Voir Introduction, page xvi
u38 MÉLANGES EN PROSE.
laisjiis chaque semaine avec un vif })laisir'. Loi-scjne j'écrivis plus tai-d pour le théâtre mon i>etil drame. Les Ouvriers', je me liroposais de combattre. <'n même temps que l'ignorance du peuple, les aflreux l'avages de l'alcoolisme. Quand la jçuerre éclata et ([ue nous fûmes enfermés dans Paris, les vers qui me furent inspirés par nos efforts diu'ant la lutte el notre relèvement après la défaite [prirent place dans le recueil que je destinais aux écoliers. Poésies du foyer et de l'école. Ces poésies, les Prussiens m'ont fait le grand honneur de les interdire, de les proscrire, par arrêté spécial, dans nos provinces perdues: et c'est })ar contrebande — on me l'a dit — que les enfants d'Alsace et de Lorraine [)euvent lii'c les [)etits i)oèmes du vieux patriote.
Et puis, au lendemain de nos malheui-s. n'ai-je pas été associé de près, de très pi'ès. pendant trois ans^. à tout ce qu'a conçu et préparé ])our vous. pour vos écoles, un de vos grands amis dis])aru. l'auteur du beau livre l'École, mon cher maître Jules Simon? Enlin. pourquoi ne vous dirais-je pas aussi que, dans cette inspection générale des lycées, qui est depuis longtemps ma fonction même, c|uand j'ai suffisamment vériiié que l'élite de notre jeunesse sait encore du latin, du grec, et même du français, alors, pour me reposer et me distraii-e délicieusement de ma tâche, docile à l'attrait toujours nouveau qui m'entraîne, j'entre dans les plus petites classes, contiées à des instituteurs comme vous ou à des institutrices ; j'interroge et