‹ Mélanges historiques (volume 3)Chapitre 32 sur 68 · LES BOUKGEOIS DE LA CIE DU XORD-OUEST · texte numérisé non relu

LES BOUKGEOIS DE LA CIE DU XORD-OUEST

à d"autres motifs personnels, ils s'amalgamèrent avec kursrivaus. Nous avons tiré de cette démarche la croyance qu'ils avaient été battus et annexés de force. Ce n'était qu'une entente en vue de l'intérêt des deux partis.

Tant qu'avait duré la lutte, les Bourgeois s'ét-aient montrés les plus redoutables ; sous le régime de l'union, ils s'effacèrent tranquillement; ceci confirma le public dans la conviction de leur défaite.

L'oubli de ces jours de découvertes, d'aventures et de travail, fut bientôt suivi de l'abandon des intérêts canadiens au Nord-Ouest, car ce n'est pas la Compagnie de la baie d'Hudson qui se serait jamais imposé la tâche de tenir des communications ouvertes avec le Canada et de faire connaître ces territoires ! L'enchaînement des choses fut tel que nous avons perdu les années 1820-1869 et cela par la faute de la baie d^Hudson. La traite se détourna de la voie du Saint- Laurent, pour refluer vers la baie citée.

Quelques années après 1821, la vieille route que nos explorateurs avaient tracée, de 1731 à 1750, et que les Bourgeois avaient tant de fois parcourue, de 1780 à 1820, devenait aussi complètement négligée que celle de la Kaministiquia l'avait été après 1760.

L'antagonisme entre ces deux routes se continue de nos jours. Les Français avaient attiré le commerce du Nord- Ouest vers le Canada ; après 1760, les Anglais le renvoyèrent sur les bords de la baie d'Hudson ; les Bourgeois, pénétrant dans les terres au prix d'énormes sacrifices et avec un esprit d'entreprise rare dans l'histoire, lui rendirent son cours naturel. Après trente ans de lutte, la Compagnie de la baie d'Hudson l'enleva de nouveau. Il fallut attendre que la Confédération nous la rendît.

Mais à présent, le commerce général, si vite développé,

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