Mgr Tangiiay, Dictionnaire généalogique, vol. V, p
iFrançoia-Bonaventure Grenier, né à Lotbinière em 1700, épousa en 1727 Marguerite de Xevers dit Bois\^ert, née au Canada. On trouve ce ménage aux forges Saint- Maurice de 1738 à 1751.
Pierre Dasylva dit Portugais, né à Québec en 1715, charretier aux Forges, est parrain en ce lieu, le 3 août 1738, de Pierre, "fils de Bonaventure Grenier et de Marguerite Nevers, habitaints des Forges." Le 12 janvier suivant, il épouse Ursule, fille de François Dupuis et de Marguerite Bayard dit Lamontagne (9).
Jean-Baptiste, fils de François Dupuis et de Marguerite Bayand dit Lamontagne, des Trois-Bivières, épousa dans cette ville, le 25 octobre 1739, Catherine, fille de Jean- François Constantineau et de Louise Mat, aussi des Trois- Rivières. Pierre Bouvet, témoin. Le frère Augustin Quintal célébra le mariage. Dupuis était charretier aux Forgea, où il a toujours vécu par la suite, ainsi que son frère Antoine.
Antoine Dupuis, frère du précédent, était aussi enployé aux Forges. Etant veuf, il se remaria aux Trois-Rivièrea le 10 septembre 1741, avec Ursule, fille de Pierre .\lary, iCanadien.
Brigitte-Exupère, soeur de ces deux Dupuis, épousa le 9 mai 1740, Elie Manceau dit Lajoio. En cette occasion, le registre donne à la mariée le surnom de Jolicoeur.
Pierre Bouvet, né à Québec en 1715, épouse aux Trois- Eivières le 7 janvier 1741, Catherine Bériau dit Lamarche, d'une famille des Forges. Il était maître-taillandier aux
9. Dasylva était encore aux Forgea en 1748. Cette famille était au pays depuis 1680 ou environ et laissa une nombreuse descendance.
Forges depuis 1738 au moins. En 1739, il signe au mariage de Jean-Baptiste Dupuis, des Forges. De 1741 à 1759, ce ménage fit baptiser sept enfants.
Pierre Alary, natif de Lotbinière, employé aux Forges, se maria en 1739 avec Marguerite Houde, de la paroisse de Saint-Nicolas, près Québec. Au registre de Téglise deis Trois-Eivières, sous la date du 25 mars 1740, est inscrit le baptême de Pierre, fils de Pierre Alary et de Marguerite Houde. La marraine est Angélique Houde, L'acte ajoute que la cérémonie a eu lieu dans la chapelle iSaint-Maurice, c'est la première mention de cette chapelle.
Jean-Baptiste Bériau, né à Québec en 1712, se maria aux Trois-Rivières, le 8 février 1739, avec Catherine Picard. Il était forgeron aux forges Saint-Maurice. Sa soeur Elisabeth, née en 1726, à Québec, épousa Nicolas Champagne contremaître des Forges. Son autre soeur Catherine-Louise, née en 1722 à Québec, se maria avec Pierre Bouvet, maîtretaillandier aux Forges. Leur frère Joseph-Marie, épousa Josephte Beaudry en 1748. Tous ces mariages furent célébrés aux Trois-Eivières et aux Forges.
Simon Boin ou Bouin dit Dufresne, né à Lorette en 1717, marié aux Trois-Rivières le 8 février 1739 avec Catherine Pineau dit Laperle, Canadienne, paraît avoir été occupé aux Forges en 1738. Vers 1749, on le retrouve à la Pointe-du-Lac.
François-Pierre Beaupré, fils de Philippe et de Judith Saunier, paroisse Sainte-iCroix, vilile de Metz, en Lorraine, s'était marié à Québec en 1725 avec Thérèse Mercier et en 1738 ce ménage est aux Forges avec cinq enfants. Beaupré est maître-serrurier. Le 16 octobre 1739, ils font baptiser leur sixième enfant dont le parrain est François Caisse déjà mentionné. Quatre jours aiprès, au registre de la paroisse des
Trois-Einères on voit l'acte ide sépulture de "Pierre Beaupré, maître-serrurier des Forges, frappé hier d'un coup mortel qui lui a cependant laissé le temps de recevoir l'absolution et le sacrement de l'Extrême-'Onction."
Le 23 novembre suivant, la cour de justice étant assemblée se composait de Louis- Jean Poulin sieur de Courval (il BÏgne Oourval) seigneur de Nicolet, conseiller du roi, juge-eachef du gouvernement des Troi's-Eivières ; Louis- Joseph Grodefroy de Tonnancour agissant comme procureur du roi ; Jean- Baptiste Fafard de la Framboise, substitut du procureur du roi. Le sieur Simonnet LefebvTe accuse Jean Brissard dit Saint-Jean, soldat de la com'pagnie de Coumoyer, d'avoir tué le nommié Beaupré et, comme on ne ipouvait s'assurer de la personne du coupable, la sentence porte qu'il est condamné à être pendu en effigie et jeté à la voirie. Le sieur Alexis Fafard de Francheville appeille de ce jugement devant le Conseil supérieur de Québec. Le 23 janvier 1741, è- Québec, la veuve Beaupré épousait Marc Lelièvre.
