IV. Légendes de la salle Y
Les quatre lignes d’inscription en h forment deux légendes, dont la première se rapporte aux dimensions et à la disposition de la salle ; les deux dernières lignes donnent la longueur de l’hypogée.
l Stèle d'Osiris , lig. 20 ; Chabas : Rev. arch. , 1857.
SUH UN FLAN KGYPT1KN.
Première légende.
Cl AAAAAA
Demeure d’or, que il est placé en elle,
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de coudées 16 , large de coudées 16 , haute
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de coudées 10 , peinte en relief, en livre rempli de couleurs, complétée, garnie des
choses relatives à S. M. V. S. F., sur toutes ses faces .
trniitk"
avec les dieux qui sont au ciel inférieur.
Après les explications que j’ai données à propos de la traduction des légendes de la salle W , rien ne nous arrête dans celle du texte ci-dessus, à l’exception du
groupe û jj , Kpe ; ce mot semble avoir eu plusieurs acceptions différentes. Il est fréquemment en rapport avec les travaux de construction et d’ornementation des édifices. Par exemple , la description du temple de Séti I à Abydos par la déesse Safekh contient le passage suivant : Il en a établi parfaitement les quatre angles comme les supports du ciel ; ses amulettes ont été émises et ses formules de salut fabriquées par Neit et par
MELANGES KGYPTOLOGIQUES.
Selk,et^l ^ = Si , c'est-à-dire
il est k p? en travaux éternels '.
Un autre exemple se trouve encore sur le même monument: Je suis venu moi-même , moi-même, pour voir ton temple, auprès d’ O un ne fer , le seigneur des siècles; fai Kpe des ouvrages en lui ; fai construit ( des murs en lui ) , etc.
L’idée que représente dans ces textes le mot i;p? est évidemment celle d'exécuter, d'accomplir ou d 'achever, de compléter, de pourvoir complètement , etc.
La salle d’or était en conséquence complètement
garnie des
l3o p -or ,
du roi sur toutes ses
parois, ainsi que des dieux du ciel inférieur.
ijep-or signifie choses, affaires, en latin res; il y a longtemps que ce sens est constaté; s’échange quelquefois avec sous cette acception, et se dit indistinctement des choses matérielles et des choses abstraites Dans notre texte les choses du roi indiquent les titres, légendes , prières, etc. , qu’il est d’usage d’inscrire dans la salle funéraire d’un foi.
Champollion nous dit quelques mots de la décoration de la salle sépulcrale de Ramsès IV, et mentionne les légendes royales, les figures et les inscriptions du sarcophage, les scènes mystiques du passage du Soleil dans l’hémisphère inférieur au travers des portes gardées par les quatre serpents Tebi , Saa-set , Tik-hof et Djetbi , les dieux en gaine, les Hermès , etc.
1 Mariette-Bey : Abydos , vol. 1 , 50, 14.
SUN UN PLAN EGYPTIEN
Le plafond contient deux tableaux astronomiques. Tout cola s'accorde bien avec les données du papyrus.
La troisième ligne de l’inscription est ainsi conçue:
AA
eu
Total, à commencer depuis le divin corridor premier C2
<=> 1 — d ©nnnmiu u
jusqu’à la chambre d'or : coudées 156 palmes 2.
Et on lit à la quatrième ligne :
A commencer de la chambre d’or jusqu’au trésor
n ni
'Ci ■* — ° n n un ni
dans la salle des perfections : coudées 24 palmes 5 ;
AA — e nnn m u* total coudées 160 palmes 5.
Sur la première totalisation de 136 coudées et 2 palmes, nous connaissons les éléments partiels suivants :
Longueur du 4e corridor W. . coudées 35
— de la salle d’attente X. — 9
— de la chambre d’or Y. . — 16
Ensemble coudées 60
Les troiscompartimentsqui ont disparu avec le commencement du plan, et qui consistent en une salle d’entrée et deux longs corridors , représentent donc ensemble 76 coudées et 2 palmes ; cette première section du
MELANGES EUVFTOLOGIQUES.
monument aurait eu , d’après les cotes données sur le plan de la Commission d’Égypte, résumées et complétées par M. Lepsius, 38m 94 ; ces chitïres nous donneraient pour la coudée employée une longueur de O'" 458 , qui ne s’éloigne pas trop de la dimension attribuée à la petite coudée de six palmes.
D’un autre côté , voici les mesures comparées de la dernière section que l’un et l’autre plan nous donnent :