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HISTOIRE DE LA POM^^IE DE TERRE

pommes de terre s'appela "rôti du roi", tandis que les côtelettes d'agneau, servies sur la p'urée, prirent le nom de "côteiettes à la purée royale".

Mais rien n'y fit, 1« peuple bouda, restant insensible aux avancées de la cour. Ce furent les années de disette consécutives de 1793 à 1800 qui transformèrent la pomme de terre en agent d'alimentation de premier ordre, d'une consommation telle qu'aucune concurrence ne saurait lui être opposée. On se demande même aujourd'hui que l'habitude de cette consommation est devenue de nécessité vitale, quels légumes y pouvaient suppléer autrefois, car il y a nombre de pays, entre autre la Hollande et certaines parties da l'Allemagne où aujourd'hui, elle est devenue d'un usage alimentaire supérieur à celui du froment. En France, depuis 1820, elle représente une consommation individuelle à peu près égale à celle du blé.

Pierre de Sales Laterrière étant à Terreneuve en 1784:, dit qu'on y cultivait des pommes de terre (17).

En 1808, John Lambert raconte que, sur le marché de Québec, les gens se jetaient des patates (potatoes) par la tête pour badiner. Il ajoute : "Ce produit est à préseot cultivé en quantité considérable par tout le Canada, mais il y était à peine connu du temps des Français. Les Anglais ne purent demenrer longtemps privés de ce mets favori et se mirent à cultiver la bonne racine. Les Canadiens qui, autrefois, la tronvaient insipide, voyant qu'elle se vendait bien, suivirent l'exemple et finirent par aimer ce qu'ils avaient pris pour une plante empoisonnée."

17. Voir ses ilémoircs. Chateaubriand, qui visita l'Amérique en 1791, parle des produits du sol, des exiploitations. et<?., mais il ne dit rien de la patate. (Voir son Voyage en Amérique).

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