LES BOURGEOIS DE LA CIE DU XOED-OUEST
des éTénements dont on parle est précisée. De même en France, en Angleterre, aui Etats-Unis, en Canada. Ce qu'il importe de savoir, c'est ce que pensaient les hommes de telle ou telle époque.
Ici, nous sonmies dans l'étude de l'histoire — ^années 1780-1820. M. Masson s'y est cantonné. Bien fait ! Pour éclaircir une situation et en apprécier la valeur, il rassemble des pièces inédites et va droit son chemin, sans demander à personne si l'histoire déjà écrite et publiée le contredit. Hé! l'histoire, c'est une révélation, comme l'a dit Miehelet. Révélateur est celui qui vous présente des documents dont vous ne connaissez pas l'existence. L'esprit des temps anciens vous apparaît à travers ces renseignements nouveaux. Je change d'opiuion, en histoire, autant de fois que l'on me montre du neuf.
Ceux qui n'aiment pas cela peuvent le dire, mais il n'en seront pas plus avancés. Je monte aveo le flot qui emporte tout. Résister c'est folie. Les plus persuadés des hommes, en histoire, sont ceux qui se transforment à mesure que l'on met au jour les pièces de l'ancien temps; les autres sont des être momifiés — c'est malheureusement la masse qui est ainsi.
^I. Masson a accompli une bonne oeuvre. En attendant que la postérité l'en félicite, je m'inscris à son éloge.
Je l'ai revu ce livre que je n'avais fait d'abord qu'examiner dans l'ensenible, à cause des pièces inédites dont il est comiposé, et je sens qu'il faut en parler encore. Si son auteur n'avait pas occupé des positions sociales éminantes, plus d'un lecteur serait de suite frappé de l'importance historique d€ cet ouvrage, mais on a cru y voir un hocmme public se livrant à une fantaisie pour amuser ses loisirs; ou bien on a