MATIÈRES
Gare Saint-Lazare, 333-338.
Hôtels, 18, 39, 45, 87, 136, 139, 162, 339-352.
Hôtel Païva, 342-344.
Jardin d'hiver, 363.
Mabille, 43, 356-360.
Madeleine, 23, 45, 54, 60, 72, 78, 79, 83, 86, 99, 107, 120, 131, 130, 142,105, 169, 171, 284-313.
Maison de François [°, 45, 72, 78.
Maison Pompéienne, 43, 67, 339-341.
Marché d'Aguesseau, 106, 158.
Ministère de la Marine (ancien Garde- Meuble), 20, 21, 24, 45, 83, 87, 393, ho2, Log.
Monographies, 185-180.
Musées, 59, 163, 229-236.
Obélisque de Luxor, 120, 131, 155, 372-
Palais de l'Industrie, 237-230.
Panoramas, 22, 353-355.
Parc Monceau, 13, 43, 45, 55, 56, 58, 69, 70,72, 178,97, 103,131, 142,162, 364-371.
Petite Pologne, 87, 240.
Place de la Concorde, 11, 38, hr, 2, 45, 60, 62, 72, 78, 79, 86, 90, 97, 105, 107, 110, 120, 1270101, 00, MORT:
Plans, 30, 32, 34; 87,173, 7b, 08/01, 154, 161, 275.
Ponts, 15, 65, 107, 140, 150, 410-416.
Portes, 85, 87, 90, 107, 123, 139.
Promenades, 13, 139, 152, 156, 406.
Saint-Augustin, 23, 165, 283.
Saint-Philippe du Roule, 23, 54, 78, 81, 83; 84, 119, 191, 142, 199, "#02 ar, 314-317.
Saint-Pierre de Chaïllot, 23, 54, 78, 84, 142, 155.
Théâtres, 28, 49, 361, 362.
Ville-l'Évêque, 123, 162.
Voie publique, 36, 104, 164, 258,
Le Théâtre de l'Hôtel Castellane
Qui n’a lu quelque étude sur la physionomie si attachante des salons du xvru siècle, dont des femmes tenaient le sceptre, réunissant autour d'elles une société éprise d'art, de littérature et de musique ?
Dans ces réunions brillantes où toutes les âmes étaient enivrées d'esprit, pour qui les plaisirs du monde et de la conversation étaient le complet bonheur, il était naturel que cette prodigieuse consommation d'esprit, cette intense activité intellectuelle se tournât vers le théâtre dont le goût était déjà si grand en France. La haute société, ne se contentant plus d’aller au spectacle, joua la comédie dans ses châteaux, dans ses hôtels où elle fit construire des théâtres souvent très luxueux.
Parmi les plus célèbres de cette époque, on peut citer les fêtes théâtrales de la duchesse du Maine connues sous le nom des Nuits de Sceaux; les comédies que faisait jouer la marquise de Mauconseil, à Bagatelle, en l'honneur du vainqueur de Mahon ou du roi Stanislas; les spectacles qu'organisaient à Versailles M"° de Pompadour et, plus tard, la reine Marie-Antoinette, dans le théâtre des petits appartements; les théâtres particuliers du duc d'Orléans, du maréchal de
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Richelieu, du prince de Conti, de la duchesse de Noailles, de M° de Montesson, etc.
Lorsque le souffle de la Révolution se fit sentir, cercles et réunions intimes furent hantés par les mêmes appréhensions; puis les massacres et la Terreur, la mort du roi et de la reine jetèrent partout la consternation. Il n’est plus question.de petits théâtres particuliers, si nombreux alors, et les salons Louis XVI, aux détails gracieux et spirituels, aux frises, fresques et rubans de fleurs jetés par les peintres et les sculpteurs sur leurs portes, ont leurs échos étouffés par le bruit de la rue.
De même que les oiseaux se reprennent à chanter après l'orage, les salons se reformèrent après la tourmente passée; l’on vit sous l'Empire renaître le goût des théâtres particuliers et la haute société rechercher sur la scène les bravos gantés.
Parmi les nombreux théâtres particuliers du siècle dernier, un des plus célèbres fut celui que le comte Jules de Castellane installa dans son hôtel, 112, Faubourg-Saint-Honoré etqu'il inauguraen 1836. Eugène Briffault, qui a consacré un article à l'hôtel de Castellane, nous en donne la description suivante :
« Lorsqu'on a franchi la première enceinte du péristyle et de l’antichambre, on se trouve dans un salon vaste et monumental, coupé par deux colonnes qui lui donnent assez bien l'air d'un foyer. C’est dans ce salon qu'est né le théâtre de l'hôtel de Castellane; la scène s’y établit d’abord dans un espace dont les colonnes marquaient les limites. Plus tard, au delà d'une galerie qui aboutit au salon, fut construite la salle de spectacle. Cette galerie, qui en forme comme le corridor, est un musée dans lequel on remarque des sarcophages égyptiens, singulière décoration pour conduire à un lieu de plaisance. La salle de spectacle est de petite dimension, mais elle est très bien distribuée; c’est une bonbonnière commode et bien parée. On estime qu’elle peut contenir deux à trois cents spectateurs. Un amphithéâtre, dont la pente s'élève doucement et qui reçoit des banquettes ou fauteuils, est l'enceinte principale, celle où les femmes prennent place; la partie la plus rapprochée du théâtre porte le nom d'orchestre; les musiciens ont une entrée réservée et sont placés comme ailleurs.
« Au-dessus, s'élève une galerie circulaire qui semble être plus particulièrement destinée aux cavaliers. Aux issues, la jeune fashion, qu'on retrouve aussi aux abords du théâtre, se tient debout et parle