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76 LES BOUHGEOIS DE LA C lE DU XORB-OUEST

■de 1T86. Givins et McKenzie étaient très boiis ami>, quoique servant des compagnies rivales.

Parlons du Beaver Club, cette institution, peut-être unique en son genre, et qui, durant plus de trente années, a fait la surprise et l'admiration des citoyens de Montréal (23).

Le club fut établi en 1785 par les intéressés dans la nouvelle compagnie du Nord-Ouest. Ce dut être vers l'automne, après que Ton eut eu connaissance des arrrangements définitifs au Grand-Portage.

Personne n'était admis membre de ce cercle s'il n'avait -fait ses preuves dans les ''pays d'en haut," mais la table somptueuse des Beaver était ouverte aux étrangers de distinction. Le faste de cette demeure, la ne opulente que les membres menaient tous en leur iparticulier, la rendirent bientôt légendaire. Les familles riches se groupèrent autour du club, •et ce quartier emprunta à la halle ou édifice des N'orthiv esters le nom qu'il portée encore rSearer Hall. C'était, commercialement, un foyer pour les hommes capables de grandes entreprises; un charmant séjour pour les visiteurs du monde où l'on s'ennuie; une école de sporûà-men; un lieu, en un mot, où le "tout Montréal" était concentré dans une trentaine de bourgeois cossus et jouissant de la vie. On s'arrache encore aujourd'hui les pièces du mobilier et du sen'ice de table du Beaver Cluh, à titre de souvenir d'un temps si fertile en miracles.

La décision prise, au Grand-Portage, l'été de 1785, de concentrer le commerce des fourrures de tout le Nord-Ouest et de diriger ses produits, plus que jamais, du côté de ]\Iontréal, pour les conduire à la mer et, de là, vers l'Europe, agit

2'3. Voir un article plus développé sur le Beaver Club, par M. Suite, dans le Camaâian Antiquarian, 1889, page 90.

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