Sylvain Chabanac dit Berry, soldat de lia compagnie de îLongueuil, fils de Pierre et de Marie Ouérinne, paroisse de Monay, diocèse de Bourges en Berry, "dans l'ancienne France", épouse aux Trois-Bivières, le 24 août 17»39, Geneviève Dehomay dit Laneuville, native de Sainte-Croix de Lotbiiiière et "les deux éipoux habitent les Forges," ajoute 'le frère Augustin Quintal qui célèbre le mariage. Je n'ai pas pu faire identifier l'endroit appelé ci-dessus Monay, par un ami de cette région de la France qui a vainement fait des recherches à ce sujet. En 1760, la veuve de Chabanac (pas d'enfant) se remarie avec Jean Lisieu-x, venu de l'Angoumois et qui demeurait aux Trois-Rivières depuis 1726.
Elie Manceau ou Moussin ou Limousin dit Lajoie, né en 1715, fils de Pierre et de Madeleine Hiibout ou Héliot, de la
iparoisse Saint-Surin de Bordeaux, était soldat dans les troupes de la colonie. Lie 9 mai 1740, aux Trois-Ri\aères, il éjpousa Brigitte-Exupère Dupuis dont les deux frères demeuraient avec elle aux Forges. La joie, comme ou le nommait le iplus souvent, était employé aux Forges. Sa descendance existe encore.
Jean Mantenet, natif de Nesle, diocèse de 'Langres en Champagne, était fils de Jean et de Biaise Baquet. Aujourd'hui c'est Nesle-et-lîklassoult, une localité de 404 habitants en 1909, canton de iLaignes, arrondissement de €hâtillon-sur- Seine, Côte d'Or. On a constaté que vers 1730 il y avait des familles Mantenet à Xesle. 'Mantenet était employé aux forges Saint-Maurioe en 1738 ou même en 1737. Le 13 janvier 1739, il épousa Madeleine-Françoise Béehard à Bécancour. De 1740 à 1753, ce ménage fit baptiser huit enfants.
Au baptême d'Angélique, fille de Jean Aubry et de Antoinette Gruéry, des Forges, le 7 décembre 1739, la marraine est demoiselle Angélique Perrault et le parrain JeaniBaptiste Simonnet, lesquels signent avec le Frère Augustin Quintal "missionnaire des Forges.'' Cette marraine, née à Québec en 1 724, était fille de François Perrault et de Suzanne Page de Carcy (idécédée à Québec en 1733). Ses frères et soeurs, au nombre de six, vivaient peut-être à Québec ; en tous cas, le père François, marchand forain, se tenait dans la région des Trois-Rivières.
François Thomas dit Tranchemontagne, né en 1706, fils de François et de 'Catherine Ribard, du diocèse de Rouen, Normandie, était sergent de la garnison des Trois- Rivières lorsque, en 1734, il épousa Madeleine-Catherine, fille des défunts Aubin Maudoux et Madeleine Provencher de Saint-François-du-Lac. La mariée demeurait au Capde-la-Madeleine où eut lieu le mariage. En 1740, ce mé-
nage était aux Forges où Thomas trayaillait à la fabrication du ctiarbon de bois. Il signe nettement sur un témoignage en 1757: François Thomas (10). Son fils François, né aux Trois-Eivières en 1735, s'établit à l'île Dupas après son mariage avec Pétronille Le Boulanger dit Saint-Pierre et de lui sont descendus les Tranchemontagne de Berthier.
Ignace Adam (signait Adam tout court) était le petitfils de Jean, notaire à la côte de Lauzon, et fils de Jean- Baptiste, de Batiscan. On le voit aux Forges en octobre 1740, avec sa femme Françoise Baribault dit Beaupré. Ils s'étaient mariés à Batiscan en 1736 et en 1749 on les retrouve à Batiscan.
Nicolas Mergé, que je voie aux Trois-Eivières en 1741, puis <.'hauffeur aux Forges en 1744, m'échappe après cette dernière date.
Jean-ISTicolas Eobichon, né le 2 août 1714 (pas 1700) à Edreville, fut baptisé de suite à Xerigny, près de là. C'est dans la Côte d'Or, Bourgogne. Le père de l'eufant se nommait Nicolas et la mère Marie Dubois. Parrain : Jean Valantin; marraine, Marie Maçon, tous deux de Saint- Mouzé, localité voisine où la famille Eobichon demeurait plue tard, vers 1737. Jean-Nicolas était marteleur aux forges de Courtinon, dans le voisinage de Saint-Mouzé, en 1738. Le 2 janvier 1740, il s'engagea au sieur Olivier de Vezain pour trois années et le service de deux forges au Canada, à raison de «lille francs par an. Après ces trois
10. Nous croyons plutôt maintenant que c'est son fils François, alors âgé de vingt-deux ans, qui signa ce témoignage. Car, aux archives judiciaires de Québec, nous avons vu un document (No. 1286) où il est dit que FraxL^is Thomas, père, fut tué aux Forges en 1742.
LES FOUGES SAINT-]VL\URICE 79
ans, lui et èa mère auront leur passage gratuit pour rentrer en France.
Dans le cours de cette année 1740, Jean-Nicolas et sa mère sont aux forges Saint-Maurice, Le 13 mai, il épouse Denise Oliaput, Canadienne, dont la famille est déjà mentionnée ici. Ils ont élevé six ou sept enfants.
