IM DUC
Parbleu] Viàée est étrange, ingjèmus^f gmci^iiae m dernier point. (À part,) Où diable ce Bourset prend-il tout l'esprit qu'U a? Mai» ih c'était un pi^e? Je prendrai mes sûretés. {Haut,) Bouraet, vous êtes un homme admiraUe en expédients , et le vdtre me plaît. Vous aurez mon miUtoUf et iim& un an j'aurai {ait fortune ou j'épouserai votre fille*
BOUBdET.
Oui « m je ne pui9 Yoqs restituer votre million }
LE DUO
Bi£0 entendu I Muis je croies que je vais désirer de le Ilerdre. Noos allons stipuler ces conditions et passer un acte en bonne forme;
BOURasT • U rBgardant fimm^nt.
Le prenez-vous au sérieuiL?
LE DUC
Foi de genlilbog»ne I
£t moi aussi, foi d'honnête homme. L'acte sera passé; quand voulez-vous? La semaine prochaine?
276 LES MISSISSIPILNS.
LE DUC
Ce eoir !
BOURSET.
Vous êtes bien pressé. Mais , mon ami , vos fonds ne sont pas en valeur monnayée?
LE DUC
Si fait , pardieu I en bons et beaux louis d*or et écns d'argent, chez mon notaire.
BOUBSET, avec affectation.
Tant pis I Cette vieiDe monnaie . est frappée de discrédit.
LE DUC
Vous serez bien libre de la convertir en papier, puisque TOUS aimez mieux votre papier-monnaie.
BOURSET.
Mais vous y perdrez , je vous en avertis.
Gomment ! je vous donnerai du métal pour du cUffon , et il faudra encore que je donne du retour?
BOURSET.
Très-certainement ! Où en serions-nous , si le papier n'avait pas celte énorme valeur à la fois fictive et réelle?
LE DUC
G^est merveilleux I Allons, faites!... Voulez-vous que j'opère l'échange , et que je vous paye vos actions en papier?
BOURSET , avec vivacité*
Non pas, vraiment I {Se reprenant. ) Vous y perdriez trop ; je me charge de négocier cet échange à moindre préjudice pour vous. Monsieur le duc, nous reparlerons de cette affaire.
LE DUC
Elle est décidée , j'espère?
BOURSET.
Je n'ai qu'âne parole... Mais nous sommes interrompus.
LE DUC
J'entends, vous voulez en parler à Julie... Je vous laisse ensemble , et je vais en parler à la marquise. Elle va être, pardieul bien étonnée! {A part, en s'éUngnant.) C'est un homme à spéculer sur ses propres entrailles; et sa fille , belle et jeune, doit représenter pour lui une garantie propre à amorcer de plus jeunes que moi. S'il me l'offre, à moi, c'est que l'affaire est bonne.