Mémoires de Laterrière, p
Trifluviens anglais suivants: Samuel et John Sills, Aaron, Ezéchiel et Moses Hart, John et Malcolm Fraser, Philip Lloyd, John McPherson, William Nelson, R. Melll
En 1784-1785, il était l'un des syndics de la Commune, avec le chevalier de Tonnancour et A.-L. Bellefeuille. Le 20 avril 1788, Sills est élu de nouveau à cette charge avec J.-B. Boivin et J.- B. Corbin.
Au mois d'août 1790, Malcolm Fraser, fils, et deux fils de Samuel Sills (Jonathan et Joseph) étaient enfermés dans la prison des Trois-Rivières par ordre de l'état-major de la milice. Cette affaire fit grand bruitl
Lorsqu'il mourut, le 18 août 1800, Sills était l'agent de la Gazette de Québec aux Trois-Rivières. Joseph-René Kimber le remplaça.
Edward Sills succéda à son père comme maître de poste et occupa cette fonction jusqu'à sa mort.
6. Documents constitutionnels, 1759-1791, p. 487. Le 13 novembre 1786, le comité du conseil sur le commerce et la police adresse une lettre aux magistrats de Québec, Montréal et Trois-Rivières, les priant d'exposer les améliorations qu'il serait urgent d'apporter dans l'administration du pays en général. Le 28 décembre suivant, Aaron Hart, Malcolm Fraser, Samuel Sills et J. Laframboise soumettent quinze prop)ositions aux noms des Trifluviens. Ibid, p. 606, 607.
7. Les trois personnes en cause avaient refusé d'obéir aux instructeurs de la milice trifluvienne et de reconnaître la juridiction de la cour dans cette affaire qui semble avoir été une pure comédie. Voir les Ursulinea des Trois-Rivières, III, p. 451, 452; Suite le Chevalier de Niverville, M.S.R.C, 1909, p. 57; l'Union libérale, 22 mars 1889, et surtout la Bastille septentrionale ou les Trois sujets britanniques opprimés. Montréal, 1791, chez Fleury Mesplets.
SAMUEL SILLS 41
en 1823. Le Constitutionnel des Trois-Rivières, le 10 juin 1823, publie une annonce datée du 26 mai de James-H. Kerr et M. Mabey disant qu'ils sont les exécuteurs testamentaires de « feu Edward Sills, maître de poste de cette ville. »^
Mlle Sarah Sills, né en 1760 ou 1761, mourut aux Trois-Rivières sous les atteintes du choléra le 29 juin 1832, « âgée de soixante-douze ans. » Le Mercury du 7 juillet note à ce propos qu'elle était le dernier membre d'une famille établie aux Trois-Rivières en 1761. « Sarah Sills, the last of a most respectable family résident in the town of Three Rivers since 1761. »^
8. Edward Sills tint aussi une école anglaise à l'encoignure des rues des Forges et Royale, dans la maison occupée aujourd'hui par M. Richer, encanteur. C'est dans cette maison, dit M. Edmond Biais sur un témoignage de M. Baptist, que les Presbytériens tenaient leurs exercices religieux avant la construction de leur église en 1860.
9. Voir H.-C. Stuart, The Church of England in Canada, p. 21; Suite, le Chevalier de Niverville, M.S.R.C., 1909, p. 57. Outre Edward, Jonathan, Joseph et Sarah Sills, ci-dessus nommés, signalons leur frère John, décédé en 1821 ou peu avant. John Sills et John Bell étaient marchands associés à Montréal et faisaient affaires sous le nom de John Bell & Cie. P. -(G. Roy, Inv. des concessions en fief et seigneurie, V, 33.
ZACHARY MACAULY
L'acte de sépulture (17 avril 1821) de ce personnage le fait naître en 1759; c'est plutôt 1739 puisque, en 1758, il était au siège de Louisbourg et l'année suivante, à celui de Québec. On a dit erronément qu'il fut le père de lord Macaulay, l'historien, née en 1800, en Angleterre\ Zachary Macaulay est mentionné comme enseigne à bord du navire de guerre Princess of Orange vers 1760. Il s'établit à Québec où nous le voyons domicilié en 1764^ Selon les apparences, il s'occupait du commerce de bois. En novembre 1767 il signe une pétition contre un projet de loi de faillite. En avril 1768 il signe une pétition contre la nomination de George Allsopp comme secrétaire provincial. En 1770 son nom est au bas de la première des pétitions demandant une chambre d'assemblée. En 1772 il projeta d'exploiter la pêche de. la morue et demanda la concession de deux mille cinq cents acres de terre au nord de la pointe Percée, et deux mille acres sur la rivière au Renard.
En 1773 il fut délégué avec Thomas Walker, par un comité de Québec, pour obtenir une cham-
1. C'est dans l'ouvrage de Samuel-J. Watson, Constitutional History of Canada, Toronto 1874, que se trouve la note suivante au sujet des pétitions de 1774: « IJe nom qui se présente le plus souvent dans toutes les mesures prises pour obtenir lUie chambre d'assemblée est celui de Zachary Macaulay, père du plus grand des historiens de la Grande -(Bretagne. » (P. 22, note). Voir B.R.H., 1896, p. 80, 172, 173; 1897, p. 7.