La population du Canada venait de l'ouest de la France, et surtout de la partie agricole de ces contrées. Les ouvriers des Forges se sont recrutés dans l'ouest de la France, uniquement dans les hameaux qui entouraient les mines de fer et les usines métallurgiques. C'est le fer en grain qui est le plus répandu dans le sol de la Bourgogne, comme autour des Trois-Eivières. Les forges de Bourgogne et Franche-Comté forment un groupe industriel très ancien, mais les méthodes qu'on y suivait en 1730 ne dataient guère de plus de cinquante ans; elles provenaient de la Suède où Colbert avait envoyé des ouvriers pour les initier aux pratiques des Suédois réputés les plus experts dans la fonderie, . le martelage du fer. Cîourtépée dans sa Description diC^ duché de Bourgogne, parle des forges de ce pays en 1777:
"Dans les environs de Châtillon-sur-Seine, il y a celles de Vauvey, Villote, Chameçon, Rochefort, Ampilly, Voulain, Essarois, Vucoïïes, Liguerolles, Gurgy, Cour-l'Evêque, Sainte- Colombe, etc. . . " "Les fers qui sortent de ces forges sont presque d'une même essence, de qualité aigre, excepté celles de Chameçon et de Rochefort, dont les fers sont bons et fort doux. 'Celui de Liguerolles, Gurgy et Villote est plua dur et plus cassant. Les forges do Villars et de Marcy donnent des fers de la meilleure qualité et passent pour les premiers de la Bourgogne. Les forges de l'Abergemont, Moloy, Courtinon, Compasseur, Villeoomte, Diénay, sont aussi en réputation de fer fin. Elles ont assez d'afflouage
et de bois, exceipté celle de TAbergeinont et de Diénay qui n'ont que le cours d'eau, mais elles consomment les mêmes qualités de mines que les autres et ne manquent pas de bois, étant à portée d'acheter ceux qui les avoisinent en quantité.
"La forge de Pelleray, à deux lieues de Sainte- Seine, fournit d'assez bons fers, mais il y a peu de bois et les mines sont trop éloignées; on en vient souvent prendre jusqu'au Val-Suzon. L'on fabrique de bons fers marchand et fonderie en quantité dans la forge de Tréchâteaux, qui dépend de lia direction de Dijon, quoique située dans la généralité de 'Clhamipagne. On y peut fabriquer quatre cent milliers de fer par an, sans càômage, de même qu'à Marcy, Moloy, Villeoomte, Courtinon, Compasseur et Buffon. Toutes les autres donnent moitié moins, excepté celles du Charollais, dans chacune desquelles on peut faire trois cents milliers de fer par an sans accident."
Tarisul, c'es t Courtinon et aussi iCompresseur : Tarsul ou Cbmpasseur. Diénay annexe de Villecomte sur il'Ignon. Depuis Pelleray jusqu'à Diénay, plusieurs forges et fourneaux sur rignon, qui tombe dans .la Telle à Trédiàteaux qui est "une belle forge". Marcy est sur la Telle. Diansevoir est voisin des forges d'Arc-en-Barrois. Pdleray sur l'Ignon était en activité avant 1687. Quant à Bèze, on parlait de ses forges en 1435 et en 1619. Celles de Fontenelle furent construites en 16'29 et en 1658.
Les forges de Lenglay, canton de Recey, furent établies à Froidvent en 1508. Elles appartiennent aux Chartreux. Montigny-sur-Aube poisséda des forges en 1202; celles de Gissez-sur-OuiChe datent de 1211, 1413 et 1601.
LE FIEF SAINT-ETIENNE EST AJOUTE AU DOMAI- NE DES FORGES. — DIFFICULTES FINANCIE- RES DE \CUGNET. — LES FORGES SONT MAL ADMINISTREES. — FIN DE LA COMPAGNIE CUGNET. — 17JiO-17Jt2.
Par des actes des 6 et 13 aTril 1740, le roi confirmie l'acte du 12 septembre 1737 qui accorde là "la comipaguie des forges de fer du Canada" une étendue de terre additionnelle de deux lieues de largeur sur trois lieues de profondeur appelée le fief Saint-Etienne et des terres qui isont au nord-ouest depuis ce fief iSaint-Etienne à prendre, le front, sur la rivière des Trois-Eiiàères en remontant jusqu'à une lieue au-'dessus du saut de la Gabelle sur deux lieues de profondeur, pour être le dit fief Saint-Etienne et les terres qui sont au-dessus incorporé au fief Saint-Maurice.
En même temps le roi en conseil décide que la réclamation soumise par les fermiers du domaine d'OiCcident en Canada contre Cugnet n'est pas applicab'le aux forges Saint- Maurice. ■Cugnet(l), agent des fermiers en question, se Toit dans l'impossibilité de régler ses comptes avec eux mais
1. CugTiet dit Provençal, né en 1688, a dû arriver an paj's vers 1719, car il ne figure pas au recensement de Québec en 1716. En mai 1724, Cugnet est nommé agent du domaine d'Occident en Canada. Son magasin était dans la rue Sous-le-Fort. On lie qualifie aussi de fermier du domaine du Labrador, premier conseiller au Conseil Sui>érienr de Québec (1733) et receveur général du domaine du roi. De 1727 à 1732, il commerça avec (îatineau sur la laine des boeufs ililinois. Mais cette entreprise tomba aussitôt.
cela n'affecte nullement les forges qui sont une toute autre affaire quoique le sieur Cugnet y soit intéressé. De plu3, ajoute le président du Conseil, le roi est le principal créancier de la compagnie des forges et, à ce titre, devrait être TemtK)ursé le premier s'il y avait prise contre les dites forges.
Aux mêm^s dates d'avril et encore en mai suivant, on écrit de Versailles qu'il est accordé à la compagnie des Forgea un nouveau délai de quatre ans pour le remboursement des .avances faites par le roi et que les fers des forges qui seront employés au service public seront vendus au roi à une réduction de dix pour cent sur le prix de France.
