LES BOURGEOIS DE LA CIE DU XORD-OUEST
conquérir le surnom significatif de Northwestern par excellence.
Eoderic McKenzie raconte qu'il s'embarqua à Sainte- Anine du Bout de l'Ile de Montréal, en juin 1785, avec de nombreux voyageurs, sous la conduite de Lalonde, un guide bien connu en ce temps-lè. Deux jours plus ta,rd, la flottille était à la tête du Long-Saut, à Grenville aujourd'hui, et y attendait M. Gregory, lequel arriva en compagnie de Duncain Pollock et de James Finlay. Pollock, après avoir été employé au bureau de poste de Québec, avait fait la traite à Michillimakinac et s'entendait à ce métier, Finlay était le fils de James Finlay (18), ancien traiteur du Nord-Ouest, où il avait amassé beaucoup d'argent, et qui faisait figure à Montréal. Ce jeune homme, très accompli, était beau-frère de Gregory.
Le voyage fut marqué par la noyade de M. Smith, autre beau-frère de Gregor)', qui périt avec dix hommes, sur le lac Nipissing (19) Eendus au lac Huron, GregorJ, Finlay et Mc- Crea se séparèrent de la brigade pour se rendre à Michillimakinac.
Pollock demeura avec Eoderic McKenzie ; ceux-ci rencontrèrent au lac Supérieur, Duncan Cameron, de Montréal, qui allait traiter au lac Nipigon pour le compte de M. Shaw. Cameron devint plus tard membre de la Compagnie du Xord- Ouest. Un peu plus loin, ils virent Peter Pangman venant du Grand-Portage au-devant d'eux. Tous, sauf Cameron bien entendu, firent le reste de la route ensemble et trouvèrent au
18, Cité à la pag-e C2.
19. Le rest'e de la troU(pe ne dut son .<^ahit qu'à l'expérience dii g-iiide La'londe dans le métier qui refusa de -<;uivre les ipremiers canots siuT le lac où une tenii>ête menaçait d'éclater.