‹ Mélanges Émile Le SenneChapitre 98 sur 186 · LÉON GRUEL · texte numérisé non relu

LÉON GRUEL

C’est pour prévenir un tel désastre dans leur petite fortune (cette maison faisant tout leur avoir) qu'ils supplient votre Exc. de se faire présenter un rapport à ce sujet, d’après leurs observations; afin d'arrêter définitivement une mesure aussi intéressante, et sur laquelle il est encore temps de revenir, les propriétaires n’ayant pas été entendus dans cette affaire.

Anciens serviteurs du Gouvernement, l’un comme ingénieur géographe militaire, l’autre en qualité de principal commis au département de la guerre, ils pourraient peut-être espérer de la bienveillance de la part du Gouv‘; mais il semble que la justice suffit pour le succès de leur réclamation; et ils se flattent de l’obtenir lorsque V. E. est leur juge. .

HERVET, HERVET, rue Saint-Dominique, rue Férou, près celle du Bacq. près Saint-Sulpice.

Paris, le 20 décembre 1806.

On se rendra compte par le plan ci-joint (fig. 7) de l'impossibilité qu'il y avait de donner satisfaction à la réclamation des frères Hervet, dont la propriété se trouvait placée juste à l'endroit le plus saïllant de la rue Royale, avant d'arriver au faubourg Saint-Honoré (H), celui surtout qu'il n'était pas possible de ne pas redresser pour donner à ce quartier l'aspect régulier qui le faisait remarquable et qu'il a conservé depuis.

Il y eut même un petit espace en forme de triangle, rendu vide par ce redressement, parallèlement au coin des frères Hervet, c’està-dire du côté de la rue Saint-Honoré. Il sera facile d'en juger par l'indication au pointillé tracée sur le plan primitif. Ce petit terrain, dont je retrouve l'existence vers 1818 sur une gravure de Bacler d’Albe, était occupé par des forains, des marchands de légumes ; il s'y trouvait même des bains, c'est sur cette emplacement que furent construits par la suite les immeubles 420 et 422 de la rue Saint-Honoré.

Page 1