Une note de Versailles montre qu'on avait engagé des ouvriers dans le royaume pour les forges Saint-Maurice. C'est du 2 mai. Le même jour, on fait savoir au gouverneur Beauharnois que le Conseil a reçu le rapport concernant les travaux du sieur de Léry, ingénieur, dans la construction des édifices des forges. Dix jours plus tard, le Conseil se plaint de de que cet établissement marche mal et il ajoute que le frère du sieur Olivier, directeur des forges, va partir pour le Oanada.
Le 29 mai on donne avis au sieur Olivier de Vezain qu'il est impossible de procurer â sa compagnie l'exemption des droits de miirque de fers pour les produits qu'elle enverra en France.
Cugnet, malgré ses talents, courait trop de lièvres à la fois, ce qui l'obligeait à négliger les forges. Ses associés ne pouvaient le suppléer et encore moins prendre sa place. Le fait que le souverain aidait de ses deniers, sous forme de prêt, l'entreprise des fers du Canada nous étonne puisque le principe colonial, entendu selon le sens français de ce temps, voulait dire: la colonie pour 'le bénéfice de la France et oel*
uniquement. On ne nous permettait ni commerce ni fabrique afin de ne pas gêner le royaume. A qui donc attribuer l'influence qui amena le roi et son conseil à assister Poulin- FrancheTille, puis la société Cugnet? Je .dirai: Beauharnois et Hocquart en attendant que l'on connaisse le dessous des cartes, si jamais on le découvre. Le cas est à peu près unique dans notre histoire, en tant que faveur du roi, mais de la part du gouxemeur et de l'intendant, ici nommés, c'est autre chose: ils étaient des hommes de 1840 ces vivants de 1740, et si on leur avait laissé les mains libres, nous savons par leurs écrits quel Canada progressif nous aurions eu en peu d'années.
Le 7 septembre 1740, Hocquart donne instruction au sieur de Boisclerc, un fonctionnaire connu, d'aller avec Cressé. Simonnet fils et Déry visiter la minière de la Pointe-du-Lac. Il est fait mention d'une forge haute et d'une forge basse aux Forges qu'il faudra examiner et sur ce point ou d'autres le sieur Perrault fournira des renseignements ( 2 ) .
Xotons que le 21 novembre au Conseil Supérieur de Québec furent enregistrés les documents du mois d'avril concernant le fief Saint-Etienne. Cette année 1740, sont établis aux Forges Jacques Laviolette et sa femme Marguerite Duverger, de la Pointe-Lévis.
Le 3 février 1741, aux Forges, Michel Lemay, né en 1689 au Cap-Santé, et sa femme, Geneviève Marotte (Marot) née en 1701 à la Pointe-aux-Trembles de Québec, font baptiser Charlotte, née à Bécancour. C'était un ménage de Lotbinière qui avait séjourné à Bécancour. Ils avaient quatre enfants dont l'aîné était d'avant 1730.
2. Cet ordre a été imprimé dans le Bulletin dc/( recherches historiques, 1917, p. 287. Le procès-verbal de cette visite fut fait par ila liriez Déry en octobre suivant.
iLe 1^ mai 1741 on promulgne aux Forges une défense de payer les ouvriers en marchandises. Cette année, la compagnie des Forges demande k être mise en possession d'un terrain qui se trouvait compris dans les limites de la seigneairie du Cap-de-la-Madeleine, c'est-é-dire sur la rive gauche du Saint-Maurice en arrière du Cap où étaient les habitants.
lie président du Conseil ipour les colonies écrivait ^ Hfv»quart le 12 mai 1741 qu'il y avait tout lieu de craindre que les Forges ne répondent pas aux espérances qu'on en avait conçues. Ce n'est pourtant pas que l'entreprise ne soit point bonne en elle-même, mais les fonds y ont été dépensés inconsidérément. Le pluis fâcheux est le risque qu'on court pour les avances que le roi a faites. Le roi ne peut entreprendre pour son compte une telle exploitation, car les difficultés d© la régie la rendrait mûrement onéreuse, et il serait à peu près impossible de former une nouvelle compagnie après cet insuccès. En vue de cette catastrophe, il faut mûrir d'avance ce •qu'il conviendra de faire quand die se produira.
Avec l'année 1742 nous sommes dans la crise financière
'des Forges, mais avant que d'eu parler voyons les affaires de
'Cugnet. Le ministre des colonies, voulant mettre ce parti-
'<;ulier en état de rétablir son crédit, lui offre, >pour la durée
•de neuf années, les fermes (monopoles) de Nipigon, Kaminis-
tiquia, Michipicoton et Témiscaming où il pourrait ramasser
des pelleteries, à la charge de payer au roi la rente ordinaire
de ces fermes et aussi les dettes des Forges, non pas d'un seul
coup mais par versements. Quant au Nipigon, comme Ra-
mesay occupe ce iposte, il faudra attendre un an. Kaministi-
quia est vacant; le profit ne rapportera que la rente au roi, h
moins que ce poste ne soit occupé que par le même homme des
trois autres. A Témiscaming il y a le sieur Déry qui paye
5,600 fram-s. G-atineau, des Trois-Eivières, à Michipicoton,
et son bail durera encore trois ans ; il paye 3,750 francs. Tout ceci considéré, Cugnet refuse l'offre du ministre. En ce qui regarde le domaine de la ferme occidentale ou Canada, Cugnet lui doit 63,302 francs et il offre de l'acquitter sur le domaine de Tadoussac dont il a la ferme ou monopole depuis le 21 août 1737 et qui Ta jusqu'à 1746. Il demande que ce bail soit étendu jusqu'à 1755.
