‹ Mélanges et lettresChapitre 5 sur 67 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

publique, insista pour faire de M. Doudan le chef de son cabinet. Il ne tint pas moins à le garder près de lui, dans la même situation, quand il devint plus tard ministre des affaires étrangères et président de ce cabinet du 11 octobre, où M. Thiers et M. Guizot siégeaient à côté l'un de l'autre. C'est ainsi que, pendant près de cinq ans, M. Doudan n'a pas un instant cessé d'être en relations suivies avec tout ce que la France et l'Europe comptaient de personnages les plus considérables. Je serais bien surpris, si les titulaires les plus haut placés de l'Université, si les membres les plus éminents du corps diplomatique français ou étranger, si la foule des hommes distingués mêlés à tout le mouvement intellectuel ou politique de cette brillante époque, n'avaient pas gardé le plus agréable souvenir du chef de cabinet qui s'acquittait si bien de la mission de leur faire attendre avec patience le moment où ils pouvaient être reçus par le président du conseil. Je doute même, si je m'en rapporte à mes propres impressions, que l'at-

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