‹ Mélanges Henri Weil [microform]. Recueil de mémoires concernant l'histoire et la littérature grecques dédié à Henri Weil ... à l'occasion de son 80e anniversaire; ouvrage contenant un portrait en héliogravure, une phototypie hors texte et plusieurs illustrations dans le texteChapitre 67 sur 96 · DU MONASTÈRE DE STROUMNITZA · texte numérisé non relu

DU MONASTÈRE DE STROUMNITZA

L'inventaire du trésor et de la bibliothèque du monastère de Stroumnitza, en Macédoine!, publié plus loin, est emprunté au cartulaire, ou {ypicon, de ce couvent, dont une copie (aujourd’hui n° 1222 des manuscrits du Supplément grec de la Bibliothèque nationale) ἃ été rapportée d'Orient, en 1865, par feu Emmanuel

Miller, qui la mentionne en ces lermes dans son premier rapport ?, sous le n° 4: « Histoire de la fondation d’un monastère grec de la « Macédoine à la fin du xx siècle. On y trouve un cataloque des « manuscrits, des peintures et des objets précieux qui y étaient con- « servés ἃ celle époque. »

La première pièce de ce cartulaire (fol. 1-3) est un privilège de l'empereur Alexis [ἢ Comnène, exemptant le monastère, placé

ι Stroumnitza (Stroumpitza, Stroumitza, Stroumtza, Stroudjma, Ostroumdja), l'ancienne Tiberiopolis, est le siège d'un évêché de Macédoine, situé à 95 kilomètres nordnord-ouest de Salonique, sur une rivière du même nom, au pied de la Blagoucha Planina. On peut consulter sur cette ville : W.-M. LEAKE, Travels in northern Greece (1835), t. III, p. 465 suiv.; TArEL, de Thessalonica (1839), p. 294 et 314; et surtout le mémoire récent du D° Constantin JiRECEx, publié dans le tome CXXXVI, n° χι, des Sifzungsberichle de l'Académie de Vienne : Das christliche Element in der topographischen Nomenclatur der Balkanländer (1897), p. 66-69.

Il est plusieurs fois question de Stroumnitza dans les historiens byzantins aux xr° et ΧΙ" siècles. Cf. CeprENuS (ed. Bonn.), II, 459, 14; 463, 22; 467, 11; ANNA COMNENA, II, 149, 5 ; NicETAS CHONIATES, 644, ἢ; 665, 12 ; etc.

2 Monileur universel du 13 mars 1865; réimprimé dans les Archives des Missions scientifiques el lilléraires (1865), 2° série, t. Il, p. 493-521 ; le Mont Athos, etc. (1889), p. 369-386; et par extraits dans la préface des Mélanges de Littérature grecque de Emm. Miier (1868), p. 1-1x, et dans le Catalogue des manuscrits grecs, etc., de feu Emm. Miller (1897), p. IX-Xv.

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sous l’invocation de Notre-Dame de Pitié (Θεοτέχος ἡ Ἐλεούση), de la juridiction des juges impériaux, de l'archevêque de Bulgarie et de l’évêque de Stroumnitza ; l’acte est daté de juillet 1085, et mention est faite de son enregistrement au secrétariat τῶν Οἰχειαχῶν ", le 26 juillet.

Une seconde bulle (fol. 4-6), aussi d’Alexis 1“ Comnène, datée d'août 1106, avec mention de son enregistrement au secrétariat τοῦ Σεῤαστοῦ, le 23 août, concède des terres et différents revenus au monastère ainsi qualifié: τὴν χατὰ τὸ θέμα Στρουμπίτζας, περὶ τὸν πρόποδα τοῦ ὄρους συστᾶσαν μονὴν, παρὰ τοῦ πρὶν ἀρχιερέως τῆς χώρας ἐπ᾿ ὀνόματι τῆς ὑπεραγίας Θεοτόκου τῆς Ἐλεούσης, ἐγγύς πο.» τοῦ χωρίου τοῦ λεγομένου [Παλαιοχάστρου.

Un troisième acte (fol. 7-8), de l'empereur Manuel I‘, confirme les privilèges précédents: il est daté de janvier 1152, avec mention de l'enregistrement en février aux secrétariats τοῦ μεγάλου Λογαριαστοῦ εἴ τῶν Οἰχειαχῶν, et est suivi de trois autres pièces en faveur du monastère, émanées du même souverain et datées de 1156, 1159 et 1160 (fol. 9-10).

Aux fol. 11-14 et 15-23, se trouvent deux longues énumérations de biens-fonds et revenus du monastère: le premier, daté de 1152, a été passé en présence de l’higoumène Denys.

