MARLY
Planche
essentiellement variable. Ainsi, dans le département de Seine-et-Oise, d'après les tables de dépréciation, l'assignat de cent livres valait en
numéraire : PR RASE 1704. ©. . , . ! .!°: Aotlivres RAA MIeRNET 00). LU. AL 400). 0-30 divres | # sols. RO u...2 Oo . 2 (22 livres : 9 deniers.
PR CRELbre 1700, . . . :- . |; livres 106 sols.
Les sommes ci-dessus étant réparties sur plusieurs années, il est assez difficile d'estimer la dépense très exactement; mais en faisant Q A . . 2 r ® , © À 1 subir à tous les prix mentionnés les réductions équivalentes à la date du paiement, nous arrivons néanmoins à un total qui aurait été, en
numéraire, d'environ 781 113 livres!
Le fardier qui avait servi au transport des groupes de Coustou ainsi que le treuil et les accessoires, qui étaient estimés par les experts à 1 200000 (en assignats) furent longtemps employés pour le transport des statues et objets pesants aux Musées nationaux ; puis le fardier et le treuil furent remisés au Conservatoire des Arts et Métiers, où M. Raulet les signale encore figurant sur un catalogue de l’année 1818. En 1851, lors de l’édition d’un nouveau catalogue, ils n'y figurèrent plus, il est probable qu'ils furent vendus par l'Administration des domaines.
Immédiatement au-dessus de la Terrasse, et dans l’assise supérieure du piédouche, fut incrustée une tablette de marbre sur laquelle était gravée l'inscription suivante :
Les groupes élevés sur ces piédestaux représentent des chevaux Numides domptés par des Africains. Coustou, sculpteur Lyonnais, en est l’auteur. Ils ont été élevés d’un seul bloc de marbre sans fil ni veine. Ils ornaient jadis le Jardin de Marly, Ils ont été transportés en Cinq heures et demie de temps de Marly à Paris, et élevés sur cêtte place avec l'effort de huit hommes et une vitesse de onze pouces par minute avec les appareils et machines inventés par J. Grobert, chef de brigade d’artillerie. | Le dessein de ces piédestaux est de Lanoy architecte. P.-J, Lenoir et P. Margueron ont été chargés de l’exécution.
Le Comité de Salut Public, par son arrèté du 13 Messidor dernier a ordonné la confection de ce travail.
À Paris, ce 25 Fructidor, 3° année républicaine, onze septembre 1795 (V; S.)
Cette plaque y était encore en 1798 car elle est mentionnée dans les Fragments sur Paris, par Fred Jean Laurent de Meyer (Hambourg, 1798).
Nous ne savons pas si elle s’Y trouve encore. En tout cas on ne l’aperçoit pas du sol même avec une lorgnette.
Un jour, que nous rôdions (comme nous le faisons très souvent et sans jamais nous lasser) autour de nos chers Chevaux, ayant avisé une longue échelle qui se trouvait, par le plus grand des hasards, appuyée contre un des piédestaux, nous entreprimes l'ascension du groupe (celui de gauche en tournant le dos aux Champs-Élysées) ; mais nous ne püûmes arriver à apercevoir l'inscription. Ayant emporté l'échelle de l’autre côté de l’avenue pour faire de même pour le second groupe, nous fûmes, hélas! cueilli aux trois quarts de l’ascension par un gardien de la paix qui, malgré nos explications et nos supplications, nous fit impitoyablement descendre.
L'inscription y est-elle encore, ou fut-elle enlevée à l’époque de la Restauration, son libellé étant jugé trop révolutionnaire? Il serait cependant facile de le savoir.