LES PRÉCÉDENTS , LOUISE , LA MARQUISE
GEORGE , s' approchant de Louise, Louise, vous prierez pour moi, je retourne en Amérique, Il y a long- temps que je me croyais et que je m'étais fait mort pour la France , lorsqu'une curiosité sérieuse m*y poussa de nouveau. Je m'imaginais que la société devait valoir mieux qu'au temps où je l'avais quittée; mais je n'ai pas trouvé ce que j'espérais , et je vais revoir mes forêts tranquilles et mes patients laboureurs. Un ange m'est apparu pourtant sur cette terre ingrate. Son souvenir me suivra partout. Que le mien ne soit pas effacé en vous , mon enfant ; qu'il soit pur et serein comme ma tendresse pour vous.
(// f embrasse au front et se retourne vers Julie, qui se jette dans ses tras.)
LA MARQUISE , à qui le duc a parlé bas.
Oui, grand Dieu! je m'en étais souveut doutée. Ah! mon enfant, ne nous quitte pas au moment où nous te retrouvons.
GEORGE , à la marquise.
Ma tante , vous avez ri bien cruellement ^ mon pre« mier départ.
LA MARQUISE
Tu ne Tas pas oublié )
Je ne m'en suis soavenu qu'ici. De loin , je l'oublierai encore. {La marquise V embrasse. Il saîue Bourset et ie duc, eVsort en jetant à Jutie et à Louise un dernier regard, Louise, qui s* est contenue tant qu'il a été présent, se jette, dès quHi est sorti , dans ie sein de sa mère^ La mat*quise t'emmène,)