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INTRODUCriON. XLVII

prête il apportait à la présidence de celte Société historique d' Aiiteicil et de Passi/ qui lui témoigna depuis publiquement sa reconnaissance. Surtout la pensée restait liante ', soutenue par la confiance qui ne l'avait jamais abandonné, « en ce Dieu tout-puissant » dont ses ancêtres avaient « préservé l'unité et affirmé la justice 2 ».

Elle restait sincère aussi à l'égard (relle-inème. De tous les éloges qu'on lui peut décerner, c'est celui auquel Manuel eût le plus volontiers souscrit; c'est celui que semble mériter toute son œuvre poétique; c'est celui dont nous voudrions que parût digne encore le volume que nous publions aujourd'hui. Il n'est pas une des pages qui le composent que Manuel ait écrites en dilettante, en homme de lettres. Ces notices, ces discours, ces rapports, se rattachent presque toujours a quelque circonstance de sa vie, et font, en quelque sorte, eux aussi, partie de ses souvenirs. Dans celles mêmes de ces études qui sont d'un caractère plus général ou qui se rapportent moins étroitement à quelque date précise, Manuel est encore autre chose qu'un pur critique ou qu'un littérateur; il n'en est aucune où le moraliste — et riioriime par conséquent — ne se révèle.

Ainsi, les regrets de ses amis s'atténueront peut-être de ne pouvoir lire ce livre qu'il eût voulu écrire et dont nous avons si imparfaitement tenté nous-mème de reconstituer la matière.

C'est dire qu'en réunissant ces Mélanges en prose,

1. Sur ces dispositions diverses, voir, à l'appendice les drux pi"ces d'inspiration si différente, intitulées ."// décembre tfJO/f et intima verba.

2. Dispositions testamentaires. — Eugrue Manuel est mort le l"juin 1901.

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