L'acte de fondation du monastère est enfin transcrit aux fol. 24-52, avec le titre suivant ὃ: Τὸ ἴσον τ 16 διατάξεως τοῦ ὁσιωτάτου πατρὸς

Παλαιοκάστρῳ λεγομένῳ iSpuuévr. Au début de ce testament, le fondateur Manuel, évèque de Stroumnitza, donne quelques renseignements sur sa personne : ᾿Εγὼ Μανουὴλ ὁ ἐλάχιστος μοναχὸς, χαὶ ἐπίσχοπος Τιθεριουπόλεως, ἤγουν Στρουμοίτζης, τῆς συνόδου τῶν ἐν τῇ σεόχοαμίᾳ

“- «ὦ ᾿ ΄ LE 4 ’ FA ᾿- ’ \ » - ’ “Ὁ HOT τοὺ αγιου Αὐζεντίου μονᾶγχων εἰς γενόμενος, χα! EV τῇ τοιχυ τ μονὴ

ΟἿ. Du Caxce, Cons{antinopolis christiana, p. 160-161.

* Cet acte de fondation n'est pas daté, mais on peut le rapporter aux environs de l'an 1080. Cf. l'inscription commémorative de la restauration du monastère de Stroumnitza, publiée par M. P.-N. PapaGEORGIOU dans la Byzantinische Zeitschrift (1894), t. ΠΙ, p. 288 : ᾽ν μονῇ Θεοτόχου τῆς ᾿Ελεούσης χειμένης πλησίον τῆς Στρουμίτσης σῴζεται ἡ ἑξῆς ἐπιγραφὴ, εὐμενῶς ἀναχοινωθεῖσα mot ὑπὸ τοῦ K. Δημητρίον ‘Pitou ἰατροῦ : « ’Eveovoyiôn ὁ ναὸς ὑσιως (sic) τῆς ὑπεραγίας Θεοτόχου τῆς ᾿Ελεούσης ἐξ αὐτῶν τῶν βάθρων παρὰ Μανουὴλ μοναχοῦ χαὶ γεγονότος. ἐπισχόπου Τιδεριουπόλεως || Ἔν ἔτη Te D, Τ,. — d. IL ἥ. Γ΄ 3233» (Ἰνδιχτιῶνι, 1080).

τὸν ἀσχητιχὺὸν πᾶλα!: δίαυλον χρόνον τινὰ μετελθών. Plus loin, ce sont

quelques détails sur la fondation du monastère : Περὶ δὲ τῆς δομηθεί-

σὴς ἐκ βάθρων αὐτῶν νεοχτήτου μον μονῆς παρ΄ ἐμοῦ, ἐπ᾿ ὀνόματι τῆς ᾿Ἐλεούσης με Θεομήτορος, ταὐτὴν χαὶ γὰρ τὴν χλῆσιν ἡ τοιχύτη εὐτύχηκεν, διαλήψεται πχρεχθατιχώτερον DUNŸ TE χαὶ σχολχιότερον ἡ γραφὴ, KA τὴν éunv ἐπὶ ταύτῃ βούλησίν τε χαὶ θέλησιν διατρανώσει ἀριδηλότερον. Καὶ γὰρ πρότερον τὸν τῆς τοιχύτης υονῆς τόπον ἐρείπιον ὄντα χαὶ ἄχρηστον, χαὶ ὑπὸ τὸ θέμα μὲν Στρουδίτζης τυγχάνοντα, ἐν τῷ Παλαιοχάστρῳ δὲ διακεί-

9 ΄ , 7 \ , ’ ME ’ es Ἃ μενον, δι OLLELGY μου VOULG'LATOY ἐξωνησάμιενος VA 42 ἐξόδοις ἀπεῖροῖς περια

γαγὼν, εἰς τὴν ἐν τούτῳ νῦν φαινομένην χατάστασιν εὔχρηστον χαὶ ἄχρηστον τῇ Θεομήτορι ἀνάθεμα χαθιέρωσα. Il établit dix moines sous l'autorité de l’higoumène Hélie, et, après de longues prescriptions liturgiques,

ajoute : Τὴν dé γε τοιαύτην ἰδιόχτητόν U.0 μονὴν. τὴν ἐπ᾽ ὀνόματι δηλαδὴ τῆς ᾿Ελεούσης με Θεοιμήτορος α᾽ τοδέσποτον χαὶ χαθ᾽ ἑαυτὴν διεξάγεσθα! θέλω, καὶ διορίζομαι Un ὑποχειμένην προσωπείχ τινὶ ἐχχλησιαστιχῇ... Καὶ γὰρ κατὰ τὸν γεγονότα μοι καὶ ποοσίντα ταυτὸν χρυσόδουλλον λόγον παρὰ τοῦ χρατίστον χαὶ ἁγίου βασιλέως ἡμῶν κυροῦ ᾿Αλεξίου τοῦ Kouvrvo5, χᾶριν ἱκετηρίου εὐχῆς τῆς διαμονῆς τοῦ Θείου χράτους αὐτοῦ, οὐχ ἐξέσται τινὶ TOY χατὰ χώραν πραχτόρων, δουλιχῶν out... τοῦ θέυχτος Τιόεριουπόλεως, ἤτοι Στρουμίτζις, ἢ τῶν μετὰ τὴν ἐμὴν εὐτέλειαν θεοφιλεστάτων ἐπισχόπων τῆς ἐν τῷ αὐτῷ θέματι Στρουμοίτζης ἁγιωτάτων ἐπισχόπων, χαὶ αὐτῶν τῶν ἁγιωτάτων προέδρων τῆς ἀρχιεπισχοπιχῆς Βουλγαρίας.

