , maître (le toute tunique, et de ^ maître des deux nas, c’est-à-dire des deux sièges de parade5. Nous savons que le roi et la reine avaient chacun un nas ; les fonctionnaires attachés à ces sièges étaient ceux de l’intimité, de la domesticité personnelle des souverains , et ceci nous explique le titre de nos deux personnages, que nous allons examiner sous le n° 9.
supérieur des ouvraqes du
Klient3, c’est-à-dire de tout ce qui se fait dans l’appar-
i Denkm. II, 72 : Sharpe : Egypt. Insc. II, 92, G: Brngsch : Recueil , 1 , pl. 6, 3 , 2.
Cj’
plionét.
net. /
, nas. D’après les textes, c’est un
endroit sur lequel on se plaçait, on s'installait, on s'asseyait. Les dieux placent les rois sur leur nas ; les rois placent les fils sur le nas de leurs pères; le dieu Soleil dans sa barque était sur un nas. Les défunts demandent le «as d’Osiris pour y reposer ; les âmes, après la mort, sont dans des nas. Il suit de là que le nas désigne à la fois le siège royal ou trône, le siège du maître dans l’appartement intime et le local qui contenait ces sièges. Le nas est le signe de la puissance pour les rois et celui de la propriété privée.
3 Au papyrus judiciaire de Turin , il est question du et du (JR du siège royal. Ce sont aussi des fonctionnaires intimes
no