‹ MélangesChapitre 19 sur 92 · A.PRÉS LE SUPPLICE DE GEOFFROY VALLEE · texte numérisé non relu

A.PRÉS LE SUPPLICE DE GEOFFROY VALLEE

l'écart est de cinq mois au lieu de dix, mais il y a lieu de faire toutes réserves sur les paroles qu'il place dans la bouche de Geoffroy Vallée. A un an de distance, c'était un on-dit (assez invraisemblable) et pasaulre chose, à moins d'admettre que la vue du bûcher n'ait troublé la cervelle de l'auteur de La Béatitude des Chrestiens, déjà fort ébranlée par les suites de sa fièvre chaude, au point de le faire divaguer.

Parmi ses contemporains seul un rimailleur-amateur des plus inconnus, son concitoyen Claude Marcel, secrétaire du Roi, composa son épitaphe :

Tombeau de Geoffro}- Vallée (en latin). « Comme l'impie Vallée niait qu'il y eut des Dieux et par cela même déclarait la guerre à la Nature el à Dieu, triste charge portée par le gibet, il vomit son âme fétide d'un corps plus fétide encore. Puis quand la mort eut fermé ses yeux et éteint ses prunelles, on porta son corps aux flammes ardentes pour le détruire. C'est ainsi qu'en gémissant il gagna l'horrible rojaume des Ténèbres, loin de la resplendissante demeure du Dieu suprême. Autant il eut pu vivant croire en Dieu autant mort il voudrait pouvoir croire qu'il n'v a point de Dieu.

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