‹ Mélanges historiques (volume 3)Chapitre 61 sur 68 · ESSAI DE COMMERCE AVEC LES -AN'TILLES · texte numérisé non relu

ESSAI DE COMMERCE AVEC LES -AN'TILLES

munes, des fauteuils, tables, pupitres, sofas, chaussures, ouvrages brodés par les Sauvagesses et des briques.

L'acte notarié par devant maître Prévost qui place le Victoria à la disposition de M. Du Plessis est daté du 10 septembre 1866. M. Charles Huot agit pour le ministre des îravauji publics. M. Du Plessis doit assurer le navire contre le feu et périls de la mer. De plus, il aura à payer $200. par jour pour l'usage du vapeur et on lui alloue $10. par jour pour nourrir l'équipage. Cet équipage n'était ni choisi par l'expéditeur ni placé en aucune manière sous ses ordres — de plus il ne renfermait que le moins possible de marins.

Le 10 septembre, à cinq heures du soir, le vaisseau partait et M. Du Plessis voyait déjà que tout allait mal. Les pommes de terre et les choux étaient à fond de cale dans un atmosphère étouffant. Le capitaine Pluchon était pilote de rivière, du fleuve si vous voulez, mais pas navigateur, surtout en haute-mer. On lui avait donc adjoint le capitaine de long cours Stevenson, un bon marin. Si Pluchon n'avait pas été un mauvais coucheur, une partie de cette lamentable histoire serait tout autrement. Peut-être aussi que Stevenson était trop à pic sur sa dignit-é. L'équipage jouait la musique de l'indépendance et se moquait du capitaine Pluchon. Voici la liste de cot équipage :

B. Day, second capitaine.

François L-emieux, capitaine, assistant du second.

T. Poliquin, mécanicien.

W. Bailey, assistant-mécanicien.

Isidore Tanguay, troisième mécanicien.

Jérôme Blouin, commis aux vivres.

François Gauthier, Alfred Couillard, Joseph Couillard, Edmond Levêque, George Eomeril, Louis Caron, arrimeurs.

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