‹ Mélanges historiques (volume 3)Chapitre 41 sur 68 · LES BOUEGEOIS DE EV CIE DU XOED-OUEST · texte numérisé non relu

LES BOUEGEOIS DE EV CIE DU XOED-OUEST

bres des diverses sociétés qui exploitaient le Xord-Ouest, mais le choix des personnes qui en prirent la direction assurait d'avance sa fortune. Si je comprends bien, on ne leur donna le titre le Northwesters qu'après 1787.

Nul doute que la bataille contre les autres compagnies serait chaude, mais qu'importa î II fallait, dit M. Masson, "un courage plus qu'ordinaire pour décider ces hommes à entreprendre une lutte à outrance contre à peu près tous les anciens traiteurs, ayant à leur disposition une armée de commis expérimentés et de guides sûrs. Ils se partagèrent cependant cette immense région avec la détermination bien arrêtée de forcer leurs adversaires à leur céder une bonne part de trafic, et de réparer l'injustice de leur première division. Ils y réussirent enfin, mais au prix de tels sacrifices que Alexander Mackenzie écrivait, quelques années plus tard, qu'il lui faudrait quatre ans d'un travail assidu pour se relever des pertes qu'il avait subies."

En septembre 1784:, tandis que la nouvelle compagnie s'organisait, il arriva d'Ecosse un jeune homme appelé Eoderic McKenzie, ayant pour toute fortune une lettre de recommaindation auprès de M. Peter Stuart, de Québec. Eoderic McKenzie fut accepté comme commis par Gregory, McLeod et Cie., avec un engagement de trois ans. De ce jour se forma entre les deux cousins (Alexander et Eoderic)' une puissante amitié qui devait durer toute leur vie, malgré les contrariétés que l'avenir leur réservait.

Deux actionnaires de la compagnie, MM. Peter Pangman et John Eoss, partirent de Montréal, de bonne heure au printemps de 1785, et se rendirent au Grand-Portage où ils commencèrent par construire un hangar ou magasin, côté nord de la rivière aux Tourtes (Pigeon Eiver) vis-à-vis le fort de leurs concurrents. Tel fut le premier pas de ceux qui devaient

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