‹ Mélanges Émile Le SenneChapitre 137 sur 186 · Lanzac De Laporte, Paris sous Napoléon, Il · texte numérisé non relu

Lanzac De Laporte, Paris sous Napoléon, Il

2. Arch. Nat. F7 871 (1°° liasse). Voyez rapport au ministre de l'Intérieur, par Barbier- Neuville, chef de division à l'Intérieur, du 9 nivôse an IX (29 janvier 1801). Le Conseil des Bâtiments avait été consulté et avait adhéré

Monuments français venait d'obtenir à ce moment-là que les bâtiments et le parc fussent affectés à son établissement. Mais il n'y eut là qu'un projet et l'emplacement des Petits-Augustins prévalut et fut adopté peu après.

La rue d'Errancis, puis du Rocher au début du xIx° siècle (elle ne fut onverte qu'en 1784) faisait partie du [* arrondissement d'alors. On sait qu'ils étaient au nombre de douze. Elle n était presque pas bâtie dans la partie supérieure avoisinant la barrière, sauf bien entendu les inévitables guinguettes. Il y avait pourtant de ce côté, avec grand jardin, l'hôtel style Louis XVI, un peu dans le goût de Louis et de Brongniart, appartenant à M'° Grandi. de l'Opéra, qui le vendit au législateur Joseph Bonaparte en 1798, lequel le garda peu, puis qui devint vers 1848 une institution de jeunes gens dirigée par M. Gasc,

Je n'ai jamais su pourquoi l’on nommait ce quartier, à peine naissant, la Petite Pologne. Quant à l’emplacement de la gare Saint-Lazare, c'était des terres sans maisons en 1813. Pour trouver apparence d'habitations, 1l fallait descendre plus bas, vers la rue de la Bienfaisance et vers la rue d’Astorg.

Parallèle à cette dernière, la rue de Miromesnil était bordée sur sa gauche, dans la partie haute, des vastes bâtiments de l’abattoir du Roule et était traversée dans son milieu par la longue rue de la Pépinière qui, partant de la rue d'Angoulême dans la direction des Champs-Élysées, conduisait à la rue Saint-Lazare en passant devant la caserne du même nom déjà existante. La rue de la Pépinière contenait de charmants petits hôtels, dont un au moins est reproduit par Krafft et Ransonnette.

L'autre caserne était située rue Verte (Penthièvre aujourd'hui), laquelle menait à la rue Roquépine. Mais cette dernière s’arrêtait rue d'Astorg. ;

La rue d'Anjou n’a pas changé, ni les rues de l'Arcade, ni la rue de la Ferme-des-Mathurins (Vignon aujourd'hui).

La rue Ville-l’Évêque (du nom d’un ancien village qui existait là dès le xur° siècle) était moins longue, et son prolongement jusqu'à la rue de la Pépinière était décidé, et sur le point d'être exécuté à la fin de l'Empire. |

Que si maintenant nous descendons l'avenue de Neuilly (Champs- Élysées) entre l’Arc-de-Triomphe et le Rond-Point, nous rencontrons la rue de Berri où se trouve l'hôtel Godoy avec un grand

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