EXTRAITS DE DIVERS JOURNAUX
L'Ordre, 14 octobre 1851.
Vendredi, 10 octobre, ont eu lieu à Saint-Thomas-d'Aquin les obsèques de M. A. de Blignières , professeur de rhétorique au collège Stanislas1. Une assistance nombreuse se trouvait à cette triste cérémonie. On remarquait entre autres MM. Patin , de l'Académie française , Filon , maître de conférences à l'École normale, Requin, professeur à la Faculté de médecine, Lamé, de l'Académie des sciences, Egger, de la Faculté des lettres, les élèves de l'abbé Gaultier, plusieurs des professeurs de rhétorique de Paris , le directeur, les professeurs et une députation des élèves du collège Stanislas, etc., etc. Après la messe, le cortège s'est rendu au cimetière de Clichy , où M. Nourrisson , professeur de philosophie au collège Stanislas , a pris la parole en ces termes :
1. La dépouille mortelle d'Auguste de Bliguières avait été rapportée par son père et son jeune frère de Lyon à Paris où un vieil ami dévoué, M. Le Clerc aîné , avait pieusement tout fait préparer pour que les honneurs funèbres lui fussent rendus. [Sole de l'Éditeur.)
« Messieurs ,
« En présence de cette tombe qui va recouvrir pour jamais les restes d'un fils chéri , d'un ami sûr, d'un collègue dévoué, notre douleur ne peut demeurer muette et demande à s'épancher. C'est pour nous , maîtres et élèves de Stanislas , une consolation tout ensemble et un devoir de rappeler les belles qualités , la rare distinction et les services de l'homme qui vient de nous être enlevé presque au début de la vie et dans la fleur de ses espérances.
« Auguste de Blignières était né avec ce naturel délicat et ardent, qui pousse l'amour du vrai jusqu'à la passion, la pratique du bien jusqu'à l'oubli de soi-même et dont le privilège est d'exercer sur ce qui l'entoure la double et irrésistible influence du charme et de la supériorité. Voué dp bonne heure au culte des lettres par sa propre inclination et aussi par un goût héréditaire, il avait, dès les premiers pas, marqué jusqu'où il pouvait aller. Son nom était connu dans nos fastes universitaires , et cette notoriété précoce s'accrut singulièrement lorsqu'il eut conquis, par une lutte brillante, le titre d'agrégé des classes supérieures. Mais déjà ces Biiccès avaient compromis sa frêle santé. Il dut chercher sous le ciel d'Italie de paisibles distractions et un repos réparateur. Ce fut à son retour, messieurs, que nous eûmes le bonheur de le voir prendre place parmi nous.
« Vous savez dès-lors avec quel talent et quelle conscience, je dirai même avec quel emportement de vertu il remplit la rude tâche qu'il s'était imposée d'écrire à la fois et de professer. Vainement ses parents, ses amis, ses médecins s'effrayaient de tant d'efforts et tentaient de modérer tant de zèle. Lui, peu soucieux de ce qui regarde le corps, et pour ainsi dire esprit pur, n'écoutait que la dictée de son cœur et les nobles inspirations de son intelligence. Il semblait qu'il eût hâte de consacrer par des œuvres sérieuses les courtes années qui devaient lui être départies. Chrétien par-dessus
TESTIMONIA. 249
tout, il obéissait à la loi du travail et le sentiment religieux qui dirigeait sa plume ou animait sa parole faisait tout en lui , le désir de la louange presque rien. Les encouragements d'ailleurs ne lui avaient pas manqué.
