DE MARIE MADELEINE A LA CROIX ET AU TOMBEAU DE JESU
Restaient la croix et le tombeau ; c'était là que rëternité attendait Dieu et l'homme. La croix et le tombeau vivent encore ; mais ils ne regardent plus que l'homme. Au temps dont je parle, c'était tout ensemble la grande affaire de l'homme et la grande affaire de Dieu. Approchons-nous donc d'eux, et de la croix d'abord , comme du centre où il a plu à Téternelle sagesse d'attacher pour nous la lumière , l'amour et la vie. Ce n'était alors, au lendemain des acclamations de Jérusalem, au surlendemain des joies de Béthanie, qu'un horrible instrument, un supplice de douleur et d'opprobre. Il épouvantait le monde, et c'était lui qui devait le rassurer; il était maudit , et c'était lui qui devait le bénir. Mais cette transfiguration n'avait pas encore eu lieu , et la croix du Calvaire, la croix du Fils de l'homme, avait encore ce jour- là toute son horreur et toute sa nudité. Regardons-y, pourvoir qui nous trouverons fidèle à ce rendez -vous du ciel et de la
terre.