Bulletin des Recherches historiques, octobre
'iS LE FORILLON
der ce que le terme powait signifier. Est-on certain que Clianiplain avait écrit "forililon"? Je crois aussi bien que les imprimeurs ont mis forillon pour farillon (3)'. Cependant, nous avons vingt textes au cours de plus d'un siècle qui portent "forillon", ce qui démontre que la coutume universelle chez ceux qui fréquentaient les parages en question était de prononcer ''•'fo" et non pas '"fa". Je dirai dans ujn instant pourquoi "fa" au lieu de "fo".
Il existait à Terreneuve, en 1690 et 1702, deux ou trois fortins ou redoutes ou places de pêche maritime qui se nommaient forillons et que les Français capturèrent en ces années (4) Avait-on .pris l'habitude de dire "forillons"^ parce que c'étaient des (postes militaires ou des campements de pêcheurs, des endroits où ils faisaient sécher le poisson ? Je pense que ces forillons tombent dans k catégorie de celui de Gaspé qui s'expliquera plus loin.
En 1700, l'un des fils d'Aubert de la Cliesna}'e, gros marchand de Québec, portait le surnom de MiMe-Vaches ; un autre fils s'appelait Gasipé, un troisième Forillon, à cause de tïois ^seigneuries de ces parages qui leur servaient de pied-àterre en temps de pêche au large de Gaspé et des environs. Ce M. Aubert était Forillon, pas Farillon. Il copiait l'orthographe reçue en Canada quant à ce nom.
Dans les troupes du Canada, en 1696, il y avait un eousenseigne nommé Forillon, "très brave (5)." Le 8 décembra 1697, Claude Forillon, officier des trompes, est parraiu d'une petite Sauvagesse aux Trois-Eivières ; il signe Forillon. La mention de son mariage, en 1699, ne 3e trouve pas dans le