« Professeur, il trouvait dans l'affection el les progrès de ses élèves un aiguillon pressant à son activité. Écrivain , il venait de mériter les suffrages de l'Académie française , et son ouvrage sur Amyot avait encore grandi sa réputation naissante. Chacun se rappelle en quels termes un critique éminent rendait compte , il y a un mois à peine, de ce livre, qui restera. « Ce livre, dit M. Sainte-Beuve, fait beaucoup « d'honneur à M. de Blignières; la science dont il fait preuve « n'est pas la seule chose qui plaise en lui ; son affection pour « Amyot décèle ses mœurs, une âme qui aime les lettres, et « qui les aime avec cette humanité d'autrefois , avec cette « chaleur communicative, qui est propre à gagner la jeu- « nesse, et que possédaient les vieux maîtres. Le jeune pro- « fesseur de rhétorique a évidemment en lui de l'aimable, « de l'abondant, quelques-unes de ces qualités d' Amyot qui « se retrouvaient dans Rollin , et qui mettent du charme « jusque dans un enseignement sévère. »
« Voilà l'homme , messieurs , que les lettres et l'Université ont perdu. Mais s'il est regrettable au public , il l'est certainement bien davantage à sa famille et à ses nombreux amis. Il faut avoir connu dans l'intimité cette âme d'élite , pour apprécier tout ce qu'il y avait en elle d'aménité pénétrante, de dévouement illimité, de filiale et fraternelle tendresse , mélange exquis de naïveté et de virilité.
« Pourquoi donc la Providence vous a-t-elle sitôt retiré du monde, vous qui commenciez à en être l'ornement? C'est qu'apparemment elle a voulu nous enseigner par votre exemple combien vaines sont nos joies et combien méritoires les existences les plus rapides , pourvu qu'elles soient remplies. Reposez en paix , ô notre ami ! vous avez assez vécu , puisque vous étiez digne de vivre. Votre souvenir révéré deviendra pour votre famille un adoucissement à sa tristesse, pour vos amis une excitation au bien , pour nous, maîtres et
250 TESTIMONIA.
élèves de Stanislas, un nouveau motif d'attachement à cette maison , que vous avez sincèrement aimée et qui vous garde une reconnaissance impérissable. »
M. Demoyencourt , inspecteur de l'instruction primaire, a prononcé ensuite quelques touchantes paroles ; et l'assistance, après avoir jeté sur la tombe du défunt l'eau sainte présentée par le prêtre, s'est retirée dans un pieux recueillement.
Journal général dp l'Instruction publique, 22 octobre 1851.
Peu de noms sont demeurés aussi chers aux lettrés et môme aussi populaires que celui du bien disant Amyot, comme l'appelait son contemporain Pasquier. Aux rares qualités d'esprit qui l'ont recommandé à l'attention publique, s'est joint, pour la frapper, l'intérêt romanesque prêté par quelques-uns a sa vie , sorte de légende d'un siècle passionné pour la science. C'était donc une entreprise utile que de revenir sur un personnage plus illustre qu'il n'était exactement connu , de dégager à son égard la vérité des traditions mensongères , de reviser enfin , pour en faire sortir une œuvre critique, les jugements et les récits antérieurs dont il avait été l'objet; et cette entreprise nous pouvons annoncer qu'elle a été réalisée avec un très-honorable succès par M. de Bliguières , agrégé pour les classes supérieures, professeur de rhétorique au collège Stanislas....
M. de Blignières ne s'est pas contenté d'exposer avec étendue tous les faits qui se rapportent ù la vie d'Amyot ; il en a éclairé la connaissance par une critique judicieuse. C'est assez dire que les anecdotes romanesques dont Varillas et Saint-Réal ont embelli son histoire, n'ont pas trouvé une Créance aveugle auprès de lui. Les pièces authentiques en main, il a réduit au néant les inventions de ces fabuleux écrivait»!
