‹ Mélanges historiques (volume 3)Chapitre 44 sur 68 · LES BOUEGEOIS DE LA CIE DU XORD-O L'EST · texte numérisé non relu

LES BOUEGEOIS DE LA CIE DU XORD-O L'EST

On voit de suite la mesure de l'entreprise. Chacun étant parti pour prendre possession du royaume qui lui était échu en partage, on s'occupa des subalternes auxquels devaient être confiées des marchandises en petites quantités, avec instruction de les traiter dans les postes assignés par les Bourgeois.

C'est ainsi que Duncan Cameron, qui s'était détaché du service de M. Shaw (21), fut envoyé (vers l'automne) au lac Nipigon. A ce propos, il est dit qu'il ne rapporta que cinquante ballots de fourrures assez inférieures, tandis que, du temps des Fraaiçais, cette même traite donnait plus de cent ba/llots, première qualité.

Thomas Curr}^ (22), de ^Montréal, se rendit à la Kaministiquia, autrefois le lieu du premier poste de la ligne d'opération de La Vérendrv'e vers l'Ouest. Le vieux fort était incendié. Curry fit une traite si avantageuse qu'il voulut y retourner l'année suivante; ce qu'il exécuta. Il y avait un peu partout dans le Nord-Ouest des trafiquants habiles et audacieux comme lui qui ne pouvaient manquer de combattre Gregory, ^Ic- Leod et Cie., par tous les moyens à leur disposition.

De l'autre côté de la rivière aux Tourtes était situé, comme je l'ai dit, le fort d'une compagnie de traiteurs, dont un nommé Cloutier dirigeait les opérations; c'était un vieillard très respectable. Il avait pour commis M. Givins, natif du Détroit et qui avait vécu à Montréal oii il s'était engagé pour l'Ouest cette année même.

Le poste de Gregory, ^IcLeod et Cie, au Grand-Portage, était sous les ordres d'un Canadien du nom de Pierre Lamiau; Roderic McKenzie lui servit de commis jusqu'au printemps

Page 1