Ibid., p
pa PAUL UIARRY.
Ne sachez pas les noms de leurs exploits maudits, Ne chantez pas leur gloire ignominieuse et vaine. Ce sont d’horribles bêtes fauves, des bandits, Ayant juré la mort de toute chose humaine.
Ces vers ne mériteraient-ils point d’être mis en exergue sur les recueils officiels des atrocités allemandes ? |
Secrétaire général de la Société des VIIF et XVIF arrondissements, depuis l’année 1907, Émile Le Senne donnait, à chaque assemblée annuelle, des comptes rendus fort applaudis où 1l savait, avec un mot affable pour chacun, résumer d’une façon élégante les travaux de la Société. Ayant abandonné la poésie — du moins officiellement — il se consacrait aux études historiques; mais souvent, revenant à ses anciennes amours, il ne pouvait s'empêcher de tracer dans ses notes personnelles un quatrain relatif à l’une ou l’autre de ces études. Pages charmantes et variées, qu'il a lui-même résumées d'un mot dans une de ses dédicaces poétiques :
AE Recevez l'hommage de l’auteur Le poète aujourd’hui s’est fait vil prosateur Il s’est brouillé, pour vous, avec la poésie.
Dans ces pages on aime, on tue, on pleure, on rit Lane Faites-lui la grâce d'y trouver Un motif de penser, de rire. ou de rêver!
Et voilà, magnifiquement présentées, ces pages admirables qu'Emile Le Senne écrivit sur M®° de Païva, la princesse de BelgioJoso, personnage singulier dont il disait :
Princesse énigmatique et troublante, je t'aime; Pourtant tout est en toi bizarre et compliqué,
l'assassinat d'Antoine Baduel, le pastel de Saint-Aubin, ou la Garde suisse des Champs-Élysées.
Les pages sur La marquise de Païva ont paru d'abord chez Gougy en 1908. Elles ont été rééditées trois ans plus tard (1911) chez Daragon, dans la Bibliothèque du Vieux Paris, avec une préface de Georges Montorgueil.
Le Salon de la princesse Belgiojoso avait fait en 1907, dans la revue du premier semestre, l’objet de pages délicieuses qu’Émile Le