On voit ici le système colonial français. Le Canada ne comptait que par ses fourrures et uniquement pour le profit de la France. Mais ce commerce n'était pa5 libre puisqu'il était tout distribué en monopoles qui paj'aient rente au roi. Sur ces revenus, le trésor royal prenait de quoi rencontrer les petits salaires du gouTemeur, de ses secrétaires, la solde des troupes entretenues dans la colonie, la construction et l'entretien des édifices publics, enfin les dépenses de l'administration. Les douanes rapportaient très peu tu que les habitants «Tiabillaient eux-mêmes de pied en cap. En réalité, la population agricole ne comptait pas dans ce calcul parce qu'elle ne rapportait rien au roi. Les industries publiques étant prohibées, pour ne pas nuire aux fabriques du royaume, il n'y avait rien à tirer de ce chef. Tout pour le castor. Pas la moindre considération pour les Canadiens. TJne seule idée, étroite, pitoyable, oppressive. Hocquart et Beauharnois auraient bien voulu faire autrement, mais. . .
Cugnet, Simonnet père, de Vezain, Gamelin et Taschereau formaient la compagnie des Forges. Je n'y vois plus les noms de Poulin ou Francheville. En 1712, après le refus de Cugnet d'accepter les fermes de l'ouest — ou même auparavant — c'est Cugnet seul qui est poursuivi pour les dettes des Forges. Tout ce qu'il possède est saisi (3). Il est loin
3. Ménag'e. cheval, voitures, etc. CepenclTrit, In procédure en resta là et le roi accorda un délai à Cug^net. En 1745, lud, Gamelin let Taschereau demandent d'être déchargés de leurs
de pouvoir satisfaire ses créanciers. On ne connaît aucun bien à ses associés.
11 est dû par Cugnet au Domaine 63,302 francs
à la Marine & Colonies (farine) 5,704 —
à des marchands 71,035 —
aux ouvriers, etc 7,349 —
lie 15 mars 1742, on dépose un état de compte et par sentence arbitrale du 1er septembre on voit que la compagnie des Forges devait .... 139,185 francs 6ur les sommes dues aux marchands de France
et de Québec, au moins 6,000 —
aux ouvriers, fournisseurs, porteurs de billets
de Vezain, Perrault et Simonnet fils . . 7,349 —
Total 152,534 francs
dettes ou avances du roi pour les Forges, qu'ils n'avaient pu encore régiler. Le 12 mai de cette même année, le ConsiCil informe Cug-net, GameQin et Taschereau que leur demande sera considérée plus tard. Cug-net avait alors la ferme de trois postes de traite. En juin 1745, il demande à Hocquart le renouvellement de son bail de la ferme de Tadoussac au prix de 6,000 francs en y joignant la baie de Kitchechatson. En mars 1747, ( ugnet obtient pour quatre ans l'affermage des postes de Téinisioam'ing, Michipicoton et Kaiministiquia, au prix de 7,500 francs par an. Peu après im nouveau malheur s'abat sur Cugnet : le mavire La Gironde, qui était chargé de cent barriques d'huile à son compte, se perd sur Qes côtes de la Bretagne en passant de Brest à Rochefort.
Le 7 juiillet 1752, de président du conseil de la miarine écrit à Bigot que les effets laissés par Cugnet, décédé peu avant, sont plvis que suffisants pour payer ce qu'il doit au roi et à ses autres créanciers. Le 8 juin 1753, la veuve de Cugnet obtient une gratification dw roi de cent livres.
La compagnie étant divisée en vingt parts dont Cugnet en possédait quatre, il devait supporter 34,320 francs de la dette et Gamelin, Simonnet père, de Yezain et Taschereau le reste, soit 118,2^14: francs.
Tandis que tout cela se passait dans la colonie, le ministre écrivait, les 27 février et 27 avril 1742, que rien n^avait encore été déterminé sur les propositions de M. Hocquart pour assurer l'exploitation des forges. Afin de ne pas suspendre le travail, ce qui provoquerait la dispersion des ouvriers, M. Hocquart pourvoira aux approvisionnements strictement nécessaires pour le travail journalier seulement. Le ministre déclare que la situation des forges est fort embarrassante. Il ne voit que deux moyens d'en sortir : créer une nouvelle compagnie ou exploiter au nom du roi. iCeci est 'le grand mot lâché. Nous ne devons (plus dire que le roi prit les Forges à son comipte en 1737, non, il ne fit alors que prêter de l'argent, comme il avait fait envers FrancheviUe seul. Il accorda deux ou trois autres secours du même genre à la compagnie €ugnet, puis, en avril 1742, le Conseil songea à sortir de l'impasse en absorbant l'entreprise au nom du roi. Pour le moment, il fallait attendre des nouvelles du Canada.
Le 9 décembre 1739 fut baptisée Angélique, fille de Jean Aubry et d'Antoinette Guery, des Forges, déjà mentionnés. Aubry est maître-faiseur de charbon. Angélique se maria en 1757, aux Trois-Eivières, avec François Grenier.
Le 29 mai 1742, premier acte enregistré de la chapelle des Forges. C'est le baptême de Louis, fils de François de N'evers, déjà mentionné. Parrain : Pierre Marineau, déjà mentionné. Marraine: Marie Sauvage, femme de Marchand, déjà mentionnés; elle signe axes le frère Augustin Quintal.
88 LES FORGES SAIXT-^LIUEICE
Le 17 juin 1742, aux Trois-Eivières, Joseph Auibry, des Forges, déjà mentioniié, épouse Josephte, née à Montréal en 1717, fille de Louis Chèvrefils et de Geneviève Paillé. Leé témoins sont Jean Aubry, trois frères de la mariée, Pierre Lalouette, chauffeur déjà mentionné et Jeoffroy, pas connu d'ailleurs. Le prêtre est Augustin Quintal.