Cet acte de fondation est immédiatement suivi (fol. 53-66) de l'inventaire du trésor et de la bibliothèque, imprimé plus loin!, à l'exception d’un long préambule, contenant des anathèmes et prescriptions Juridiques, tirés des canons ecclésiastiques et des lois impériales (fol. 53-55),

Les n° 1-33 de cet inventaire présentent la liste des saintes images conservées dans le monastère, tableaux, diptyques, triptyques, offrant les images du Christ,de la Vierge et des saints Pierre et Paul, Jean-Baptiste, Jean Chrysostome, Nicolas, Ménas, ete., avec un reliquaire de la vraie Croix (n° 33), orné de portraits de Constantin et de sainte Hélène.

Les n° 34-102 offrent la suite des livres qui composaient la biblio-

thèque du monastère; ce sont presque tous des textes bibliques ou

! Des inventaires analogues ont été publiés par MM. C. Sathas, Ch. Diehl, ete. — Cf. K. KRUMBACRER, (reschichte der byzantin. Litleratur (2° éd.), p. 508 suiv.

liturgiques, et aussi quelques recueils de vies de saints ou d'œuvres des Pères : saints Basile, Clément, Ephrem, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome, Jean Climaque ; deux collections de droit, etc.

Les n* 103-119 donnent la liste des diplômes ou privilèges accordés au monastère, et, sous les n°** 120-179, se trouve la nomenclature des ornements d'église et instruments du culte.

Cet inventaire est signé (fol. 65-66) par tous les moines de Stroumnitza, au nombre de vingt-trois, y compris l'higoumène Meletios, et est contresigné par trois délégués de l’évèque Clément !, parmi lesquels on remarque le nom de Jean de Cyparisse. Si ce Jean de Cyparisse est le théologien bien connu, adversaire de Palamas, qui florissait vers le milieu du x1v° siècle, sa présence peut fournir un précieux élément pour fixer la date de la rédaction du cartulaire, ou {ypicon, de Stroumnitza. En effet la clausule finale de ce cartulaire est datée du 10 février. second jour de la semaine, indiction 12, et, de tout le x1v° siècle, la seule année à laquelle cor-

respondent ces indications chronologiques est l'année 1344,

᾿Ελεούσης An ds ὑπερευλογη μένης πε- 9 Ξ Ϊ ᾿ 5)

’ 9? e es — \ !

, e ’ \ , \ / \ Ὁπηνίχα δὲ ὃ ὑσιώτατο RATIO ἡμῶν χαὶ χτητωρ τὴν τοιαύτην μονὴν ᾿ \ ’ ’ ΄ ’ 3 [4 , ἐδήματο, καὶ τὰ οιέρωσε πράγυιχτα, εἰς βοέόῤαιον ’ ’ ’ » Π ᾽ ’ .

! Cet évêque n'est pas cité dans LequiEx, Oriens christianus, 1, 1223-4224. non plus que l'évêue Callinicos, signalé par M. PapaGrorGrou, dans la Byzantinische Zeitschrift (1894), t. III, p. 288.

? Suit un long préambule contenant des anathèmes et règles juridiques, empruntés aux canons ecclésiastiques et aux lois impériales,

ι. Etxov σάρουτ, ἡ ἁγία Θεοτόχος, κάθισμα μετὰ βρέφους, ἔχουσα περιφέρειαν, ἀργυρὰ διάχρυσος.

3. Eixov Θεοτόχος, ὑλογράφος, ἔχουσα φέγγος στενὸν χαὶ TEPUDEO στενὰ, ἄνευ εἰκόνων, ἀργυρζ διάχρυσα.

τ « ” ἢ « e , » \ / ξ Ε seur Ko ταῦτχ μὲν εἰσὶν ἃ εὐ" γεν ELXOVITUATA LE2X διχφόρων ἁγίων χεχοσυνημμένα.

᾽ . ᾽ LA ΕῚ ’ 5 4, Εἰσὶ δὲ LAOGUNTAL εἰχόνχι αὗται, Ἔγουν᾽

314 H. OMONT , ’ ΄ , y + ΄ \ 16. Εἰχὼν τρίπτηχος, ἔχουσα ὃ μία, πηχυχῖον, ἤγουν à μέσος, τὴν ε , ΄ e NA « , LS. - , \ δ." Ὁ ἁγίαν Σταύρωσιν, αἱ δὲ ἕτεραι δύο τὴν Κοίμησιν τῆς Θεοτόκου, τὴν ἁγίαν

e , \ Ἢ , 11. Ἑτέρα εἰχὼν, Σωτὴρ, λαιμὶν ὃ "Eugavounx.

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