Le caractère et le génie d'Amvot n'avaient jamais été soumis à un examen aussi scrupuleux. On voit que sa qualité dominante fut un amour oiiiniàtre du travail, qui ne se dé-
mentit ni dans la bonne ni dans la mauvaise fortune. Il ne connut que cette seule passion; il n'eut véritablement qu'une ambition, malgré ses hautes dignités, celle de bien écrire. Comme son biographe le dit par une heureuse imitation de l'idiome de Montaigne , qui est chez lui assez fréquente, « il se refusait à la politique, se prêtait à ses fonctions, ne se donnait qu'à ses études.... »
M. de Blignières avait pris part au concours que l'Académie française ouvrit en 1846 sur l'éloge d'Amyot. Son discours , distingué par cette compagnie et honoré des suffrages de son illustre secrétaire perpétuel1, a été placé en tête de la publication dont nous rendons compte. Mais autour de l'éloge sont venus , par des études ultérieures et en quelque façon complémentaires , se grouper de nouvelles recherches sur l'homme et sur l'écrivain , beaucoup de détails destinés à approfondir le sujet et à fixer définitivement la place légitime d'Amyot. C'est ainsi que M. de Blignières a été conduit , pour mieux mettre en relief le mérite de l'interprète de Plutarque, à faire l'histoire de la traduction en France, et il a pu dire , ce qu'il est d'ailleurs facile d'apercevoir , que nous avons dans son volume le résultat de près de trois ans de travaux persévérants.
Comme il y a beaucoup à louer chez M. de Blignières , je ne craindrai pas de lui adresser tout d'abord quelques critiques. La principale se rapporte au plan de son ouvrage, qui, on le voit , n'a pas été fondu d'un seul jet....
Généralement enfin , il y a dans tout le livre une certaine longuerie d'apprêts , pour parler la langue de Montaigne , l'ingénieux auteur suivant avec un soin excessif chacune de ses idées dans toutes ses nuances et se montrant volontiers porté à traiter avec détail toutes les questions qu'il aborde.
Ce qui l'excusera au reste près du lecteur, c'est qu'il intéresse presque partout; et, l'on ne l'oubliera pas, la mesure
1. Voy. le rapport de M. Villemain , lu dans la séance annuelle du :> juillet l S '. 0 .
252 TESTIMONIA.
et la sobriété ne sont que des qualités de l'âge mûr. M. de Blignières a déployé toutes celles de la jeunesse , surtout la facilité et la grâce de l'imagination ; il a fait preuve , de plus, d'une érudition forte et d'une grande rectitude de sens. Il est toujours correct, élégant et pur dans sa diction ; on reconnaît dans tous ses jugements un esprit nourri des meilleures leçons et formé par nos plus illustres modèles. Son livre ne peut donc manquer d'obtenir un rang distingué parmi les travaux critiques dont s'honore notre époque. Il abonde en renseignements précieux sur le seizième siècle, dont il fait passer sous nos yeux presque tous les hommes célèbres , dont il nous offre à la fois le tableau historique et littéraire. Pour ce qui regarde spécialement Amyot , cet ouvrage, résumé et couronnement de tous ceux qui avaient été faits sur le même sujet, sera sans doute considéré comme définitif, et la carrière semblera close désormais.
Une partie très -attachante des recherches de M. de Blignières se rapporte , on l'a déjà indiqué , à nos anciens traducteurs. On lui saura gré de s'être beaucoup occupé de ces ouvriers modestes de la langue et de la pensée , qu'il serait fort injuste de dédaigner. Il remonte aux devanciers d'Amyot, et le compare ensuite à ses contemporains, puis à ses successeurs, en nous mettant à même, par d'abondantes citations , de contrôler ses jugements....
