‹ Mélanges en proseChapitre 99 sur 106 · ML'SI<>UK ET MUSICIENS · texte numérisé non relu

ML'SI<>UK ET MUSICIENS

tous nos artisU's. — c'est (irouicr, c'est Jarry, c'est l'ruvost '. et combien traulres ! C'est Rabiei* avec Daui'iac, deux philoso[tlies.(leux artistes excellents. l'unavec son violon, l'autre sur le piano'.

Après 1860. le nu)uvenient musical, à TMcole. ju'it une tout autre forme. On sépritde la méthode Galin- Paris-Clievé ; c'était le <;-orit du jour. On chantait aux l'écréations. on déchilTrait les cliœui'S de l'orphéon ; Staub avait une voix pai-ticulicrement agréable ; Félix Alcan tenait le piano; André, avec une rare compétence, dirigeait tout ce mouvement musical '. Mais ce fut une passion passagère, et l'on n'alla jamais jusqu'à réorganiser nos concerts d'autrefois, •le ne pousserai [)as [dus avant ces notes très incomplètes. Ce sont quelques souvenirs surtout personnels, dont je lève un coin à peine, et pour une période très restreinte. Il semble qu'il y ait quelque chose d'original et de piquant à ne voir dans tant d'esprits distingués, ou même supérieurs, (jue les musiciens, à laisser de côté tout ce qu'ils furent dans les sciences . les lettres, la pliilosophie ou l'histoire, pour ne considérer en eux que les aptitudes musicales. L'étude serait même curieuse, si l'on avait les moyens de la pousser un peu loin et d'en tirer des conséquences. Et. à un autre point de vue, n'y a-t-il ])as quelque intérêt à suivre cliez des

1. .larry (promoLion de 18'jl) est mort recteur de l'Académie d.' Rennes en l'JOO. M. Grenier (1850) et M. Pruvost (1833) sont inspecteurs généraux honoraires de l'Instruction publique.

2. M. Rabier (1866) t!st directeur de l'Enseignement secondaire: .M. Dauriac (1867). professeur honoraire de la Faculté des lettres de Montpellier.

:$. M. Ch. André (1861) t-st professeur à la Faculté des sciences do Lyon; M. Félix Alcan (1862), libraire-éditeur à Paris ; M. Staub |186'(), proviseur du lycée Ruffon.

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hommes intelligents et heureusement doués les variations du goût en musique, depuis le temps où Rossini était le Dieu, jusqu'aux luttes de Berlioz et à lépanouissement de la musique moderne? Nous savons que Wagner a mis la main sur les plus jeunes, sur les derniers venus.

Mais cette causerie est «léjà bien longue sur un si mince sujet. J'avoue qu'il ne peut offrir quelque agrément qu'aux élèves de l'Ecole, à qui tous ces noms sont |>lus ou moins familiers. Aussi est-ce bien pour eux, et pour eux seuls. cpie j'ai écrit ces quelques pages, que ceux-là peut-être trouveront trop courtes que je n'ai pas mentionnés dans cette sèche nomenclature. 11 est sûr que la liste complète des Normaliens musiciens reste à faire. Je ne m'en charge point. On la fei*a peut-être un jour, et j'y aurai moi-même aidé. C'est aujourd'hui ma seule excuse.

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