Jean-Urbain Martel de BeUeville, né à Québec en 1708, était aux Forges comme employé. Le 9 septembre 1743 il est présent à l'inhumation de Michel, enfant de Jean-François Eobichon, avec le docteur Alavoine, des Trois-Eivières, et le frère Bernard BuUet, prêtre récollet, qui officie. De 1742 à 1747, et plus tard, Martel est aux Forges.
Cette année 1742, au registre des Forgée, on voit les noms de Pierre Marchand, chauffeur, Périgord, Girardeau^ Nicolas (Champagne, commis, Nicolas Dautel.
LE ROI PREND POSSESSION DES FORGES. — LA FAMILLE POU LIN. — CHAPELLE DES FORGES. — MENTION DE DIVERSES PERSONNES. — ON COULE DES BOMBES (BOUILLOIRES), DES CA- NONS, DES MORTIERS; ON FAIT DU FER EN BARRES, AUSSI DE L'ACIER. 1743-1748.
Par un arrêt du 1er mai 1743, le roi réunit les ForgecS et les terres y appartenant (Saint-Maurice et Saint-Etienne) au domaine et propriétés de la couronne, prenant en main et pour son compte l'exploitation des mines et des usines, de la même manière que le tout avait appartenu à la deuxième compagnie (Cugnet) après la vente à elle faite par Pierre Poulin et autres, le 15 octobre 1736, y compris l'obligation de payer à Poulin trois cents francs de rente annuelle si on ne lui rembourse le principal qui est de six mille francs — ce qui met l'intérêt à cinq pour cent.
Cet arrêt a dû parvenir 'à Québec vers la fin du mois de juin 1743. Dès lors tout passa à l'autorité royale. Cugnet, de Vezain, Simonnet, Tiaschereau et Gamelin s'effacèrent. Gilles Pommereau, des Trois-Rivières, agis'sait comme trésorier-payeur. C'est lui qui paya la rente aux héritiers Poulin, de 1743 à 1764. D'après ce que j'ai ru on oublia de signifier officiellement à Cugnet la décision royale du 1er mai 1743, mais il en connaissait la teneur — et le 23 février 1744, on lui comimuniqua cet arrêt selon les formes.
L'exiploitation devait comprendre désormais les mines du Cap-de-la-Madeleine et d'Yamachiche. Isaac Weld, qui
90 LES FOEGES SAIXT-:NL\UKICE
■visita les Forges en 1796, se fit expliquer bien des choses. Il dit: "On avait découvert une mine aux Troie-Eivières à la surface de la terre et de la plus grande abondance. On n'y fit d'abord que des travaux faibles et mal dirigés. Un maître-de-forge, arrivé d'Europe en 1739, les augmenta, les perfectionna. La colonie ne connut iplus d'autres fers. On exporta même quelques essais, mais on s'arrêta là. Cette négligence était d'autant plus funeste qu'à cette époque on avait pris la résolution de former une marine dans le Cananda. Le flottage des bois pour la construction des navires était facile par le fleuve et les noinbreuseg rivières qui s'y jettent. La cour fit bâtir à Québec des ateliers pour cet objet, mais les travaux tombèrent aux mains de personnes qui n'avaient que leurs intérêts particuliers en vue et rien ne prospéra. Les choses étaient ainsi en 1747."
Si Weld ne se trompe pas, la période de 1743 à 1747 sous le régime du roi n'aurait guère valu mieux que celle de Cugnet de 1737 à 1742 (1).
Voici des notes sur la famille Poulin qui trouvent leur place à la date où nous sommes arrivés: le 26 avril 1736, le roi nomme Courval-Xicolet exempt ou expert de la ma-
1. Par une lettre du conseil de la marine datée du 12 mai 1745, nous voyons que les recettes de l'année fiscale 1744- 1745, égtilent les dépenses; le stock en marchandises se monte à 50.432 livres, ce qui représente un profit. Le 7 mars 1746, la même correspondance nous informe que du 1er octobre 1741 au 1er janvier 1745, les recettes ont été de 254,473 francs et les dépenses se chiffrent à la même somme ou à peu près. Après avoir déduit les dettes de l'ancienne compagnie aux ouvriers, j1 resterait une avance de 42.846 livres depuis que rexploitation est faite pour le compte du roi, mais il fallait rembourser la main d'oeuvre. De plus, les négociations avec M. Fleur et M. de Sénilly, de TJochefort. pour obtenir des ouvriers, de 1745 à 1748. mangrent le profit. En 1745, l'on fit bien des déboursés poiir obtenir un maître-fondeiir expérimenté "pour remplacer celui trop âgé qui dirige les Forges".
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réchaussée du Canada, poste rendu vacant par le décès de François ( ?) Foucault. Ce Courval-Nicolet devait être fils de J.-B. Poulin et de Louise Cressé,
Au mois d'avril, à Versailles, une note est écrite disant que Poulin de Courrai, procureur du roi aux Trois-Rivières, néglige de payer 22,354 franc» qu'il doit à Gendron, jeune marchand de Paris, pour achat de »archandises. Celui-ci était Louis-Jean, fils de J.-B. Poulin et de Louise Cressé. Une note officielle du 21 avril 1739 porte que, en sa qualité de procureur du roi, il est à présumer que Poulin de Courval a acquis des connaissances légales et qu'on doit le choisir pour la charge de juge des Trois-Eivières, laissée vacante par la mort de Grodefroy de Tonnancour. En effet, nous le voyons en 1740 'lieutenant-général", soit juge en chef du district. Il était seigneur de îficolet et conseiller du roi.