De nos jours , c'est pour la critique une chance rare et heureuse, que de rencontrer, à la place des opuscules improvisés et éphémères qui sont le plus souvent sa pâture, une œuvre savamment élaborée » t exécutée avec une consciencieuse lenteur. Difficile à se contenter lui-même, pour mieux contenter son lecteur, M. de Blignières a fait preuve non-seulement d'un talent plein d'avenir, mais, ce qui est devenu plus rare peut-être, d'un zèle patient et digne de l'écrivain dont il a rajeuni la gloire. En associant par ses honorables efforts son nom à celui d'Amyol , il s'est pour ainsi dire identifié à lui; il a, par cette communication continue, contracté plus d'une de ses habitudes. Que M. de Blignières, après cet heureux début, se tourne maintenant
vers d'autres modèles , qu'il apprenne à étreindre encore plus fortement sa matière ; qu'il rende son style plus sobre, plus simple et plus sévère ; que l'énergie ajoute , dans sa phrase limpide, du relief à l'élégance ; qu'à l'imitation intelligente d'Amyot il joigne, par exemple, celle de Gommines ou de d'Aubigné ; et nous pouvons lui garantir une des premières places parmi les jeunes écrivains de notre époque.
L'article que l'on vient de lire était achevé et allait paraître (on a cru devoir n'y apporter aucune modification); lorsque l'auteur de ce morceau , sincèrement attaché à M. Auguste de Blignières , mais qui n'en avait été que plus sévère dans l'appréciation de son livre et de son talent, a reçu la douloureuse nouvelle de la mort qui l'avait tout a coup frappé. Depuis assez longtemps, il est vrai, M. de Blignières était faible et souffrant; il avait été même forcé d'interrompre à plusieurs reprises ses fonctions et ses travaux : mais rien n'indiquait qu'il dût être ravi si inopinément et sitôt à ses parents et à ses amis. C'est pour sa famille une blessure qui ne se fermera point ; c'est en outre , une perte bien cruelle pour l'enseignement public et pour les lettres. M. de Blignières , après avoir, sous la direction de son père, si honorablement connu dans l'Université, fait d'excellentes études au collège royal de Bourbon (aujourd'hui lycée Bonaparte ), avait subi très-jeune et avec une rare distinction les épreuves de l'agrégation pour les classes supérieures des lettres. Beçu dans l'un des premiers rangs au concours de 1846 l, et nommé successivement professeur de seconde au lycée d'Amiens , professeur de rhétorique au collège de Stanislas à Paris, il avait tout d'abord joint des travaux particuliers très-sérieux aux laborieuses fonctions de l'enseignement. En même temps qu'il formait d'excellents élèves parla douce autorité de sa parole pleine de charme , par l'alliance
(1) L'auteur de cet article, M. Léon Feugère, professeur de rhétorique au lycée Louis-le-Grand , était un des juges de ce concours.
(Note de l'Éditeur.)
254 TESTIMONIA.
du goût le plus délicat et du plus consciencieux savoir, il attirait, par des essais littéraires, l'attention des meilleurs juges. L'Académie française encourageait ses débuts et l'honorait de ses récompenses. L'ouvrage important, qui a rempli ses trois dernières années, venait d'être salué par les suffi des critiques les plus renommés, en particulier du M. Sainte- Beuve. Cet ouvrage empêchera que le nom de M. Auguste de Blignières ne périsse. C'est là, du moins, avec le souvenir de ses qualités si distinguées d'esprit et de cœur, la consolation qui reste à ceux qui ont connu M. de Blignières. Quant à lui, en voyant s'approcher le moment fatal qui l'arrachait à un présent heureux el à l'espérance du plus bel avenir, il a puisé, nous en sommes certain, de hautes consolations dans la conscience d'une vie irréprochable et dans les pensées religieuses dont son âme affectueuse était remplie.
Journal des Débats, G janvier 1852.
