‹ Mélanges en proseChapitre 73 sur 106 · I.E COLLhXlK CHARLEMAliNE \VA\S l84<>. I · texte numérisé non relu

I.E COLLhXlK CHARLEMAliNE \VA\S l84<>. I

Renr Taillun<licr, Danton, cm» attendant Perrot et Oi'éanl, Albert Duniont et Liard; c'est Troost et Foiirnier, c'est (ilachant et Chassang, nos deuils d'hier!' Vous voilà, Lepère. Diivaux et Flourens ; vous serez ministres, avant Léon Bourgeois ' ! Toi, mon cher Tissot, vous, de Gourcel-', vous serez tous deux ambassadeurs ! Et les littérateurs, les romanciers, les auteurs dramatiques, les poètes ! Voilà, dans les rangs de Favart, Vacquerie et Meurice, se partageant, en i83fi. les succès de la rhétorique; Laurent-Pichat et Chevreau griffonnant leurs premières poésies jumelles sur les marges de Virgile, sans se douter qu'ils seront l'un ministre de l'Em-

1. Fustel de Gnuliinges riait mort eu ISS.), Sahit-Reué ïiiillaudier eu 1879. Alheit Dumont, directeur de l'Iùiseignement supérieur, eu 1884, âgé seulement de quaraute-deux aus. Dautou, (ilachant, Chassang, inspecteurs généraux de I instruction puhli- <[ue, morts, le premier en 1861), le second en ISS'J, le troisième «Ml 188S. Les historiens (îeflVoy et Zeller. memhres de l'Académie des Sciences morales et politiques devaient mourir l'un en 187ij, Tantreen l'MO. Gréard, vice-recteur dcIAcadémie de Paris, estmorl après Eugène Manuel, en 1903. M. Georges Perrot, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, était, en ISKl. directeur de l'École Normale supérieure; M. Liard, aujourd'hui vice-recteur de l'Académie de Paris, était directeur de l'Enseignement supérieur. M. Troost est merahre de l'Académie des sciences, le D' Fournier, de l'Académie de médecine.

i. Charles Lepère, ancien ministre de l'intérieur était mort en i88(i. Duvaux, ancien ministre de l'instructioa publique, survécut à Manuel; il est mort en 1902. M. Flourens, ancien ministre des Allaires étrangères, est aujourd'hui député de la Seine: M Léon Rourgeois. député de la Marne, plusieurs fois ministre ol président du conseil, était, eu 1801, ministre de l'Instruction publi((ue.

3. (Charles Tissot, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, successivement ministre plénipotentiaire à Tanger, iï Athènes, ambassadeur à Gonstantlnople, à Londres, mort on I88i, à cinquante six ans. M. de Courcel. aujourd'hui sénateur de Seine-et-Oise, ancien ambassadeur à Londres.

4. Auguste Vacquerie, mort en 18î);i,et ^I.Paul Maurice, les deux amis, les deux disciples les [ilns intimes de Victor llugo, qui les

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pire, l'autre sénateur de la République; Maxime tlu Camp, voyant déjà TEgypte dans ses rêves ' ! Toi qui nous tends la main, si élégant et si fier, lauréat du discours franc^-ais au Concours général, tu seras romancier, poète et journaliste, cher et regretté Ulbach-! Et toi que ton prix de version latine i\ la Sorbonne désignait pour d'autres succès, tu seras l'un des premiers comédiens de ce siècle, tu te nommes Edmond Got 3 ! Et ces deux bons enfants rieurs, l'un Jauflret. l'autre Massin. lauréats de la même classe, déjà presque inséparables, c'est About et Sarcey ^, héros du vers latin et du tliènie grec ! Combien d'autres, mes amis, que l'ingénieux chroniqueur de votre Association"' énumère dans son histoire du lycée Charlemagne, sans omettre ceux qui, morts trop jeunes, n'ont pu donner toute leur mesure, comme ce pauvre Thiénot, grand homme déjà pour nous, malgré sa taille exiguë, et qui, avec tous les dons, n'a rien laissé qui lui siu'vive ^ 1 Dans cette foule d'écoliers, mes camarades d'alors, j'allais en oublier un qui ne songeait pas encore à

chargea, à sa mort, de la publication de ses manuscrils. — Sur Laurent Pichat el Clievreau, voir pages ii et 42.

1. Le voyage de Maxime du Camp en Egypte est de 18ii; il était sorti du collège en I8i0. Il est mort en iSDi.

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