En 1741, je rencontre Cressé-Courval et sa femme Anne Lefebvre. Celui-ci est Claude, frère du précédent. En 1739, au mariage de Labonne, des Forges, il y a la signature de ''Cressé", et en 1744 ''C. Cressé". Ensuite, même année: "Cressé maître et directeur des forges." C'est le seigneur de Nicolet.
Au registre des Forges, en 1744, il y a Bernardin de Cannes, missionnaire, puis Denis Baron, prêtre missionnaire, en l'absence du Père Bernardin. Le 7 août, le frère Clément Lefebvre signa pour la première fois comme exerçant les fonctions curiales. Il s'agit du baptême de Louise, née de parents algonquins. On baptisa "dans la chapelle des Forges." Je pense que cette chapelle avait été construite en même temps que d'autres édifices par Chaussegros de Léry en 1737. Dès le 20 avril 1739 le frère Augustin Quintal la mentionne; et encore, le 25 mars 1740. ie
baptême de Pierre Alary a lieu "dans la chapelle de Saint- Maurice." (2).
Même registre, année 1744, il y a Lacombe et sa femme Lachanoe, Michel Chaillé, marteleur, de Belleville, employé, Godard, Biais, Bériau, forgerons; Marguerite de Vieux-Pont, Champagne, J.-B. Brassard, comimis; François Che\'alier, François de Nevers, Marie Duibeau veiiYe Cardinal, Jean Grondin et sa femme Geneviève Ouellette, Pierre Michelin et sa femme Claire Filet. Cardinal et Marie Dubeau me sont inconnus. Chevalier 'pareillement. Grondin et sa femme, de iSainte-Anne-de-la-Pocatière, étaient établis aux Forges en 1743 et y demeurèrent constamment par la suite,
Marie Bélisle, qui était aux Forges en 1743, devait être parente ou la femme de "maître Bélisle", engagé par Poulin de Francheville en 1732; Bélisle est mentionné aux Forges en 1748 et 1749 ; il était marié avec Anne Messier.
En 1745, je vois le nom de "De Louche" au registre des Forges. 'C'est Pierre Delouche, né' à Québec en 1720 et fait prêtre récollet en 1743. En 1747, 1© frère Clément Lefeb\Te reparaît, puis en 1748, Barnabe Cordier, Lefebvre, Valérien Gaufin, Luc Hendrix.
Jean-André Dumas, boulanger, né en 1718 à l'ile d'Orléans, marié à Québec en 1740 avec Geneviève Chabot, et
2. On a déjà dit que cette chapelle avait d'abord été construite en bois rond, puis améliorée peu après. On y ajouta une sacristie en pierre, de 20 x 20 pieds qui était encore bien conservée en 1860. Elle était vis-à-vis il'aîle de la "g^rande maison"; la cbapelle était au nord-ouest. Vers 176.3, la petite chai>elle fut abandonnée. Elle resta viide durant quelque temps, puis elle Bervit de hanf^ar aux voitures jusqu'à la fin du dix-huitième eiècle alors qu'elle fut démolie. La messe se fit dans la "grande maisoni" durant assez longtemps, jusqu'à ce qu'on y fit élever la chapelle dont nous donnons Ta photographie. ^falgTé sa reconstruction, c'est encore le modèle de la première chapelle, aveq une alflonge.
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leur fils Joseph arrivèrent aux Forges en 17-14 et y demeurèrent quatre années, après quoi ils allèrent à l'ile d'Orléans.
En 1745, au registre de la chapelle des Forges il y a, le 7 mai. Pacte de sépulture de Joseph, fils de Joseph Aubry et de Joseiphte Chèvrefils, âgé de deux ans et six jours, inhumé avec permission, aux Trois-Eivièree (3)-
Le 2 'février 1745, J.-B. Dupuis fait baptiser des jumelles. Les noms suivants sont au registre de la chapelle des Forges: Pierre Bouvet, maître- taillandier, J.-B. Brossard, commis <lu sieur Perrault, Joseph Aubr}% maître-charbonnier.
Au registre des Trois-Rivièfes en 1745, on voit l'a/cte de sépulture de François Perrault, négociant, âgé de soixanteè&pt ans, inhumé dans le cimetière des pauvres. Cela ne veut pas dire qu'il était ruiné de fortune, car ses fils étaient dans une situation fort à l'aise. Nous les trouverons aux Forges.
Aux Trois-Rivières, le 10 août 1745, Julien Duval, né en 1695, fils de Nicolas et de Jeanne Degoie, paroisse Saint- GJermain, diocèse d'Angers, en Anjou, épousa Antoinette Guéry, veuve de Jean Aubry, des Forges. Ce ménage vécut à la Pointe-du-Lac, où ces deux personnes moururent en janvier 1750. Pas de descendance.
Jean-Baptiste Morier, né à Sainte-Foy, près Québec, en 1717, marié à Québec en 1738 avec Marie-Anne Lamothe dit Laramée, était charretier aux Forges en 1745 et jusqu'à 1758 au moins.
En 1745, Pierre Mercier, serrurier, est aux Forges.
3. Il y avait un cimetière aux Forges. Il a dû exister dès 1738 ou 1739. Il s'étendait le long- du Saint-:Maurice, à Terulroit où était le grand jardin, en 1870.
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Etait-il j>arent de Thérèse Mercier, mariée avec François- Pierre Beaupré qui fut tué aux Forges en 1739 ?