Il ne manquait , je crois , à Amyot que les honneurs
d'un éloge académique. Enfin, cette dernièrejustice lui a été rendue. En 181'.», son éloge a fait le sujet du concours ouvert pour le prix d'éloquence. L'auteur du livre que j'annonce, M. de Blignières, professeur de l'Université, obtint l'accessit. Encouragé par ce succès, il continua pendant trois ans, avec une patience infatigable, ses recherches sur la vie et sur les ouvrages d'Amvot , et, par un enchaînement fut naturel, il les étendit insensiblement sur les autres traducteurs du xvi' siècle et même sur les traducteurs les plue célèbres du comniern rimnt du dix-septième , BUT Perrnt ilWManrourt, notamment. Ainsi s'est formé ce livre tiè>agréable el très-instructif, qui ne parait , hélas! que lorsque son auteur ne peut plus en voir le succès. M. de Blignièr*fi n'existe plus. Une mort prématurée l'a enlevé aux lettres qu'il aimait et qu'il aurait honorées par son talent. Du moins il aura laissé dans ce livre un témoignage de ses heureuses facultés, de ses nobles sentiments, de la pureté et delà soli-
dite de son goût. M. de Blignières était fait pour sentir Amyot et pour l'aimer. La belle âme du vieil écrivain attirait naturellement celle du jeune professeur. Aussi le livre de M. de Blignières a-t-il un mérite que je prise avant tout : c'est un livre vrai. L'auteur ne l'a pas écrit pour écrire et pour faire montre de sa plume brillante; il a suivi son goût et son penchant. Je ne veux pas dire assurément que l'ouvrage soit sans défaut. M. de Blignières était jeune , il avait les défauts de notre temps. Il écrivait avec plus d'élégance que de naturel....
Un autre défaut très-commun aujourd'hui , et auquel M. de Blignières n'a pas échappé, c'est l'abus des notes
Ces défauts, encore une fois, sont aujourd'hui ceux de presque tout le monde et de nos bons comme de nos mauvais écrivains. Ils n'empêchent pas le livre de M. de Blignières d'être un très-solide et très-curieux chapitre de l'histoire littéraire du xvr siècle. On y apprend tout ce qu'on peut savoir sur Amyot , sur sa vie et sur ses œuvres, et beaucoup de choses sur les traducteurs ses contemporains. On y rencontre , chemin faisant , grand nombre d'observations intéressantes sur la formation et le développement de notre langue. Mais ce qui anime tout le livre et ce qui en fait, selon moi , la véritable valeur, c'est l'amour des lettres qui y brille. Ce goût n'atteste pas seulement un bon esprit, il atteste une belle âme. On peut, hélas ! avoir le talent d'écrire sans être un homme estimable ; on peut être un orateur et un coquin , quoi qu'en ait dit Cicéron. On n'a pas l'amour des lettres dans le cœur si le cœur n'est pas bon et honnête. Ce livre de M. de Blignières, le seul que la mort lui ait laissé le temps de faire . honorera sa mémoire et fera regretter à tous les amis de la vieille et de la saine littérature celte vie trop tôt interrompue.
S. de Sacy.
Nous aurions pu multiplier ces témoignages. La plupart des organes de la publicité ont donné une appréciation détaillée de l'Essai sur Amyot
TESTIMOMA.
et payé un juste tribut d'éloges et de regrets à la mémoire de l'auteur. Afin de ne pas paraître insister trop longtemps sur la louange d'un ami , quelque méritée qu'elle soit , nous ne ferons que mentionner d'autres articles que nous avons sous les yeux : ceux de M. Sainte-Beuve, dans le Constitutionnel , 25 août 185) ; de H. Henri Baudrillart, dans l'Ordre, 17 septembre 1851; de M. J. Helleu dans l'Union , il octobre 1851 ; de M. Edmond Texier dans l'Illustration, 15 novembre 1851 ; de M. P. Rollet dans la Bévue des Deux-Mondes , du 15 novembre 1851; de M. le comte Franz de Champagny dans le Correspondant, novembre 1851 ; d'un anonyme dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de France, novembre 1851 ; de M. Marty-Laveaux , dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 2' série , t. III , p. 497 ; de M. V. Cune dans le Journal de Maine-et-Loire , 7 janvier 1852; de M. le vicomte Léviste de Montbrian dans Y Ami de la Beliyion, 12 août 1852.