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LE DUC BE LA F

Mais où prendriez-Tous l'argent pour le rendre?

BOURSET.

Tenez, messieurs , voyez... « (/< ouvre ies panneaux de boiserie , et leur montre plusieurs rangées de coffres-forts sur des compartiments.)

LE DUC

En voici bien d'une autre I

BOURSET.

Allons f messieurs, parlez, j'attends votre décision* Faut-il appeler mon caissier et faire compter à chacun de vous la somme qui lui revient? Il faudra bien que vous renonciez aux bénéfices ; car, vu l'état des choses, je ne puis rembourser que les intérêts du capital.

LE COMTE DE HORN

£t pourquoi donc y renoncerions -nous? qui donc a besoin de son capital ici? Sommes-nous des gens de rien pour ne pouvoir risquer chacun une bagatelle d« cinquante, cent, deux cent mille livres? Il y a là une affaire magnifique. Moi , je ne veux pas y renoncer. Les fonds sont en sûreté chez M. Bourset de Puymonforti Appoyé comme il l'est par le régent» et ami intime de Law, il fera révoquer l'arrêt avant qu'on ait songé k examiner sa caisse. Qui l'oserait, d'ailleurs? Nous, nous ne passerions pas vingt-quatre heures avec des fonds

3 i8 LES AUSSISS1P1E>S.

sans être inquiétés. Ainsi , mon avis est que nous donnions à rhonnête et respectable M. Boarset une preaTc de notre confiance en réparation de Toutrage que nous n'avons pu empêcher aujourd'hui. Qu'il garde nos fonds et qu'il les fasse valoir. Nous avons été trompés par de faux renseignements, l'affaire est meilleure que jamais. Il faudrait être lâche pour renoncer à l'avenir que Thabileté, la probité et l'immense solvabilité de M. Bourset ouvrent devant nous.

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