Le lundi, 20 décembre 1745, au tribunal des Trois- Eivières, est entendue la cause d'Etienne Cantenet, sableur aux forges Saint-Maurice, accusé d'avoir tué Pierre Guyon Goujot, aux Forges, et vu que le meurtrier se dérobe à la g'ustice, on le condamne à être pendu en effigie. Parmi les juges il y a Eouillard Saint-'Cyr, juge prévôt de Batiscan, ,et François Le Boulanger S'aint-Pierre, procureur-fiscal de la seigneurie du €ap-de-la-Ma.deleine. La signature de "Caron, greffier" termine la pièce, ce qui veut dire Joseph Caron, notaire, huissier du Conseil Supérieur, demeurant à Québec avant 1744 où il devint greffier des Trois-Rivières.
Au registre des Forges, en 1746, il y a J.-B. Délomie, maître-fondeur, Pierre Dasylva, charretier; Xicolas Chaput, Nicolas Champagne, contremaître. En 1747, Pierre Marquet dit Périgord, ouvrier; Jean Dumas, boulanger; Pierre Labonne, employé; Jacques Perrault, "'négociant aux Forges"\ Le 16 octobre, Jean Pigeon, charretier, meurt subitement sur le '^premier coteau en s'en retournant de la ville." On voit mentionné Joseph Gouveniet, maître-bombardier. Je suppose qu'il coulait les bouilloires" rondes portant un goulot très court qui étaient en usage partout alors comme à présent.
Le 18 septembre, Nicolas Champagne épouse Elit^abeth, Boeur de J.-B. Bériau, forgeron aux Forges, en présence de Martel de Belleville, de Cressé, directeur des Forges, des sieurs Cugnet, fils; Claude et J.-B. Cressé, fils; J.-B. Perrault, Hertel, iCoumoyer, J.-B. Bériau, frères de la mariée, Pierre Bouvet, son beau-ifrère. Champagne signe d'une écriture mal assurée. Martel devait remplacer Jacques Simonnet enterré le 21 mai précédent aux Trois-Rivières.
Jean-Urbain Martel <le Belkville ci-dessus se maria à Québec, cette année 1747 avec Elisabeth Gatin qui mourut bientôt après. Le registre des Forges le note "employé par le roi.''
De François Perrault et de Suzanne Page étaient nés à Québec, Jacques, Jean-Baptiste et Louis-François que noua voyons tous trois aux Forges, comme marchands, à partir de 1746. Jacques, l'aîné, se maria à Québec en 1749 avec 'Charlotte Boucher de Boucherville.
En 1748, le registre des Forges nous donne les noms de J.-B. Dupuis, charretier, et de sa femme Catherine Constantineau, Charles Godard, chauffeur; Madeleine Lamontagne (Bayard), Antoine Dupuis et sa femme Ursule Alary, Joseph Gouvernet, m'aître-bombardier ; Jean Dumont, boulanger, et sa femme Geneviève Chabot; Cressé seigneur de Nicolet et directeur des Forges; Elle Hérard et sa femme Suzanne Chaput; J.-B, Perrault, négociant; Pierre Portugais dit Dasylva, charretier, et sa femme Ursule Dupuis; maître Pierre Bouvet et sa femme Catherine Bériau; Louis Hostain dit Marineau, charretier, et sa femme Geneviève Ladouceur; Nicolas Champagne et sa femme Elisabeth Bériau ; maître Bélisle et sa femme Anne Messier ; Jacques Laviolette et sa femme Marguerite Duverger; J.-B. Morlier, charretier, et sa femme Anne Laramée.
Les prêtres desservant les Forges sont Clément Lefebvre, Barnabe Cordier, Valérien Gaufin, commissaire provincial, et Luc Hendrix.
Le 22 avril 1748, aux Trois-Rivières, Simon, venu de France en 1738 avec son père Jean Aubry, éJpouse Marie, fille de Michel Beaudet et de Thérèse Proulx, de la paroisse de Lotbinière, en présence de Cressé, directeur des Forges, Joseph Aubry, Pierre Marchamd, Cressé Saint-Maurice. Le
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frère Cordier célèbre le mariage. Cressé Saint-Maurice, né en 1716, était fils de Jean-Baptiste Poulin et de Madeleine Forestier (seconde noces). On le voit cadet dans les troupes à rage ide treize ans. Comme J.-B, Poulin était seigneur de Nicolet et directeur des Forges, la présence de Saint- Maurice s'exiplique.
Jacques Jahan dit Layiolette, né en 1721 à la Pointe- Lévis, marié le 11 novembre 1745 à Québec avec Marie- Marguerite Robert dit Du Eodeau, Duranideau et Duvergé, I>e 1748 à 1756, on retrouve ce ménage aux forges Saint- Maurice. Le ipère de Jacques fut inhumé aux Trois-Rivières le 14 janvier 1763. Ce 'Laviolette était aux Forges, depuis
Antoine-<01aude Baraillon dit Eaimbaut, contremaître aux Forges à la date du 4 novembre 1748 est ainsi indiqué par Mgr Tanguay. En 1757, Eaimbaut dit Baraillon, Parisien, né en 1720, enseigne dans les troupes, épouse Catherine Dandonneau, d'une famille de Chamiplain(4). C'est tout ce que nous en savons.
Cette année 1748, en février, Hocquart visite les Forges et continue son voyage jusqu^à Montréal. Le chevalier de Beauhamois réside durant six semaines aux Forges et y fait couler quatre mori;iers de six pouces et deux canons qui se trouvent tous très bien réussis (5). Le 21 mai le ministre écrivait «de Versailles que Pon avait fait à Eochefort l'épreuve des fers fabriqués au ^martinet, de l'acier aussi, et des bombes du Canada et que le fer est satisfaisant, non pas